Le joueur marocain du Paris Saint-Germain sera jugé pour un viol qu’il aurait commis en 2023. Une décision saluée par les avocats de la plaignante et de la partie civile.
Achraf Hakimi durant un match amical Maroc-Paraguay, le 31 mars 2026 à Lens. Crédit photo : Abdelali Bentarki / Ali Graphy Pic
Achraf Hakimi fera face à la justice pour viol. La Cour de cassation a confirmé mercredi le renvoi en procès devant la cour criminelle départementale du footballeur, selon les informations de l’AFP.
La cour d’appel de Versailles avait déjà confirmé mi-juin le renvoi de l’international marocain et défenseur du Paris Saint-Germain pour le viol d’une jeune femme en 2023, accusation qu’il nie. Il avait formé un pourvoi en cassation peu de temps après cette décision.
Le pourvoi constituait la dernière voie de recours au sein du système judiciaire français pour le joueur, qui avait initialement été renvoyé en procès devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine par le tribunal de Nanterre en février. Une décision contre laquelle il avait interjeté appel, sans succès.
« Ma cliente se battra jusqu’au bout »
« Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout », a réagi dans un communiqué envoyé à l’AFP l’avocate de la jeune femme, Me Rachel-Flore Pardo.
Dans ce même communiqué, Me Bertrand Périer, qui défendait la partie civile auprès de la Cour, a également commenté la décision : « Cette décision traduit la solidité et la rigueur du raisonnement de la cour d’appel. »
La plaignante, alors âgée de 24 ans, a expliqué aux policiers avoir fait connaissance avec le joueur sur Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur), en 2023. Le lendemain, elle s’est rendue au commissariat et indiqué que le sportif l’avait embrassée et touchée sans son consentement avant de la violer. Elle a ensuite confié l’avoir repoussée et demandé à une amie de venir la récupérer.
Au terme de cet hiver, la France est redevenue la première destination mondiale de ski en termes de journées-skieurs, selon une étude de Domaines skiables de France. Pour les stations françaises, il s’agit de leur troisième meilleure saison jamais enregistrée.
Lors du précédent hiver, les stations françaises ont enregistré 56,1 millions de journées-skieurs. Crédit : Benjamin Dumas
La France a retrouvé l’hiver dernier le sommet du classement des destinations de ski les plus fréquentées au monde, pour la première fois en onze ans, a annoncé mercredi l’organisme Domaines skiables de France (DSF).
Les massifs français, Alpes et Pyrénées en tête, ont enregistré une hausse de 2,4 % de leur fréquentation sur la saison 2025-2026, avec 51,6 millions de journées-skieurs. La France devance ainsi l’Autriche et les Etats-Unis, destinations habituelles du trio de tête.
Troisième meilleure saison jamais enregistrée
« Des chutes de neiges précoces dès la fin du mois de novembre » l’an dernier ont permis des conditions d’ouverture optimales dans de nombreuses stations pendant l’avant-saison, explique DSF. Une aubaine pour attirer les vacanciers venus fêter Noël.
Plus globalement, « il s’agit de la troisième meilleure saison jamais réalisée dans les stations françaises derrière les hivers 2008-2009 et 2012-2013 », précise DSF, dont les membres seront réunis en congrès jeudi et vendredi à Valence, dans la Drôme.
Le bon ensoleillement a aussi permis aux stations de prolonger leur activité cette année jusqu’aux vacances de printemps, période où la fréquentation a augmenté de 3% par rapport à 2025.
Une saison solide alors que la neige diminue
Globalement, DSF décrit une « une saison très solide portée par les Alpes et les Pyrénées », qui concentrent les stations d’altitude. Marqué par des températures plus douces, le Massif central, les montagnes du Jura et le massif des Vosges ont souffert d’un enneigement plus variable.
Sous l’effet du réchauffement climatique, la tendance de long terme est à une diminution de l’enneigement, surtout en moyenne montagne. La Cour des compte alertait en 2024 sur le modèle économique du ski français « à bout de souffle ».
Le Tour d’Italie s’élance vendredi de Bulgarie et ouvre la saison des grands tours cyclistes. Promis au double vainqueur du Tour de France Jonas Vingegaard, le mythique Giro, créé il y a 109 ans, vaut il la peine d’être regardé ? On a pesé le pour et le contre.
