Saint-Tropez : dix agents du ports poursuivis, suspectés d’être impliqués dans un “système de corruption”

Dix personnes intervenant sur le port de Saint-Tropez (Var) sont soupçonnées d’avoir reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de meilleurs emplacements. Le procureur de Draguignan a annoncé qu’ils seront jugés le 23 novembre.

Pour laisser entrer les yachts dans le célèbre petit port du sud de la France, refuge de milliardaires, le « sytème de corruption » consistait en « une chaîne décisionnaire d’attribution des places, parallèle et occulte’, ainsi qu’un « système de gratification pour certains employés , a indiqué dans un communiqué le procureur Pierre Couttenier.

Les investigations ont été déclenchées à la suite d’une plainte déposée au printemps 2024 par un ancien agent portuaire, qui avait alors expliqué à la radio RMC que des collègues réclamaient entre 1.000 et 15.000 euros en liquide, en plus du coût officiel des emplacements qui peut monter à 5.000 euros la nuit. Le montant total des sommes perçues est estimé à deux millions d’euros.

 

Disparition de Manon Relandeau : son conjoint placé en détention provisoire en Algérie

Abdelkarim B, soupçonné d’avoir tué sa compagne Manon Relandeau, disparue depuis le 27 mars à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), avait été interpellé et placé en garde à vue mercredi 27 avril, en Algérie. Il a quitté le territoire français pour le pays dont il est ressortissant, le 2 avril, avec leur bébé de 15 mois.

L’homme de 41 ans est suspecté d’être impliqué dans la disparition de sa femme, Manon Relandeau, jeune mère de famille nantaise disparue il y a plus d’un mois. Le père de famille a été placé en détention provisoire en Algérie. Selon les informations de Ouest-France, confirmées par le parquet de Nantes, il a été interpellé la semaine dernière par les services de police du pays, qu’il avait rejoint le 2 avril avec sa fille âgée de 15 mois.

Le parquet de Nantes avait ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement. Principal suspect, le père est visé par une notice rouge d’Interpol. Déjà connu de la justice française, le suspect avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l’époque, selon le parquet.

En Lozère, un dentiste jugé pour avoir mutilé des dizaines de patients et escroqué la sécurité sociale

José Pereira Mendes comparaît aujourd’hui et demain devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère) pour avoir escroqué la sécurité sociale et mutilé des dizaines de patients. Il encourt jusqu’à 10 ans de prison. 

Un ex-dentiste de 61 ans comparaît mercredi et jeudi devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère), accusé d’avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des opérations médicalement injustifiées et bâclées ayant occasionné des mutilations chez des dizaines de ses patients.

Né à Coimbra (Portugal) en 1964, José Pereira Mendes a exercé comme chirurgien-dentiste pendant deux ans à Badaroux, commune voisine de Mende. Il a été interpellé le 5 janvier 2021 et encourt dix années de prison pour “faits de violences suivies de mutilation ou infirmité permanente », « escroquerie au préjudice d’un organisme de protection sociale », « abus de confiance » et « blanchiment ».

Meurtre de Rose, 5 ans (Vosges) : l’adolescent soupçonné visé par une plainte pour viol

L’adolescent soupçonné du meurtre de la petite Rose assassinée en avril 2023, affaire pour laquelle il sera jugé la semaine prochaine, est visé par une plainte pour viol selon le parquet d’Épinal (Vosges). Les faits, dénoncés par une ancienne camarade de classe, remonteraient à avril 2022, a indiqué le procureur Frédéric Nahon.

En mars dernier, le jeune homme avait été condamné par le tribunal pour enfants d’Épinal pour viol et agression sexuelle sur deux autres mineurs.

Camille Dubuffet