Est ce que Adolf Hitler aurait tué sa nièce ? Son alibi ne tient plus

Des documents exhumés d’archives munichoises créent le doute sur le lieu où se trouvait Adolf Hitler au moment de la mort suspecte de sa nièce, selon l’hebdomadaire allemand Der piegel.

Geli Raubal est née à Linz, en Autriche (alors Empire austro-hongrois) en 1908 et morte à Munich, en Allemagne (alors République de Weimar) en 1931.

A l’époque, la presse avait mis en doute la thèse du suicide par balle de Geli Raubal, qui vivait depuis plusieurs années à Munich chez son oncle, Adolf Hitler, soupçonné d’être impliqué dans sa mort survenue en 1931. L’auteur Harald Sandner a trouvé dans les archives nationales et municipales de Munich deux faire-part ainsi qu’une inscription de décès à l’état civil qui remettent en cause la version officielle de l’époque.

L’alibi

Adolf Hitler avançait qu’il avait quitté Munich le 18 septembre 1931 dans l’après-midi, la veille de la découverte au matin du corps de sa nièce, gisant sur le sol de sa chambre. Or, les trois documents datent la découverte du corps au 18 septembre à 10h15, quand son oncle était encore en ville. Selon Harald Sandner, Hitler aurait participé à une manifestation du parti entre 10h30 et 12h30, avant de partir pour Nuremberg dans l’après-midi.

Le führer était alors en marche vers le pouvoir, qu’il obtiendra en janvier 1933 avec sa nomination à la chancellerie, qui va précipiter la fin de la République de Weimar et l’avènement du régime totalitaire. Selon l’historien Thomas Weber, Hitler voulait se présenter « comme l’incarnation de toutes les vertus et de toutes les valeurs », et le soupçon qu’il puisse être impliqué dans la mort de sa nièce aurait écorné cette image.

Un assasinat déguisé en suicide ?

La chronologie officielle reposait notamment sur le rapport de la police daté du 28 septembre, soit une dizaine de jours après le décès de Geli Raubal. Aucune autopsie n’a été effectuée. Le journal Münchner Post avait à l’époque fait état d’une violente dispute entre Hitler et sa nièce, de blessures sur le corps de cette dernière, ainsi que de réunions de crise au siège du NSDAP sur la manière de présenter publiquement l’affaire.

D’autres journaux ont suggéré qu’Hitler aurait lui-même tué ou fait tuer sa nièce, alors âgée de 23 ans, dont il voulait contrôler les agissements. La cause de la dispute pourrait avoir été son refus de laisser la jeune femmme partir vivre à Vienne, où elle espérait poursuivre sa formation de chanteuse.

Découverte à Paris d’un vestige révélant les origines gauloises de la capitale

Un rempart d’une vingtaine de mètres de long, datant de plus de 2.000 ans, a été mis au jour pendant l’été et pourrait attester, pour la première fois, des origines gauloises de la ville.

Visite du site archéologique du rempart découvert à Paris par Emmanuel Grégoire, maire de Paris et Cathérine Pégard, ministre de la culture

Découvert en juillet sous l’Hôtel-Dieu, le mur de pierre et de bois a été dévoilé ce mercredi à la presse. Il pourrait être le vestige d’une place forte prouvant que la Lutèce gauloise, avant sa conquête en -52 avant JC par les troupes de Jules César, était implantée sur l’île de la Cité, dans le centre de Paris.

« C’est vertigineux de se retrouver ici et de découvrir l’origine probablement de la ville de Paris », a commenté le maire parisien Emmanuel Grégoire. Jusqu’à présent, la localisation de la cité alors tenue par la tribu gauloise des Parisii n’a jamais pu être établie, les seuls éléments à la disposition des chercheurs provenant du récit de la conquête de la ville par Jules César où il évoquait « une île reliée par des ponts et située dans une boucle de la Seine ».

De nouvelles surprises ?

Des débris d’amphores et un fer de lance ont également été mis au jour lors des fouilles, qui vont se poursuivre pendant plusieurs mois. « On ne peut pas exclure de nouvelles surprises », a déclaré à l’AFP David Couturier, directeur des opérations de fouille. « C’est vraiment un moment très fort d’avoir la chance ensemble de découvrir les fruits de cette recherche qui étaient inenvisageables et sont totalement inédits », a salué la ministre de la Culture Catherine Pégard.

