« Aide financière d’urgence »: qu’en disent les associations de lutte contre les violences faites aux femmes? Par Sophie Alary

 

Crédit: AFP

L’Assemblée Nationale a voté lundi 16 janvier une proposition de loi qui prévoit la création d’une « aide financière universelle d’urgence » devant permettre aux victimes de violences conjugales de se mettre rapidement à l’abri.

Le texte prévoit le versement d’une aide exceptionnelle d’urgence aux personnes victimes de violences conjugales, après le dépôt d’une plainte ou la délivrance par la justice d’une ordonnance de protection. L’aide sera attribuée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) dans un délai de trois à cinq jours, elle prendra la forme d’un prêt sans intérêts ou d’un don, selon les ressources de la victime. Au-delà, la victime pourra bénéficier pendant six mois des droits adossés à l’allocation du revenu de solidarité active (RSA), notamment l’octroi d’une complémentaire solidarité santé et un accompagnement social et professionnel.

Il faut élargir la mesure, soulignent les associations

Globalement, le texte est soutenu par les associations qui accompagnent les femmes victimes de violences. Le dispositif a d’ailleurs été expérimenté dans le département du Nord. Mais derrière l’unanimité apparente, les associations insistent sur la nécessité d’élargir la mesure pour que toutes les victimes puissent réellement se protéger.

La procédure suppose le dépôt d’une plainte, la délivrance d’une ordonnance de protection ou un signalement au procureur, démarches qui constituent des obstacles infranchissables par beaucoup de femmes en détresse, pour lesquelles quitter le domicile signifie se retrouver à la rue sans ressources.

Mais « il y a un certain nombre de femmes qui ne déposent pas plainte, donc il faudrait qu’elles puissent obtenir ces aides par exemple avec une attestation d’une association qui les suit« , propose Mme Brié, à la tête du réseau Solidarité Femmes. « Nous sommes des structures reconnues et financées par les institutions, et garantes du suivi qu’ont pu entamer ces femmes. »

La question de la nature de l’aide a été beaucoup débattue. Alors que le Sénat, à majorité de droite, avait voté le principe d’un prêt à taux zéro, l’Assemblée nationale a élargi cette mesure : il pourra s’agir d’un don si la victime bénéficie de faibles ressources, notamment dans le cas où elle a des enfants à charge. Les critères permettant de définir l’éligibilité à une aide financière sans contrepartie restent à préciser.

« Le titre est un peu trompeur »

 » Le titre est un peu trompeur car la proposition de loi parle d’une aide financière d’urgence alors qu’on voit qu’il peut s’agir d’une avance. Ce qui fait qu’à un moment les femmes victimes de violences vont devoir rembourser les conséquences des violences qu’elles ont subies« , soulève Floriane Volt, de la Fondation des Femmes.

Gilles Lazimiest, médecin généraliste, militant à SOS Femmes 93, insiste: « Dans leur situation, les trois quarts des patientes que je vois ne pourront pas rembourser de prêt« . « L’important pour nous« , ajoute François Brié, « c’est qu’il puisse y avoir la possibilité pour certaines femmes de surseoir à ce remboursement. »

Au-delà de l’aide financière, renforcer les conditions d’accueil des femmes qui quittent le domicile conjugal

Pour une majorité de femmes qui quittent précipitamment le domicile conjugal, la première urgence est de trouver un hébergement sécurisé. Les associations sont en première ligne: au-delà de leur capacité d’hébergement, elles peuvent offrir aux victimes une protection, les aider à mettre en place les capacités juridiques comme l’ordonnance de protection, la reprise du contrôle sur le compte en banque, le versement en direct des allocations familiales, l’accès à un logement pérenne avec accès prioritaire et adapté aux ressources.

