Iran: des vols internationaux annulés suite aux sanctions américaines

Plusieurs compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes ce mercredi d’annuler leurs vols internationaux, au premier jour de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, dont l’impact reste difficile à mesurer.

Iran Air Airbus A330-200, Wikipedia

Tous les avions iraniens ne sont cependant pas cloués au sol. Un appareil de la compagnie Mahan Air, l’un des deux principales à desservir l’international, s’est posé en Chine. La veille, Pékin avait passé outre les menaces des Etats-Unis de sanctions contre quiconque garderait des liens avec le secteur aérien iranien, rejetant des mesures « unilatérales illégales ». Avec ces nouvelles sanctions, les Etats-Unis souhaitent accentuer encore la pression économique sur le territoire iranien. Début septembre, Washington avait placé tout le secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses compagnies aériennes « partout dans le monde ».

Les répercussions des sanctions

Ces sanctions ont déjà montré des effets. Mardi, Mahan Air a annoncé la suspension de tous ses vols vers la Turquie. Mercredi, une importante agence de voyages de Téhéran indiquait à l’AFP que les vols vers Bagdad (Irak), Mascate (Oman), le Qatar, la Géorgie et l’Azerbaïdjan étaient suspendus et qu’aucun billet ne serait vendu. « La situation est instable et nous ne vendons plus de billets pour le moment par crainte d’annulations », a résumé pour l’AFP et sous couvert d’anonymat un agent de voyages.

 

La France redevient la première destination mondiale de ski

Au terme de cet hiver, la France est redevenue la première destination mondiale de ski en termes de journées-skieurs, selon une étude de Domaines skiables de France. Pour les stations françaises, il s’agit de leur troisième meilleure saison jamais enregistrée.

Lors du précédent hiver, les stations françaises ont enregistré 56,1 millions de journées-skieurs. Crédit : Benjamin Dumas

La France a retrouvé l’hiver dernier le sommet du classement des destinations de ski les plus fréquentées au monde, pour la première fois en onze ans, a annoncé mercredi l’organisme Domaines skiables de France (DSF).

Les massifs français, Alpes et Pyrénées en tête, ont enregistré une hausse de 2,4 % de leur fréquentation sur la saison 2025-2026, avec 51,6 millions de journées-skieurs. La France devance ainsi l’Autriche et les Etats-Unis, destinations habituelles du trio de tête.

Troisième meilleure saison jamais enregistrée

« Des chutes de neiges précoces dès la fin du mois de novembre » l’an dernier ont permis des conditions d’ouverture optimales dans de nombreuses stations pendant l’avant-saison, explique DSF. Une aubaine pour attirer les vacanciers venus fêter Noël.

Plus globalement, « il s’agit de la troisième meilleure saison jamais réalisée dans les stations françaises derrière les hivers 2008-2009 et 2012-2013 », précise DSF, dont les membres seront réunis en congrès jeudi et vendredi à Valence, dans la Drôme.

Le bon ensoleillement a aussi permis aux stations de prolonger leur activité cette année jusqu’aux vacances de printemps, période où la fréquentation a augmenté de 3% par rapport à 2025.

Une saison solide alors que la neige diminue

Globalement, DSF décrit une « une saison très solide portée par les Alpes et les Pyrénées », qui concentrent les stations d’altitude. Marqué par des températures plus douces, le Massif central, les montagnes du Jura et le massif des Vosges ont souffert d’un enneigement plus variable.

Sous l’effet du réchauffement climatique, la tendance de long terme est à une diminution de l’enneigement, surtout en moyenne montagne. La Cour des compte alertait en 2024 sur le modèle économique du ski français « à bout de souffle ».

Rayan Saibi

Le sénateur Laurent Duplomb visé par une enquête préliminaire

Le sénateur Les Républicains de Haute-Loire, Laurent Duplomb, est visé par une enquête préliminaire suite à un signalement portant sur des soupçons de détournement de fonds publics, a indiqué mercredi à l’AFP une source proche du dossier.

Le sénateur de Haute-Loire, ancienne figure de la FNSEA, est l’auteur de la controversée loi Duplomb promulguée le 11 août 2025, qui prévoit notamment une simplification de certaines règles concernant les produits phytosanitaires. Une enquête préliminaire a été ouverte suite à un signalement portant sur des soupçons de détournement de fonds publics, d’après une source proche du dossier par le parquet de Clermont-Ferrand, confirmant une information de Médiacités. En effet en mai 2025, le média numérique avait relater qu’une collaboratrice parlementaire du sénateur travaillait auprès d’élus afin de recruter des militants LR favorable à l’élection de Laurent Wauquiez face à Bruno Retailleau pour prendre la tête des Républicains.

