Indemnité carburant : Bercy promet un dispositif sécurisé et contrôlé

Le gouvernement assure que l’indemnité carburant de 50 euros destinée aux travailleurs modestes effectuant de longs trajets sera mise en place avec des garanties de sécurité et des contrôles renforcés pour limiter les fraudes. Le dispositif, annoncé fin avril et confirmé par décret, doit être accessible à partir du 27 mai via un formulaire en ligne.

La direction générale des finances publiques (DGFIP) précise que des vérifications seront effectuées, notamment en lien avec les assureurs, pour s’assurer que chaque demande correspond bien à un véhicule assuré et qu’un seul véhicule est déclaré par bénéficiaire. L’objectif est d’éviter les abus, dans un contexte où chaque nouveau dispositif peut attirer des tentatives de fraude.

Le formulaire, disponible sur le site impots.gouv.fr, demandera plusieurs informations personnelles et administratives, dont le numéro fiscal, la plaque d’immatriculation et la carte grise. L’aide est réservée aux personnes dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 16.880 euros par part et qui parcourent de longues distances po



Carburants : les prix atteignent un plus haut depuis le début du conflit au Moyen-Orient

Les prix de l’essence et du diesel continuent de grimper en France, atteignant mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël lancée fin février.

Le litre de SP95-E10, essence la plus utilisée, s’affiche en moyenne à 2,038 euros, selon les données de milliers de stations-service. Cela représente une hausse d’environ 32 centimes, soit près de +18% par rapport à la période précédant les premières frappes.

Le SP98 suit la même tendance, à 2,123 euros le litre en moyenne, en hausse d’environ 30 centimes. Le gazole reste également très élevé, à 2,227 euros le litre, avec une progression proche de 50 centimes depuis le début du conflit, après avoir déjà dépassé ponctuellement les 2,30 euros.

Cette hausse s’explique par l’envolée des cours du pétrole liée aux tensions géopolitiques et aux perturbations des exportations dans la région du Golfe, notamment via le détroit d’Ormuz. En France, cette flambée pèse particulièrement sur les secteurs du transport, de la pêche et de l’agriculture, très dépendants du carburant.





« TotalEnergies profite de la crise » : la gauche fustige les menaces du PDG de retirer les plafonnements du prix des carburants

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a déclaré ce matin que TotalEnergie « profite de la crise ». Il a également affirmé que le « le gouvernement ne doit pas céder au chantage » à la suite des menaces du PDG de retirer le plafonnement du prix du carburant.

Alors que Le PDG du groupe TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a menacé d’arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les « superprofits », Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était « un profiteur de crise comme d’autres », ce mercredi 6 mai, sur BFMTV. Le patron du PS a poursuivi en affirmant que le géant du pétrole était un « profiteur de guerre », mais « à l’insu de son plein gré ».

La semaine dernière, le socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d’euros) de chiffre d’affaires. Il a ajouté que le gouvernement « ne peut pas céder au chantage ». « On ne peut pas avoir un chef d’entreprise qui dit au gouvernement ce qu’il doit faire et ce qu’il ne peut pas faire, ce n’est pas admissible », a-t-il martelé. « Total dit qu’il plafonne les prix, ce qui est vrai », a reconnu Olivier Faure, mais le groupe « vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires » et « a augmenté son profit de 51% ». « Ce n’est pas normal », a-t-il insisté, jugeant que ceux « qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer. »

BMW optimiste sur un accord commercial entre l’UE et les États-Unis malgré les tensions douanières

Le constructeur allemand d’automobiles BMW se montre confiant dans la possibilité d’un accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, malgré les tensions liées aux droits de douane et leur impact sur ses résultats du premier trimestre.

Le groupe estime que les négociations peuvent aboutir à un compromis, alors que le président américain Donald Trump a menacé d’augmenter les taxes sur les véhicules européens importés. BMW juge toutefois qu’une forme d’accord reste possible pour rééquilibrer les échanges entre les deux zones.

Ces tensions ont déjà coûté cher au constructeur, avec environ 300 millions d’euros d’impact sur sa rentabilité au premier trimestre. La concurrence reste également forte, notamment en Chine, où les ventes reculent dans un marché dominé par des acteurs locaux très compétitifs.