« Ca progresse« , indique Floriane Volt de la Fondation des Femmes, « depuis 2019, le gouvernement annonce régulièrement la création de nouvelles places ». On compte en France  8.800 places au total aujourd’hui, le chiffre reste très éloigné des  besoins estimés à « 15.000 places » l’an dernier par la Fondation. À l’association Solfa, spécialisée dans l’accueil des femmes victimes de violence à Lille, « 284 femmes et leurs enfants ont pu être accueillies dans des structures en 2022. Mais 515 n’ont pas pu obtenir d’hébergement, précise Mélanie Allard, cheffe de service.

Pour aller plus loin:

Violences conjugales : le manque de places d’hébergement de nouveau épinglé

t

Une loi de programmation pour une réforme en profondeur

Enfin, la proposition de loi crée une loi de programmation quinquennale portant sur la lutte contre les violences faites aux femmes, qui fixerait des objectifs et des moyens financiers. Reste à bâtir, il y a urgence tweete la Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNCIDFF)


Si, depuis le Grenelle des violences conjugales, les dépôts de plainte ont été facilités, et des policiers et des magistrats formés, il reste à garantir que les plaignantes soient écoutées et protégées.Et à redoubler d’efforts sur la prévention par l’éducation.

Cette aide d’urgence, inspirée par l’expérience des associations de lutte contre les violences conjugales, constitue une avancée dans un domaine où il reste encore beaucoup à faire. On assiste à un changement de paradigme: les violences ne sont plus considérées comme des faits individuels, les parlementaires reconnaissent le phénomène massif du fléau des violences conjugales.

Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky en déplacement à Kherson

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu ce lundi 14 novembre à Kherson, ville stratégique du sud de l’Ukraine, quelques jour après le retrait des forces russes. 

« Je suis heureux que nous soyons à Kherson ». Entouré de gardes du corps lourdement armés, Volodymyr Zelensky s’est promené ce lundi dans les rues d’un Kherson libéré. C’est en tenue de style militaire que le président ukrainien a chanté, main sur le cœur, l’hymne national, « Chtche ne vmerla Ukraïna » – littéralement « L’Ukraine n’est pas encore morte ». Le chef d’État ukrainien a également remis des médailles à plusieurs soldats avant d’assister à un lever de drapeau devant le siège régional de la ville.

La veille, Volodymyr Zelensky avait accusé les autorités russes d’avoir commis des « atrocités » à Kherson. Il avait également fait état de quatre cents « crimes de guerre » russes, sans toutefois préciser s’il s’agissait uniquement de faits commis dans la région Kherson. « Les corps des tués sont retrouvés : ceux de civils et de militaires », a précisé Volodymyr Zelensky dans une allocution, en promettant de « trouver et amener à la justice chaque meurtrier ».

Un retrait qui s’est fait attendre 

Une libération perçue comme un salut pour de nombreux habitants de la ville. À 25 ans, Oleg Nazarenko raconte l’athmosphère de terreur imposée par l’occupant pendant près de 9 mois. « Les jeunes étaient arrêtés et fouillés. Ils nous terrorisaient. Ils étaient pires que les fascistes. C’était comme ça ». « Ils ont pillé tous les appartements, ils ont détruit les portes, ils vivaient dans les appartements. Ils ont pris tout le matériel électronique. Ce sont des voleurs », enrage Svetlana Vilna, 47 ans, qui dit s’être « sentie comme en prison pendant neuf mois ».

« Je suis heureux que nous soyons à Kherson », Volodymyr Zelensky

Sous domination russe depuis le 2 mars 2022, Kherson est la première capitale régionale ukrainienne à être tombée entre les mains des forces armées russes. Le 9 novembre dernier, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait ordonné le retrait des troupes armées de la rive droite du Dniepr, et ainsi, le départ des soldats russes de Kherson. 

La déni russe

Malgré cette annonce du ministère de la Défense, le Kremlin continue de revendiquer le contrôle de Kherson, dont Moscou revendique l’annexion. « Nous ne commenterons pas [la visite de Zelensky à Kherson], vous savez bien que c’est le territoire de la Fédération de Russie », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L’armée russe a également confirmé ce lundi avoir pris Pavlika, un village dee la région de Donetsk dans l’Est ukrainien. Un succès pour le moins isolé après des semaines de revers dans l’Est du pays. À ce jour, Moscou revendique donc l’annexion de quatre région ukrainiennes : Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson. 

