Catalogne: Rajoy demande des clarifications

Ce mercredi Mariano Rajoy a demandé à Carles Puigdemont de clarifier explicitement sa position sur l’indépendance de la Catalogne.

Manifestation pour l'indépendance en Catalogne ©Kippleboy
Manifestation pour l’indépendance en Catalogne ©Kippleboy

Le président du gouvernement espagnol réclame un éclaircissement. Ce mercredi, Mariano Rajoy a annoncé avoir formellement demandé au président régional Catalan, Carles Puigdemont, de s’exprimer clairement sur la situation catalane. « Le Conseil des ministres est convenu ce matin d’envoyer une réquisition formelle au gouvernement de la Generalitat (exécutif catalan) afin qu’il confirme s’il a déclaré l’indépendance de la Catalogne« , a annoncé M. Rajoy lors d’une brève allocution télévisée. Le chef du gouvernement a par ailleurs menacé de déclencher la procédure de suspension de l’autonomie si jamais l’indépendance était explicitement proclamée. 

 

« Au vu de la confusion en Catalogne, le conseil des ministres a approuvé de demander à la Generalitat d’éclaircir ses positions sur l’indépendance »

Le gouvernement espagnol s’était réuni en urgence pour réclamer des explications à Carles Puigdemont après sa « déclaration implicite » d’indépendance mardi. Au cours de son allocution, il avait soufflé le chaud et le froid, saluant la victoire du « oui » à l’indépendance avant de « suspendre les effets de la déclaration d’indépendance« .

Dorine Goth

Lancement du « média citoyen » de gauche

Ce mercredi, un nouveau « média citoyen » doit être présenté lors d’une soirée de lancement retransmise sur YouTube. Porté par des sympathisants de la France insoumise, ses fondateurs se défendent de toute propagande.

Crédit : Tiraden CC
Crédit : Tiraden CC

Un « média citoyen » mais « pas une télé Mélenchon ». Ce mercredi, une poignée de personnalités étiquetées de gauche s’apprêtent à présenter un nouveau média d’information, intitulé sobrement « Le Média ». A partir du 15 janvier, le journal d’information sera diffusé tous les soirs, sur internet.  L’objectif affiché : « renouveler le traitement de l’information ». D’ici début décembre, une douzaine de journalistes seront recrutés.

Un média insoumis ?

Le présence à la tête du média de Sophia Chikirou et Gérard Miller n’est pas sans poser problèmes. Respectivement conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon et sympathisant de la France insoumise, la question de leur indépendance et celle du média est soulevée. Face aux questionnements, ils se défendent de toute propagande. Pour preuve, le soutien au-delà des rangs de la France insoumise, dans leur manifeste publié dans Le Monde, le 25 septembre dernier. « Des gens comme Philippe Poutou, Aurélie Filippetti ou Arnaud Montebourg, il est difficile de dire qu’ils sont soumis aux insoumis« , se défend Gérard Miller auprès d‘Europe1.fr.

Le nouveau média, ouvertement engagé dans sa ligne éditoriale, se souhaite « pluraliste, écologiste, humaniste et anti-raciste ». La soirée de lancement de ce mercredi, retransmise sur YouTube à 20h, doit éclaircir la situation juridique et financière du futur média.

Dorine Goth

Présidence des Républicains : deux challengers face à Wauquiez

Laurent Wauquiez ne sera pas seul à convoiter la présidence des Républicains. Florence Portelli et Maël de Calan ont déclaré disposer de l’ensemble des parrainages nécessaires pour être candidats.

Ils seront au moins trois. Sur la ligne de départ pour la présidence des Républicains fin décembre, Laurent Wauquiez sera entouré de Florence Portelli, maire de Taverny (Val d’Oise) et de Maël de Calan, conseiller départemental du Finistère. Ces deux personnalités encore inconnues du grand public profitent de ce tremplin pour faire exister leurs idées au sein des Républicains. C’est également une manière de ne pas laisser le parti aux mains de l’actuel vice-président, Laurent Wauquiez, qui incarne une droite dure.

  • Une fidèle de François Fillon

Florence Portelli est l’une des plus précoces à s’être déclarée candidate, en août dernier. Après le retrait de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse, celle-ci a finalement décidé de se lancer. La veille du dépôt des parrainages ce mardi 10 octobre, elle assure à l’AFP qu’elle disposera de toutes les signatures « mercredi matin ».

Celle qui a été porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle refuse d’être qualifiée de conservatrice. Cette étiquette lui est attribuée car elle tolère la présence de militants de « sens commun », un mouvement catholique intégriste, au sein des Républicain.

Florence Portelli, maire de Taverny (Val d'Oise)/ AFP PHOTO / LOIC VENANCE
Florence Portelli, maire de Taverny (Val d’Oise)/ AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Elle se dit proche d’ « une droite sociale, héritée de Philippe-Séguin et engagée dans la lutte contre les fractures sociales et territoriales« , affirmait-elle au Figaro. Elle met en avant son intérêt pour la culture. Celle qui apprécie pendant ses heures de loisir de jouer du piano a développé la pratique de la musique dans les écoles de sa commune.

 

 

 

 

 

  • Maël de Calan, le juppéiste

Maël de Calan, conseiller départemental du Finistère, était peut-être le moins connu des prétendants à la présidence des Républicains. Porte-parole d’Alain Juppé lors de la primaire, il s’est lancé dans la course aux parrainages avec l’aide de plusieurs personnalités de droite. Il affirme avoir rassemblé la totalité des signatures. Lundi dans l’après-midi il disposait de  » plus de 2 000 adhérents » et de « 21 ou 22 parlementaires« .

Maël de Calan aux côté d'Alain Juppé. / AFP PHOTO / FRED TANNEAU
Maël de Calan aux côté d’Alain Juppé. / AFP PHOTO / FRED TANNEAU

Maël de Calan met en avant une candidature collective, représentant toutes les « couleurs de la droite« . Interrogé sur France 2, il assure être soutenu par « de nouveaux visages qui ont fait des choix différents à la primaire« . Il cite Arnaud Robinet, maire de Reims, le vice-président au conseil de Paris Jean-Baptiste de Froment, proche de Nicolas Sarkozy, mais aussi Xavier Bertrand et Valérie Pécresse.

Cette candidature est une opposition claire à Laurent Wauquiez. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes incarne une « droite très clivante et très intransigeante » aux yeux du candidat breton. Au contraire, il voudrait être le chantre « d’une droite ouverte, humaniste et européenne« .

 

Dernier appel pour le dépôt des parrainages : mercredi 11 octobre, 20 heures. Un dernier candidat pourrait s’ajouter. Il s’agit de Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais. Dimanche 8 septembre, il a déclaré avoir recueilli « 2000 parrainages » d’adhérents.

Elisa Centis