Dans les prochaines semaines, un moulage du mur sera réalisé et pourra intégrer des pierres de parement originales qui seront extraites en prenant en compte l' »‘état de fragilité » de l’édifice, indique le ministère dans un communiqué. Une partie reconstituée du mur intégrant des pierres d’origine doit être exposée au public dans un musée à Paris.

Italie : le Colisée de Rome fermé après la chute mortelle d’un ouvrier

La police italienne enquête sur les circonstances de l’accident qui a mené au décès d’un alpiniste industriel dans la nuit de mardi à mercredi 23 septembre.

Un ouvrier a fait une chute mortelle au Colisée, dans la nuit de mardi à mercredi. Crédit : Guy Percival

Un accident mortel dans l’un des monuments les plus visités au monde. Le Colisée de Rome, principal site touristique de la capitale italienne, a été fermé au public mercredi après la mort d’un ouvrier de 22 ans survenue dans la nuit à l’intérieur du monument, a annoncé le ministère italien de la Culture.

« Mourir à 22 ans est inacceptable »

« La nouvelle de la tragique disparition d’Andrea Moretti, ouvrier spécialisé décédé cette nuit à la suite d’un accident au Colisée, nous touche et nous afflige profondément », a réagi la Première ministre italienne Giorgia Meloni sur X. « Mourir à 22 ans est inacceptable, et cela l’est d’autant plus lorsque cela se produit sur le lieu de travail », a-t-elle poursuivi.

Andrea Moretti serait mort après une chute alors qu’il travaillait à une nouvelle installation d’éclairage. Dans un communiqué, le site antique a annoncé fermer l’Amphithéâtre Flavien « en signe de deuil pour la tragique disparition du travailleur Andrea Moretti ».

Le ministère de la culture italien n’a pas fourni davantage de détails mais a indiqué que la police enquêtait pour déterminer les circonstances de l’incident. Le monument reçoit habituellement jusqu’à 20 000 visiteurs par jour pendant les périodes de forte affluence.

La prix Nobel iranienne Narges Mohammadi publie ses mémoires

Nargues Mohammadi, journaliste et militante iranienne des droits humains avait reçu le prix Nobel de la paix en 2023. Aujourd’hui, alors âgée de 54 ans, elle sort ses mémoires.

Narges Mohammadi à Téhéran, le 9 février 2025.

« C’est une certitude: la victoire n’est peut-être pas facile, mais elle inéluctable », affirme Narges Mohammadi, en prédisant le succès de son combat pour un Iran démocratique, dans ses mémoires publiées jeudi. Son livre « Une femme ne renonce jamais », publié en France par Robert Laffont, sort alors que la militante est retenue à son domicile de Téhéran, après avoir été libérée sous caution en mai en raison de problèmes de santé.

Et une femme de renonce jamais

« Je n’ai pas peur de ce qui m’attend. Malgré des années de souffrance, je n’éprouve ni regret ni remords pour ce que j’ai sacrifié au nom de la justice. Je suis pleine d’amour, d’un désir de vivre et d’un attachement inébranlable à la liberté. Je suis une femme. Et une femme ne renonce jamais », écrit-elle en concluant son récit.

Narges Mohammadi a commencé à écrire ses mémoires il y a une dizaine d’années en prison. Rédigé en persan, le texte est sorti par morceaux d’Iran pour être assemblé et traduit en anglais par la Fondation Narges, basée à Paris. Dans cet ouvrage, Narges Mohammadi y raconte son enfance à Zanjan (nord de l’Iran) puis sa prise de conscience « de la condition insupportable des femmes » après la Révolution islamique de 1979 : « Nos vies étaient marquées par une anxiété permanente. Nos choix, nos désirs, notre avenir, tout dépendait de la dictature religieuse », raconte-elle.

Un refus de quitter sa terre

La jeune femme s’engage alors contre la peine de mort et le code vestimentaire strict imposé aux Iraniennes, un combat qui lui vaudra « plus de 44 ans de prison, un total de 154 coups de fouet et 161 jours d’isolement au cours de multiples périodes de détention », selon la Fondation. Mais la militante a toujours refusé de quitter son pays natal alors que son mari, l’opposant Taghi Rahmani, et ses enfants jumeaux, sont exilés à Paris depuis 2015. « Quelle vie étrange. A présent, je crains de devoir quitter ce monde sans revoir mes enfants », se désole l’autrice.