 

Ambre Mathieu Xerri

 

Friday for future France, un mouvement pour le climat qui irrite

Une nouvelle grève pour le climat s’est tenue ce vendredi 23 septembre à l’appel du mouvement international Friday for Future. En France et notamment à Paris, c’est le groupe Friday for future France qui a organisé cette grève. Portrait d’un groupe dissident.

Drapeaux de syndicats, partis politiques et pancartes en carton flottent au-dessus de l’attroupement réuni place Baudoyer à Paris. Ce vendredi 23 septembre, une centaine de militants se sont rassemblés à l’occasion de la grève mondiale pour le climat organisé par le mouvement international Friday for future.

A 14h30, Pablo 18 ans, l’un des organisateurs, prend la parole sur le parvis de l’Académie du climat. Devant, la foule est essentiellement constituée de journalistes, de représentants de syndicats étudiants ou de groupes de jeunes affiliés à un parti politique. Les jeunes moins politisés, venus sécher les cours pour la cause climatique, sont très minoritaires.

La faute à un problème de communication? « On est allés devant le Panthéon avant de voir que c’était ici », explique une étudiante. Sur Facebook, l’évènement annonçant la grève indique un maigre chiffre de 99 personnes participantes, bien loin des 35.000 jeunes de la grève historique du 15 mars 2019. « C’est à cause d’une sorte de scission, ils ont essayé de saboter la réunion », glisse une élue à son voisin qui ne trouvait pas l’adresse.

La grève était organisé par le groupe Friday for future France. En lien avec le mouvement international Friday for future? Oui et non. D’ailleurs c’est plutôt flou dans l’esprit de Grégoire, étudiant en première année d’économie. « Ils ont tous un peu repris le mouvement de Greta Thunberg, de faire des grèves pour le climat, non? » A l’origine les mouvements francophones (France et Belgique) issue des Friday for future international se nomment Youth for climate. Actif depuis 2019, le mouvement réuni une soixantaine de groupes locaux dans toute la France.

des membres dissidents de youth for climate France

Alors qu’est ce que le mouvement Friday for future France (FFF France) ? Le groupe a été créé à la veille de la manifestation internationale pour le climat du 25 mars 2022, « issu de deux personnes du mouvement de Youth for climate qui n’étaient pas d’accord avec la stratégie », pointe Martin, militant à Youth for Climate (YfC) Ile de France. Des questions de stratégie qui concerneraient la répartition du pouvoir, « horizontale » chez YfC.

Pour Pablo, l’un des membres fondateurs, l’objectif était « de plus se concentrer sur les grèves pour le climat du vendredi », face à une organisation qui engloberait d’autres luttes, en lien avec la question sociale et anticapitaliste. « Il y a d’autres pays où plusieurs groupes sont issues de Friday for future, il n’y a pas de barrières et il faut encourager les jeunes à intégrer ce mouvement ». Une vision qui ne passe pas auprès de Youth for Climate qui se réclame seul héritier du mouvement international : « le groupe joue sur l’ambiguïté du nom, et veut récupérer quatre ans de lutte ».

Un mouvement centré sur les grèves pour le climat

L’organisation verticale du nouveau groupe est aussi vivement critiquée. « Il y a seulement deux porte-paroles alors que la jeunesse est plurielle et diverse. » Friday for future France regrouperait  » plus d’un millier de personnes en France », garanti Pablo en prenant sa source sur le nombre d’évènements français inscrits sur le site international du mouvement. Or, ces personnes, qui ont pu réaliser des actions ne sont pas adhérents à Friday for future France, qui regroupe en réalité, 9 membres fondateurs et une vingtaine de personnes qui coordonnent les actions. « Enfin, après le 23, on se structurera localement », s’empresse d’ajouter le fondateur du groupe.