A la suite de cette enquête, un conseiller régional écologiste avait déposé un signalement au tribunal du Puy-en Velay : « Utiliser une collaboratrice parlementaire qui bénéficie de fonds publics pour une mission interne à son parti sur son temps de travail s’apparente à un détournement de fonds publics », a expliqué à l’AFP ce conseiller. Sollicité, Laurent Duplomb n’a pas répondu dans l’immédiat. Dans le quotidien régional La Montagne, ce proche de Laurent Wauquiez avait assuré que « sa collaboratrice s’était engagée sur son temps personnel, avec ses moyens personnels ». Le parquet de Clermont-Ferrand de son côté n’a « ni infirmé ni confirmé » l’ouverture d’une enquête.

Un Français emprisonné en Azerbaïdjan gracié après la levée de sanctions européennes contre un oligarque

Le président azerbaïdjanais a gracié le ressortissant français Martin Ryan, ce mercredi. Il avait été condamné à Bakou pour espionnage, sur fond de soupçons d’accord diplomatique lié à la levée concomitante des sanctions européennes contre un oligarque russe. Une concession française qui suscite l’incompréhension à Bruxelles et la colère de Kiev.

L'Azerbaïdjan gracie le Français emprisonné Martin Ryan, selon un décret présidentiel

Martin Ryan sur le banc des accusés au tribunal à Bakou, le 6 janvier 2025. (Reuters – DR)

 

L’Azerbaïdjan a gracié mercredi Martin Ryan, un Français emprisonné dans ce pays du Caucase depuis fin 2023 pour « espionnage », une décision intervenant peu après la levée des sanctions européennes visant l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov que demandait la France.

Martin Ryan, né en 1988, figure sur une liste de 20 personnes graciées et est le seul ressortissant français à en bénéficier. Le président Ilham Aliev a notamment pris en compte « leurs personnalités, état de santé, et situation familiale », selon le décret publié sur son site internet.

Selon un diplomate à Bruxelles, Paris a fait pression auprès des pays membres de l’UE pour lever les sanctions visant Alicher Ousmanov dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant des citoyens français détenus en Azerbaïdjan.

Suivant la brèche ouverte par la France, le Luxembourg a également demandé et obtenu l’annulation des sanctions visant un autre oligarque, le russo-israélien Mikhaïl Fridman, qui réclamait du Grand-Duché, devant la justice, 15 milliards d’euros de réparations à la suite des sanctions de l’UE.

La levée des sanctions mardi visant ces deux milliardaires, réputés proches du Kremlin et accusés de soutenir l’effort de guerre russe contre l’Ukraine, a suscité de vives protestations à Kiev.

« Au moment où la Russie mène des attaques brutales contre notre population,(…) envoyer des signaux sur la levée des sanctions contre des oligarques russes est une démarche autodestructrice », a ainsi réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L’exigence portée par la France de rayer de la liste M. Ousmanov a surpris à Bruxelles. Paris a invoqué des « raisons de sécurité nationale » devant ses partenaires, sans plus d’explication.

Condamné à dix ans de prison pour espionnage

Paris réclame depuis des mois la libération de l’homme d’affaires Martin Ryan, condamné en Azerbaïdjan, en mars 2026, à 10 ans de prison pour « espionnage ».

Installé à Bakou depuis plusieurs années, M. Ryan avait été arrêté le 4 décembre 2023 par les autorités azerbaïdjanaises, l’accusant de travailler pour les services secrets français.

Le ministère français des Affaires étrangères a toujours rejeté « catégoriquement » ces accusations, qualifiant cette détention d' »arbitraire ».

Selon l’accusation, Martin Ryan aurait collecté des informations concernant les relations de l’Azerbaïdjan avec la Turquie, l’Iran et le Pakistan, concernant des entreprises liées à la Russie et à la Chine et sur des questions liées au Karabakh, une enclave longtemps au coeur d’un conflit armé entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Selon le décret présidentiel azerbaïdjanais publié mercredi, outre M. Ryan, quatre autres ressortissants étrangers figurent parmi les personnes libérées : un Russe, un Pakistanais et deux Turcs.

Un autre citoyen français est emprisonné en Azerbaïdjan, l’homme d’affaires Anass Derraz. Il a été condamné à 12 ans de prison en novembre 2025 à Bakou dans une affaire où il est accusé d’avoir accepté un pot-de-vin d’un oligarque russe.

Les relations bilatérales entre la France et l’Azerbaïdjan se sont fortement dégradées après la reprise par Bakou, en septembre 2023, du contrôle du territoire du Karabakh, alors à majorité arménienne, ce qui a provoqué le déplacement de plus de 100.000 habitants.

Bakou reprochait le soutien de Paris à l’Arménie. Les autorités françaises ont accusé en retour l’Azerbaïdjan d’une ingérence concernant ses territoires d’outre-mer, ce que Bakou nie.

En mai, le président français Emmanuel Macron avait discuté par téléphone avec Ilham Aliev des moyens de « développer » la relation entre leurs deux pays au sortir de ces vives tensions.

CELSALAB avec AFP.