Des addictions aux jeux d’argent, une hypersexualité ou encore des achats compulsifs : l’ANSM alerte sur les effets indésirables méconnus des médicaments dopaminergiques prescrits contre la maladie de Parkinson et appelle à une meilleure information des patients.
Prescrits pour compenser le déficit en dopamine à l’origine des tremblements et de la rigidité musculaire caractéristiques de la maladie, ces traitements peuvent provoquer chez certains patients des comportements compulsifs aux conséquences parfois graves sur leur vie personnelle, familiale ou professionnelle. L’agence sanitaire souligne que ces effets peuvent apparaître progressivement, sans que le patient en ait conscience, y compris à faible dose ou après plusieurs années de traitement. Pour certaines molécules, comme le pramipexole, ces troubles du contrôle des impulsions peuvent toucher jusqu’à une personne sur dix.
L’ANSM appelle les professionnels de santé à informer « systématiquement » leurs patients et à impliquer les proches dans la surveillance des signes d’alerte. Un appel qui fait écho aux inquiétudes de France Parkinson, qui estimait encore le mois dernier que l’information délivrée lors des prescriptions restait insuffisante.
Jeudi, la Banque de Norvège a relevé son taux directeur à 4,25%, devenant ainsi la première banque centrale européenne à durcir sa politique monétaire depuis l’embrasement du Moyen-Orient. Une décision due à une inflation tenace, malgré la richesse du pays.
En relevant son taux directeur de 0,25 point, la Banque de Norvège franchit un cap que nul autre établissement central européen n’avait osé franchir depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. La gouverneure Ida Wolden Bache a justifié ce choix sans détour : « La hausse des prix est trop élevée et se situe au-dessus de l’objectif depuis plusieurs années. » En mars, l’inflation sous-jacente atteignait encore 3,0%, soit un point au-dessus de la cible officielle de 2%.
La banque centrale ne cache pas les incertitudes qui entourent cette décision. Elle pointe la « grande incertitude » que le conflit régional fait peser sur les marchés, avertissant que la hausse des prix de l’énergie pourrait encore alimenter l’inflation. Depuis les frappes contre l’Iran fin février et le blocage du détroit d’Ormuz, les cours du brut avaient fortement progressé avant de refluer sous les 100 dollars.
La fermeture du détroit d’Ormuz le 8 avril dernier a bouleversé l’économie indienne. Une part majeure du gaz naturel liquéfié transitant par cette voie maritime stratégique, les tensions sur l’approvisionnement se sont rapidement fait sentir. Face à la pénurie, une partie de la population se tourne vers une alternative locale : la production de biogaz à partir d’excréments de vaches, perçue comme un modèle d’adaptabilité et de transition énergétique.
Photo d’une vache en Inde
« La boue, c’est de l’or noir », affirme Pritam Singh, responsable agricole indien. Depuis la fermeture du détroit, l’Inde peine à se procurer des bonbonnes de gaz. Dans les zones rurales, les agriculteurs, qui représentent une part importante de la population active, mélangent des seaux de bouse de vache avec de l’eau pour produire du méthane via des méthaniseurs artisanaux.
Le pays est actuellement confronté à des tensions sur le gaz naturel liquéfié (GNL) et le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Le GNL alimente principalement l’industrie et les centrales énergétiques, tandis que le GPL est utilisé pour les besoins domestiques, notamment la cuisson et le chauffage. L’Inde consomme plus de 30 millions de tonnes de GNL par an et en importe plus de la moitié. Malgré les déclarations officielles du gouvernement assurant qu’il n’y a pas de pénurie, de nombreux habitants font état de files d’attente et de difficultés d’approvisionnement.
Une alternative aux énergies fossiles
Le développement du biogaz répond d’abord à une contrainte économique et énergétique plutôt qu’à un choix écologique. Depuis les années 1980, le gouvernement indien encourage la production de biogaz dans les zones rurales et a subventionné plusieurs millions d’installations permettant de transformer les déchets agricoles en énergie domestique.
Ces pratiques, déjà bien implantées, s’inscrivent aujourd’hui dans les objectifs de transition énergétique du pays. L’Inde s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2070 et de porter à 50 % la part des énergies non fossiles dans sa capacité électrique installée d’ici 2030.
Un gaz moins polluant mais encore contraint
« La combustion du biogaz produit nettement moins de CO₂ que le gaz naturel fossile », souligne une experte du secteur énergétique. Par ailleurs, les résidus issus de la méthanisation sont utilisés comme engrais agricoles, ce qui en fait une ressource complémentaire pour les exploitations rurales.
Dans un contexte international tendu, ces engrais deviennent d’autant plus stratégiques que les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées.
L’adoption du biogaz est facilitée par des facteurs culturels : les vaches occupent une place centrale dans la société indienne et leurs excréments sont déjà utilisés traditionnellement comme combustible ou dans certains rituels.
Cependant, malgré les subventions publiques, le coût des installations reste élevé pour de nombreux agriculteurs, limitant encore leur diffusion à grande échelle.
Elon Musk prévoit d’investir au moins 55 milliards de dollars pour Terafab, une future usine de puces dédiée à l’intelligence artificielle, à la robotique et aux centres de données, selon un document publié dans un comté du Texas.
Ce projet pourrait, à terme, représenter jusqu’à 119 milliards de dollars d’investissement si toutes les phases sont réalisées. L’installation doit être construite près d’un réservoir au nord-ouest de Houston et vise une très grande capacité de calcul, destinée notamment aux besoins de Tesla et SpaceX.
Le milliardaire ambitionne de produire une puissance de calcul de l’ordre du térawatt, un niveau comparable à la production électrique d’un pays entier. Le calendrier reste toutefois flou, et le projet dépend encore d’autorisations locales et d’avantages fiscaux.