Mise à jour : En Lozère, le dentiste jugé pour des mutilations sur ses patients réfute toute responsabilité

Jugé pour avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des dizaines d’opérations injustifiées et bâclées ayant mutilé ses patients, José Pereira Mendes, 61 ans, a nié toute responsabilité lors de son audience. Il comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère).

« Je ne suis pas l’auteur des escroqueries, des arnaques, je suis une victime de mon assistante », a assuré l’ex-dentiste en arrivant au palais de justice, amaigri et appuyé sur une béquille. Sur les séquelles dénoncées par ses anciens patients, à qui il a notamment arraché des dents saines, il a expliqué avoir dû « stopper le travail » en raison de son incarcération en 2021.

Radié en 2022 par l’ordre des dentistes, il comparaît libre après avoir fait une année de détention provisoire. Pendant une vingtaine d’années, il a exercé en qualité de chirurgien-dentiste libéral au Portugal puis au Mozambique, avant d’arriver à Badaroux, une commune voisine de Mende fin 2018. Il y pratiquait des soins jusqu’à son interpellation, le 5 janvier 2021.

En Moselle, un couple retrouvé mort à leur domicile, la piste du féminicide privilégiée

Une femme et un homme d’origine allemande ont été retrouvés morts mardi à leur domicile de Sarreguemines (Moselle), avec des blessures à l’arme blanche. Le parquet avance la piste du féminicide.

Sur place, le médecin légiste a constaté sur le corps de l’épouse au moins sept blessures infligées par un couteau, dont quatre près du cœur. Selon ce dernier, “les formes laissaient supposer l’intervention d’un tiers », a précisé le procureur de la République de Sarreguemines.

Parallèlement, le médecin a relevé sur le corps de l’époux « trois blessures également infligées à l’aide d’un couteau, dont une entaille très profonde au poignet gauche et une plaie en zone thoracique sous le mamelon gauche. Ces éléments soulèvent « l’hypothèse de blessures auto-infligées », a ajouté le magistrat dans un communiqué. Une enquête a été ouverte pour « crime flagrant de meurtre sur conjointe », a-t-il dit. Les deux parents avaient un fils commun âgé d’une vingtaine d’années, absent à l’étranger au moment des faits.

Saint-Tropez : dix agents du ports poursuivis, suspectés d’être impliqués dans un “système de corruption”

Dix personnes intervenant sur le port de Saint-Tropez (Var) sont soupçonnées d’avoir reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de meilleurs emplacements. Le procureur de Draguignan a annoncé qu’ils seront jugés le 23 novembre.

Pour laisser entrer les yachts dans le célèbre petit port du sud de la France, refuge de milliardaires, le « sytème de corruption » consistait en « une chaîne décisionnaire d’attribution des places, parallèle et occulte’, ainsi qu’un « système de gratification pour certains employés , a indiqué dans un communiqué le procureur Pierre Couttenier.

Les investigations ont été déclenchées à la suite d’une plainte déposée au printemps 2024 par un ancien agent portuaire, qui avait alors expliqué à la radio RMC que des collègues réclamaient entre 1.000 et 15.000 euros en liquide, en plus du coût officiel des emplacements qui peut monter à 5.000 euros la nuit. Le montant total des sommes perçues est estimé à deux millions d’euros.

 

Disparition de Manon Relandeau : son conjoint placé en détention provisoire en Algérie

Abdelkarim B, soupçonné d’avoir tué sa compagne Manon Relandeau, disparue depuis le 27 mars à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), avait été interpellé et placé en garde à vue mercredi 27 avril, en Algérie. Il a quitté le territoire français pour le pays dont il est ressortissant, le 2 avril, avec leur bébé de 15 mois.

L’homme de 41 ans est suspecté d’être impliqué dans la disparition de sa femme, Manon Relandeau, jeune mère de famille nantaise disparue il y a plus d’un mois. Le père de famille a été placé en détention provisoire en Algérie. Selon les informations de Ouest-France, confirmées par le parquet de Nantes, il a été interpellé la semaine dernière par les services de police du pays, qu’il avait rejoint le 2 avril avec sa fille âgée de 15 mois.

Le parquet de Nantes avait ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement. Principal suspect, le père est visé par une notice rouge d’Interpol. Déjà connu de la justice française, le suspect avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l’époque, selon le parquet.