Une fois n’est pas coutume, les étapes de plaine, promises aux sprinteurs, pourraient offrir davantage de suspense que les étapes de montagne. Car les meilleurs sprinteurs du monde sont alignés. L’Italien Jonathan Milan, sans doute le meilleur d’entre eux, va participer pour la troisième fois à sa course de cœur, tentera de s’y imposer pour la cinquième fois, après ses quatre succès en 2024 et 2023.
Mais, il trouvera sur sa route l’un des prodiges du cyclisme français, le coureur de l’équipe Soudal Quick Step, Paul Magnier, 21 ans. Il n’a remporté qu’une seule course en ce début de saison, mais aura une équipe entièrement articulée autour de lui et dédiée à la construction de ses sprints. Il faudra également compter sur la révélation de ce début d’année, le Danois Tobias Lund Andresen. Avec 3 victoires à son actif cette année, il devrait être en mesure de jouer un rôle dans la bataille.
D’autres sprinteurs aimeraient lever les bras : Dylan Groenewegen, qui conduira l’équipe Unibet Rockets, ou le belge Arnaud de Lie. Pour tous ces coureurs, la première étape sera primordiale. Entièrement plate, elle devrait leur offrir une première occasion de s’exprimer… et surtout de revêtir le premier maillot de leader de ce Giro.
Les équipes aiment envoyer de jeunes coureurs sur le Giro, pour leur permettre d’avoir une première expérience dans les grands tours, des courses d’une intensité exceptionnelle.
Si le plus talentueux d’entre eux, le Français Paul Seixas, a décidé de participer au Tour de France, la génération Z sera largement représentée sur les routes italiennes. Mathys Rondel sera l’une des principales attractions. Le Français de la formation Tudor, qui ne s’est pas encore imposé chez les professionnels, s’est glissé dans le top 10 de Paris-Nice en mars. Grimpeur, âgé de 22 ans, il devrait briller en troisième semaine, quand la haute montagne se dressera sur la route des coureurs.
Un autre cycliste intéressant à suivre : l’Italien Alessandro Pinarello. Nouveau venu dans la formation NSN, il a terminé 3ème de la course espagnole O Gran Camino le mois dernier, après avoir remporté une étape. Il devrait être à la lutte pour un top 10, voire un top 5.
Mais celui dont on devrait le plus parler est un autre Italien, Giulio Pellizzari. Révélé la saison dernière sur les routes de la Vuelta, où il a terminé 6ème et remporté une étape. Annoncé comme l’un des favoris pour le podium, il devrait être porté par la foule italienne au bord des routes, avec une équipe construite autour de lui.
Fidèle à sa tradition de partir chaque année de l’étranger, le Tour d’Italie s’élancera de Bulgarie. Un fait inédit pour le pays, qui n’avait jamais accueilli de départ de grands tours. Les Bulgares célébreront les champions pendant trois jours.
La première étape, plate, longera la mer Noire entre Nessebar et Burgas, à l’est du pays. Pour le deuxième jour, la montagne sera à l’honneur avec la montée du Vratnik Pass, une montée de 9 kilomètres à 4% de moyenne. Et pour la troisième étape, les coureurs rejoindront la capitale, Sofia, dans une étape promise aux sprinteurs.
Une manière pour les téléspectateurs de découvrir la Bulgarie et pour les coureurs de rouler sur des routes où ils n’ont pas l’habitude d’aller.
Mais, malheureusement, il y a aussi des raisons de rester loin de ce Giro.
Jonas Vingegaard est l’unique favori
En l’absence de Tadej Pogačar, le Danois est l’immense favori de la course. Pour sa première participation au Giro, le double vainqueur du Tour de France ne trouvera aucun coureur de sa trempe sur sa route.
Seul le portugais Joao Almeida, initialement annoncé aurait pu le titiller, mais il a dû déclarer forfait, blessé. Le Britannique Adam Yates, l’Australien Ben O’Connor ou l’Autrichien Félix Gall se battront pour le podium mais semblent évoluer à un niveau inférieur au Danois. Il devrait donc y avoir peu de suspense pour le classement général, même si, il n’est pas à l’abri de chutes ou d’un incident mécanique.
— Team Visma | Lease a Bike (@vismaleaseabike) May 6, 2026
Un parcours sans saveur
Malheureusement, les organisateurs proposent un tracé assez classique. Des étapes de montagne qui se résument à des ascensions uniques, sans possibilité d’attaquer à l’avance. Un seul contre la montre, de 42 kilomètres…mais sans un kilomètre de montée et donc à l’intérêt contestable. On se consolera avec la 7ème étape, qui arrive au sommet du terrible col du Blockhaus (13 km à 8%) ou avec la dernière étape qui arrive dans les rues de Rome, au pied du Colisée.
