Allemagne : des perquisitions visent des jeunesses de l’ultradroite

La police allemande a mené mercredi une vaste opération dans 12 régions du pays contre des groupes de jeunes d’extrême droite soupçonnés d’agressions violentes contre des militants de gauche et des personnes accusées de pédophilie.

Près de 600 policiers ont participé aux perquisitions visant 50 sites et 36 suspects liés aux organisations « Jeune et Fort » et « Jeunesse allemande en avant », soupçonnées d’« appartenance à une organisation criminelle ». Huit personnes sont également visées pour « coups et blessures graves », selon le parquet fédéral. Les autorités allemandes alertent depuis plusieurs années sur la montée des violences d’extrême droite et néonazies.

« TotalEnergies profite de la crise » : la gauche fustige les menaces du PDG de retirer les plafonnements du prix des carburants

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a déclaré ce matin que TotalEnergie « profite de la crise ». Il a également affirmé que le « le gouvernement ne doit pas céder au chantage » à la suite des menaces du PDG de retirer le plafonnement du prix du carburant.

Alors que Le PDG du groupe TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a menacé d’arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les « superprofits », Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était « un profiteur de crise comme d’autres », ce mercredi 6 mai, sur BFMTV. Le patron du PS a poursuivi en affirmant que le géant du pétrole était un « profiteur de guerre », mais « à l’insu de son plein gré ».

La semaine dernière, le socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d’euros) de chiffre d’affaires. Il a ajouté que le gouvernement « ne peut pas céder au chantage ». « On ne peut pas avoir un chef d’entreprise qui dit au gouvernement ce qu’il doit faire et ce qu’il ne peut pas faire, ce n’est pas admissible », a-t-il martelé. « Total dit qu’il plafonne les prix, ce qui est vrai », a reconnu Olivier Faure, mais le groupe « vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires » et « a augmenté son profit de 51% ». « Ce n’est pas normal », a-t-il insisté, jugeant que ceux « qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer. »

Disparition de Manon Relandeau : son conjoint placé en détention provisoire en Algérie

Abdelkarim B, soupçonné d’avoir tué sa compagne Manon Relandeau, disparue depuis le 27 mars à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), avait été interpellé et placé en garde à vue mercredi 27 avril, en Algérie. Il a quitté le territoire français pour le pays dont il est ressortissant, le 2 avril, avec leur bébé de 15 mois.

L’homme de 41 ans est suspecté d’être impliqué dans la disparition de sa femme, Manon Relandeau, jeune mère de famille nantaise disparue il y a plus d’un mois. Le père de famille a été placé en détention provisoire en Algérie. Selon les informations de Ouest-France, confirmées par le parquet de Nantes, il a été interpellé la semaine dernière par les services de police du pays, qu’il avait rejoint le 2 avril avec sa fille âgée de 15 mois.

Le parquet de Nantes avait ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement. Principal suspect, le père est visé par une notice rouge d’Interpol. Déjà connu de la justice française, le suspect avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l’époque, selon le parquet.

BMW optimiste sur un accord commercial entre l’UE et les États-Unis malgré les tensions douanières

Le constructeur allemand d’automobiles BMW se montre confiant dans la possibilité d’un accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, malgré les tensions liées aux droits de douane et leur impact sur ses résultats du premier trimestre.

Le groupe estime que les négociations peuvent aboutir à un compromis, alors que le président américain Donald Trump a menacé d’augmenter les taxes sur les véhicules européens importés. BMW juge toutefois qu’une forme d’accord reste possible pour rééquilibrer les échanges entre les deux zones.

Ces tensions ont déjà coûté cher au constructeur, avec environ 300 millions d’euros d’impact sur sa rentabilité au premier trimestre. La concurrence reste également forte, notamment en Chine, où les ventes reculent dans un marché dominé par des acteurs locaux très compétitifs.