Huit mois après : la révolution des bus Macron

Quelles conséquences à la révolution des bus?

En août 2015, la loi portée par le ministre de l’Économie et des finances, Emmanuel Macron a libéralisé le transport de voyageurs dans l’hexagone. Alors que le marché en pleine expansion a facilité l’accès à la mobilité pour une partie des usagers, les conséquences futures pourraient être moins positives. Une enquête d’Emma Donada et Constance Léon. 

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2016 : L’ANNEE DE LA REALITE VIRTUELLE?

La réalité virtuelle est en plein essor. Cette technologie permet de plonger l’utilisateur en plein cœur d’un jeu vidéo, d’un film ou d’une animation en images de synthèse. L’immersion est rendue possible grâce à un casque doté d’un écran qui offre une vue à 360°. Facebook, Samsung, HTC, Sony… tous les géants de la High Tech arrivent sur le marché cette année. Un pari qui emballe autant qu’il questionne.

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Les soldes d’hiver 2016 ne font pas recette

Attentats, crise économique, météo clémente : à Paris, le bilan des soldes d’hiver 2016 est décevant. Selon l’enquête menée par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, malgré les démarques souvent importantes, les commerçants assistent, impuissants, à une baisse des fréquentations.

Le bilan des soldes d'hiver 2016 est mauvais pour les commerces parisiens. AFP / MIGUEL MEDINA
Le bilan des soldes d’hiver 2016 est mauvais pour les commerces parisiens. AFP / MIGUEL MEDINA

C’est un revers pour les commerçants parisiens. Pour plus de la moitié des 400 commerces interrogés entre le 1er et le 5 février par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris, le résultat des soldes 2016 est moins bon que celui de 2015. « Sachant que le soldes d’hiver 2015 n’étaient déjà pas très bonnes compte tenu des attentats de Charlie Hebdo, le bilan de 2016 est particulièrement mauvais », explique Isabelle Savelli-Thiault, responsable de l’Observatoire économique régional (Crocis) de la CCI, à l’origine de l’enquête. Pire : pour 27% des commerces interrogés, la période des soldes n’a pas changé leur chiffre d’affaires habituel. Sur le graphique suivant, les résultats des soldes d’hiver 2016 par rapport aux soldes d’hiver 2015.

Les raisons sont multiples. 89% des commerçants interrogés estiment que les attentats du 13 novembre ont eu une répercussion importante voire très importante sur leur chiffre d’affaires. « Les Parisiens étaient plus réticents à faire les magasins et, dans le même temps, la clientèle étrangère à fort pouvoir d’achat a fui Paris. Or, le tourisme, c’est ce qui permettait encore de sauver le commerce parisien », analyse Isabelle Savelli-Thiault.

D’autres facteurs expliquent cette absence de résultats. La crise économique est jugée responsable de la morosité ambiante par 79% des commerçants. « La conjoncture reste mauvaise, les gens sont très prudents dans leurs achats », relève l’étude. A cette crise s’ajoute une météo plutôt douce, source d’invendus. « Les doudounes, les pulls, les chaussures, ce sont des produits qui génèrent des bénéfices importants. En moyenne, ces achats représentent deux tiers du chiffre d’affaires des commerçants en hiver. Une saison douce comme celle que nous connaissons, c’est autant d’argent en moins », rappelle la responsable du Crocis.

Face à ce constat, les commerçants s’organisent. Des promotions anticipées sont mises en place : 55% des magasins ont effectué des ventes privées avant la période officielle des soldes. Certains commerces affichent même des rabais à -40% pour faire revenir la clientèle. Autre conséquence : une meilleure gestion du stock. « Les commerçants sont de plus en plus prudents dans leurs commandes. Ça leur permet parfois de compenser le manque de chiffres d’affaires », observe Isabelle Savelli-Thiault qui l’assure : « malgré ces résultats, la grande majorité des personnes interrogées restent confiantes pour la saison printemps/été 2016 ».

Enquête réalisée du 1er au 5 février 2016 par la société Actel par téléphone auprès de 300 commerçants parisiens et par entretien en face-à-face avec 100 commerçants de la rue de Rennes.

Léo Pierrard

 

Pour trouver du travail, mieux vaut chercher en centre-ville qu’en périphérie

Les zones où l’on cherche du travail ne sont pas toujours celles où l’on en propose le plus. C’est la conclusion d’une étude publiée par le think tank Terra Nova ce jeudi 11 février. Conséquence de la métropolisation de l’économie, la production de richesse s’est concentrée, entraînant de fortes disparités sur le territoire en matière d’offres d’emploi. Et les zones rurales ne sont pas les seules à en pâtir. Même au sein des métropoles, les écarts sont élevés entre centre-ville et aire urbaine.

Les offres d'emploi en centre-ville sont plus nombreuses et de meilleure qualité. (©Flickr Jean-Louis Zimmermann)
Les offres d’emploi en centre-ville sont plus nombreuses et de meilleure qualité. (©Flickr
Jean-Louis Zimmermann)

Ils se sont appuyés sur 6 000 annonces collectées dans les 15 principales agglomérations françaises. Le think tank Terra Nova s’est associé à l’entreprise spécialisée dans la recherche d’emplois en ligne Jobijoba pour analyser les offres d’emploi sur le territoire français. Verdict : au sein des métropoles, le centre-ville est nettement favorisé.

  • Il y a plus d’offres en centre-ville alors que la population y décroît

Selon les agglomérations, 50 à 60% des offres d’emploi se trouvent en centre-ville, alors que seulement un quart de la population y habite. Une concentration qui s’oppose à la périurbanisation de la société : depuis quelques années, la population s’éloigne du centre pour s’installer en banlieue. Aujourd’hui, les territoires attirant le plus la population sont les couronnes périurbaines. Par conséquent, le trajet moyen entre le domicile et le travail est de plus en plus long. Cette conclusion était l’une des hypothèses de départ de l’étude, mais Thomas Allaire, PDG de Jobijoba, ne s’attendait pas à de telles proportions : « On se doutait que ce chiffre serait élevé, mais pas au point de représenter 50 à 60% des offres d’emploi », a-t-il confié à France Inter.

  • Des emplois plus stables et mieux rémunérés

D’un point de vue qualitatif, les centres-villes sont également privilégiés. La part des emplois en CDI y est plus élevée que dans le reste de l’agglomération. Ainsi, sur la moyenne des 15 zones urbaines étudiées, les offres d’emploi sont des CDI une fois sur deux dans le centre contre deux fois sur cinq en banlieue. De même, le salaire moyen annuel brut y est supérieur, avec un écart moyen de 2 400 euros.

  • Des secteurs d’emploi différents

Cette différence en terme de type de contrat et de rémunération  provient principalement du fait que les principaux secteurs d’activité n’y sont pas les mêmes. En centre-ville, on note une forte présence des activités tertiaires avancées, de l’économie de la connaissance et de l’information ainsi que des fonctions sièges et support des entreprises. En banlieue, les secteurs comme l’industrie sont plus représentés, ainsi que l’économie résidentielle qui comprend notamment les services à la personne.

Laura Daniel