Le joueur français de 35 ans a disputé mardi soir sa dernière rencontre de Ligue des champions sous les couleurs de l’Atlético de Madrid, éliminé en demi-finale par Arsenal (0-1). Une page se tourne pour le champion du monde 2018, qui s’envolera cet été pour Orlando City.
Antoine Griezmann lors d’un match avec l’Atletico de Madrid. Libre de droit
Antoine Griezmann a disputé son dernier match de Ligue des champions sur la pelouse de l’Emirates Stadium. Battu 1-0 par Arsenal en demi-finale retour, l’Atlético de Madrid est éliminé de la compétition. Pour l’attaquant de 35 ans, qui rejoindra Orlando City en juillet, il s’agissait de sa dernière apparition sur la scène européenne, après dix-sept saisons passées en Espagne.
« Il termine comme une légende vivante de l’Atlético »
À l’issue du match, le joueur français s’est avancé vers le parcage des supporters colchoneros. Pendant de longues secondes, les fans ont scandé son nom et l’ont chaleureusement applaudi. Visage fermé, « Grizou » leur a rendu leurs ovations, conscient que la Ligue des champions, l’un de ses grands objectifs, lui échappera désormais.
Cet hommage londonien fait écho à celui reçu à Madrid lors du match aller. « On a vu des supporters avec des pancartes pour lui adresser des messages d’admiration ou lui demander son maillot. Malgré la défaite, il a fait exactement ce qu’on attendait de lui. Je pense qu’il termine comme une légende vivante de l’Atlético », résume Ian Holyman, journaliste sportif depuis plus de vingt ans.
Une dernière sortie sans trophée
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 212 buts et près de 500 matchs disputés sous les couleurs madrilènes. Entraîné depuis 2014 par Diego Simeone, Griezmann s’est approprié au fil des saisons le « cholismo », ce mélange d’exigence technique et de combativité forcenée prôné par l’entraîneur argentin. « Il incarne vraiment la philosophie de Simeone : la grinta des équipes sud-américaines, ce goût pour la bataille, cette détermination à ne jamais lâcher », souligne Ian Holyman.
Son palmarès en club reflète imparfaitement la trace laissée par le numéro 7. La Ligue Europa remportée en 2018 face à Marseille reste son unique trophée européen. « Souvent, les joueurs sont jugés en fonction des trophées remportés, pas de ce qu’ils ont frôlé. Mais il ne faut pas oublier qu’au-delà de cette victoire, l’Atlético a atteint une finale de Ligue des champions et terminé deux fois vice-champion d’Espagne, à une époque dominée par le Real Madrid et le Barça », tempère le journaliste, qui s’apprête à couvrir la Coupe du monde 2026 pour la FIFA.
Cap sur la Floride !
À 35 ans, Griezmann affiche une fraîcheur remarquable. Auteur de 13 buts en 43 matchs cette saison, il doit sans doute cette longévité à une discipline construite au fil des années. « Il a très bien joué cette saison alors qu’il a 35 ans, ce qui est déjà avancé dans le football. Sans doute grâce à une hygiène de vie irréprochable », observe Ian Holyman, qui rappelle toutefois quelques écarts de jeunesse. « Je me souviens d’une virée nocturne que j’avais couverte en 2012 », sourit-il. En plein rassemblement de l’équipe de France Espoirs, l’attaquant et quatre coéquipiers avaient quitté Le Havre pour faire la fête sur les Champs-Élysées.
Reste à savoir si « Grizou » reviendra un jour en France, en tant que dirigeant, entraîneur ou consultant. Ian Holyman en doute : « Je ne le pense pas. C’est un joueur qui n’a pas été formé en France, il est parti très jeune à la Real Sociedad. Il a pleinement adopté la culture espagnole. S’il devait occuper un poste après sa carrière, ce serait plutôt là-bas. Il pourrait aussi être tenté par une expérience dans le football américain. Une chose est sûre : il ne sera pas dépaysé en Floride, où la culture hispanique est très présente. »
Avant ce nouveau chapitre, Griezmann disputera encore quatre rencontres de Liga, qui devraient lui permettre de franchir la barre symbolique des 500 matchs avec son club de cœur.