L’échec du centre Hidalgo

En 2016, la mairie de Paris a décidé d’ouvrir un centre d’accueil pour limiter les campements sauvages dans la capitale. Six mois plus tard, la situation ne semble pas avoir évoluée.


Anne Hidalgo, maire de Paris, présentait le centre d’accueil comme un lieu de transit, censé mettre fin à l’installation des campements. Pourtant, des centaines de migrants sont toujours installés à Jaurès, Stalingrad et La Chapelle. Ils désertent le centre Hidalgo, craignant d’être éloignés de la capitale. Réservé aux hommes, 400 places étaient prévues dans le centre pour accueillir les migrants pendant quelques jours, avant de les rediriger vers des Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) ou leur permettre de demander l’asile.

Sauf que la fluidité espérée par la municipalité n’est pas au rendez-vous. Et le nombre de migrants arrivant chaque jour à Paris (entre 50 et 70), ne désemplit pas. Trois mois après l’ouverture du centre, Anne Hidalgo interpellait déjà le ministère du logement sur une situation qui pourrait devenir « rapidement insoutenable ». Couvertures arrachées, arrestations, violences : les associations d’aide aux migrants dénoncent de leur côté les évacuations répétées et la répression des policiers dans la capitale.

À lire aussi : Ces bénévoles qui aident les migrants

 

Léa Duperrin, Julien Percheron

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