Ces évènements locaux, sans militants sur place pour les organiser est l’un des points de crispation de Youth for Climate. « Localement, aucun militant de Friday for future France n’est présent, ils jouent sur le fait que nous, nous sommes là pour gérer », fustige Martin.

Une organisation à l’allure de « cheval de Troie »

« On est un mouvement qui est apartisan et eux sont reliés aux jeunes écologistes. FFF France, c’est un cheval de Troie pour permettre à des organisations politiques de nous récupérer« , ajoute le porte-parole de YfC. Effectivement, « un comité inter-organisationnel réunie FFF France, l’UNEF, le syndicat Alternative et les Jeunes écologistes », précise pendant l’évènement Annah, membre des jeunes écologistes. « FFF France est résolument apartisan », assure Pablo en indiquant la présence aussi, de jeunes insoumis à la tribune. « Mais les organisations de jeunesse politiques sont les bienvenues » ajoute-t-il.

Preuve du malaise, des membres de Youth for Climate sont présents, en anonyme. « Ils ne voulaient pas forcément prendre la parole », glisse Annah. Les Jeunes écologistes auraient proposé aux deux organisations de collaborer, sans « vouloir prendre parti dans leurs histoires internes ».

C’est aussi l’avis de Mathis, membre des FFF France. « YfC ne faisait plus régulièrement de grève pour le climat en séchant les cours en semaine, donc il y a eu l’idée de faire un autre mouvement, mais on n’a rien contre eux », explique-t-iel, qui a rejoint FFF France à ses débuts. A 12 ans, c’est sa quatrième grève pour le climat.

Le groupe international Friday for future ne s’est pas encore prononcé sur la reconnaissance du groupe national éponyme. De leur côté, le groupe Youth for Climate organise une manifestation dans les rues de Paris le dimanche 25 septembre, contre la publicité en particulier, « moteur de la consommation » . Le but : empêcher la municipalité de Paris de renouveler un contrat avec Clearchannel, une entreprise de panneaux d’affichages publicitaires numériques. « Il faut agir concrètement maintenant, on veut de réelles victoires », martèle Martin.

Kokoschka à Paris, un fauve aux mille facettes

L’exposition « Un fauve à Vienne, Oskar Kokoschka »est disponible jusqu’au 12 février 2023.

Ce vendredi 23 septembre débutait l’exposition « Un fauve à Vienne, Oskar Kokoschka » au Musée d’art moderne de Paris. Avec ses 150 œuvres, il s’agit de la première rétrospective consacrée au peintre expressionniste, très attendue par les amateurs d’art.

« Quand j’ai su qu’il y avait une rétrospective sur Oskar Kokoschka, j’ai foncé », s’exclame Françoise, 75 ans, ancienne historienne de l’art. Et elle n’est pas la seule à s’être rendue au Musée d’art moderne de Paris, ce vendredi 23 septembre, pour le premier jour de l’exposition consacrée au peintre autrichien. En début d’après-midi, la foule est si longue qu’elle débute sur les escaliers, devant l’entrée du bâtiment. Heureusement, le musée et ses six parties consacrées à l’artiste est bien assez grand pour que tout ce beau monde s’y disperse. 

Si les amateurs d’art, comme Françoise, se sont rués au musée, c’est parce qu’il s’agit de la première rétrospective dédiée au peintre organisée à Paris. Oskar Kokoschka, ou juste « Kokoschka » comme disent les pros, est né en 1986 en Autriche. Son œuvre appartient à l’expressionnisme, « la seule catégorie à laquelle il voulait bien être associé », raconte Anne Bergeaud qui a assisté une des commissaires de l’exposition. Du dessin au théâtre, en passant par la lithographie et les affiches, l’Autrichien s’illustre dans de nombreux domaines. Pour la jeune femme, qui a travaillé pendant plus de trois ans sur l’exposition, c’est cette pluridisciplinarité qui fait la force du peintre. « Avec son art, il a vraiment traversé un siècle, jusqu’à sa mort en 1980. Sa pratique a évolué pour s’inspirer de ce qu’il vivait et de ce qui l’entourait », explique-t’elle à CelsaLab, admirative. 

Un peintre qui choque et qui touche

 

Kokoschka est plutôt célèbre pour ses portraits. C’est avec ce format que l’artiste s’est fait connaître, et pas forcément de la meilleure des manières. « Souvent, les commanditaires des portraits n’étaient pas satisfaits du travail de Kokoschka », raconte Anne Bergeaud. L’artiste cherche à faire ressortir les états d’âmes des personnages qu’il peint. « Pour montrer que son sujet était colérique, il faisait ressortir ses dents. On est loin des portraits qui se faisaient à Vienne dans les années 1900, où les bourgeois étaient peints devant leur bibliothèque, signe de richesse », explique l’employée du musée.

Avec cette façon de portraiturer, Kokoschka provoque. En 1909, il produit une pièce de théâtre qui fait scandale et le place sur le devant de la scène. « Il se rase la tête, comme un bagnard », et devient un offenseur de la morale, « un statut dont il jouit et souffre à la fois » selon Anne Bergeaud. Plus tard, son art est qualifié de « dégénéré » par les nazis, contre lesquels il s’est largement engagé. Une insulte qu’il détournera avec humour, comme à son habitude, en peignant son « autoportrait d’un artiste dégénéré ». 

Autoportrait en « artiste dégénéré », 1937, huile sur toile, National Gallery of Scotland, Édimbourg

Vendredi au musée d’art moderne, les réactions devant les œuvres de Kokoschka ne sont plus aussi dures qu’à l’époque. « Je suis très touchée par sa période colorée, ses tableaux avec des grosses tâches de couleur », confie Lucile DB., interne en chirurgie, venue à Paris pour le week-end. Elle ne connaissait pas l’artiste et découvre, comme les autres visiteurs, la scénographie organisée par lieux où le peintre a voyagé. « À chaque salle, les œuvres changent. Dans sa période à Prague par exemple, les peintures sont très vertes, très colorées, sûrement parce qu’il était heureux, entouré de sa famille là-bas », explique Anne Bergeaud.

Une collection pleine de richesse

 

« Il y a plein de choses à voir, trop presque », selon Catherine C., qui est elle aussi peintre. Au fil de l’exposition, la quinquagénaire a découvert parmi les 150 œuvres exposées, des tableaux tantôt colorés, tantôt sombres, des peintures presque cubiques, ou très abstraites… « Je suis surprise, je ne m’attendais pas à ce que ça soit si complexe, si foisonnant », dit-elle, en assurant qu’elle est encore en « repérage », et qu’elle reviendra plusieurs fois pour étudier l’exposition en détail.

Paysage des Dolomites, Tre Croci, 1913, huile sur toile, Leopold muséum Vienne

Pièces après pièces, les sujets varient. Kokoschka peint des animaux, des paysages, des enfants, … Puis des affiches politiques, des tableaux qui parodient Hitler, et même une série autour d’une poupée censée représenter Alma Mahler, veuve de Gustave Mahler, avec laquelle l’artiste a eu une relation tumultueuse. De quoi éveiller la curiosité des férus de musées. Françoise, l’historienne de l’art « absolument fan de Kokoschka », est ravie d’être venue dès le début de l’exposition : « parce que dans trois jours tout le monde en aura entendu parler et ce sera rempli de monde ». Après quelques mots échangés avec le CelsaLab, elle s’est empressée de dire « bon, vous me laissez continuer maintenant », trop impatiente de découvrir la suite…

La rétrospective d’Oskar Kokoschka est à retrouver au Musée d’art moderne de Paris jusqu’au 12 février 2023.

 

Héloïse Bauchet