Etats-Unis : comment la police américaine a résolu un meurtre vieux de 53 ans

Résoudre un meurtre vieux de plus de cinquante ans ? Difficile mais pas impossible pour le département « cold case » de la police de l’état de Floride, aux États-Unis, qui a identifié la « Dame du coffre ». Retour en trois questions sur cinquante-trois ans du plus vieux mystère de l’état de Floride.

La mère de famille avait été découverte dans cette malle, ce qui lui donnera le surnom de « Dame du coffre ».
Crédits : St Petersburg Police Department/Facebook

Un corps, une malle, et désormais, un nom. La « Dame du coffre », affaire criminelle énigmatique qui a bouleversé l’état de Floride à la fin des années 1960, pourrait enfin être résolue. Plus de cinq décennies après, l’ADN parle et relance l’espoir des enquêteurs de découvrir la vérité sur ce meurtre barbare.

Qu’est-ce que l’affaire de la « Dame du coffre » ?

St Petersburg, en Floride, 1969. Nous sommes le soir d’Halloween. La police est appelée : deux enfants ont signalé deux hommes traînant un coffre de couleur noire dans les bois, derrière le restaurant Oyster Bar, et en repartir les mains vides. Les officiers se rendent sur les lieux er découvre la malle. À l’intérieur, le corps supplicié d’une femme, enveloppé dans une bâche, selon les déclarations de la police. Sa tête comporte des blessures visibles, et la victime ne porte qu’un haut de pyjama. L’autopsie conclut qu’elle est morte étranglée par une « bolo tie », une cravate de cow-boy.

L’enquête piétine. La police ne parvient pas à identifier la victime, enterré sous le nom de « Jane Doe ». Pour les enquêteurs comme pour le grand public, elle devient la « Dame du coffre ».

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Comment les enquêteurs sont-ils parvenus à identifier la victime ? 

Aux États-Unis, le pôle cold case réunit d’importants moyens et continue d’enquêter sur ce mystère. Pendant ce temps, émissions criminelles, journalistes mais aussi détectives amateurs se passionnent pour l’affaire.

En 2010, le corps de la victime est exhumé pour tenter d’effectuer des prélèvements ADN. Mais le mystère reste entier ; les os et les dents examinés sont en trop mauvais état pour pouvoir être analysés, déplore la police.

Mais en début d’année 2023, un nouveau rebondissement change la donne. Un échantillon ADN est prélevé à partir des cheveux et de la peau, collectés lors de la première autopsie de la « Dame du coffre ». La génétique parle : la victime se nomme Sylvia Atherton. Âgée de 41 ans au moment de sa disparition, elle est mère de cinq enfants rapporte la police de St Petersburg.

« Après 53 ans, cette femme a désormais un nom. Sa famille peut tourner la page« , a commenté Michael Kovacsev, chef adjoint au procureur.

Et ensuite ?

Les enquêteurs ont pris contact avec la famille de la victime. Sa fille, Syllen, peine encore à croire que le corps de la « Dame du coffre », est celui de sa mère. « C’était choquant, cela faisait si longtemps« , s’est-elle exprimé à la conférence de presse.

La jeune femme était âgée de 5 ans lorsque sa mère, originaire de Tucson, en Arizona, a quitté la ville pour s’installer à Chicago avec son nouveau mari, Stuart Brown, et trois de ses enfants, rapporte CNN. Avec son frère de 11 ans, Syllen reste vivre chez son père. « Nous pensions avoir des nouvelles au bout d’un moment… Et puis, les années passent. J’étais très jeune« , explique la jeune femme. « C’est un triste soulagement de savoir ce qui lui est arrivé. C’est évidemment une façon de mourir absolument horrible, à peine quelques années après avoir quitté la ville où nous vivons. »

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Le nouveau mari de Sylvia Atherton, décédé en 1999 à Las Vegas, n’a jamais signalé sa disparition, et ne la mentionne pas sur son testament, a affirmé la police de St Petersburg.

Les enquêteurs tentent désormais de lever le voile sur le dernier mystère de cette affaire : l’identité du meurtrier. « Nous voudrions que cette enquête soit résolue. Savoir qui a fait cela. Et je voudrais aussi retrouver mes sœurs », répète la fille de la victime.

« C’est là que les détectives amateurs entrent en jeu. Toute aide est la bienvenue pour résoudre cette enquête », a lancé la police de St Petersburg.

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Lise Tavelet / CNN

Sommet des Brics : l’Afrique du Sud évite la question russe

Ce vendredi, l’Afrique du Sud a esquivé des questions sur la potentielle venue de Vladimir Poutine dans le pays. Au Cap, la capitale, une réunion avec des représentants diplomatiques des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en vue du prochain sommet en août 2023, a lieu actuellement.

A l’occasion du sommet, le président russe a officiellement été convié par Pretoria à se rendre dans le pays. L’invitation a été formulée avant qu’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant M. Poutine ne soit ordonné.

En tant que membre de la CPI, l’Afrique du Sud est théoriquement censée arrêter le président russe s’il entrait sur son sol. Néanmoins, depuis le début de la guerre en Ukraine, Pretoria refuse de condamner Moscou, souhaitant maintenir leur neutralité, et conserver de bonnes relations avec la Russie.

« Nous ne pouvons pas permettre qu’un conflit dans une partie du monde remplace l’ambition d’éradiquer la pauvreté dans le monde, le plus grand défi mondial« , a déclaré la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Naledi Pandor. Depuis le début du conflit, l’insécurité alimentaire est croissante dans les pays pauvres, notamment en Afrique, en raison de l’augmentation du prix des denrées alimentaires.

Emma Larbi / AFP

Disparition de Delphine Jubillar : détention prolongée pour le mari

La justice a décidé ce vendredi 2 juin de maintenir en détention Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse Delphine. L’infirmière et mère de deux enfants a disparu fin 2020 dans le Tarn. Le juge des libertés et de la détention a justifié sa décision par la nécessité de conserver les preuves, et par « les risques de pressions sur des témoins, les garanties de représentation en justice, qui seraient selon le magistrat insuffisantes, et le trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public ».

La défense de Cédric Jubillar estime que le dossier ne comporte aucune preuve de la culpabilité de ce peintre plaquiste. Il reste détenu depuis le 18 juin 2021, date de sa mise en examen pour meurtre. La prison de Seysses, où il se trouve, est « l’une des pires de France, dans des conditions de détention qui sont déplorables, a fortiori lorsqu’on est à l’isolement », a souligné son avocat.

Léo  Guérin / AFP

Affaires de favoritisme : le procès d’Olivier Dussopt aura lieu fin novembre

Soupçonné de favoritisme, le ministre du Travail sera jugé du 27 au 30 novembre 2023, à Paris, selon des informations révélées ce vendredi 2 juin. Il aurait conclu un contrat avec le groupe Saur en 2009, alors qu’il était maire d’Annonay.

Crédit : Christian Godreuil/FlickR

C’est un contrat qui pourrait lui coûter cher. Le ministre du Travail, qui a été cité à comparaître devant le parquet national financier fin mai, connait à présent les dates de son procès. D’après l’AFP, Olivier Dussopt comparaîtra du 27 au 30 novembre 2023, pour complicité de favoritisme. Ancien maire d’Annonay, l’actuel ministre du Travail est poursuivi pour un contrat frauduleux avec la Saur, une entreprise de traitement d’eau, qui est elle-même poursuivi pour recel de favoritisme. Un ancien dirigeant de l’entreprise est lui cité à comparaître pour complicité.

Suite à cette annonce, Olivier Dussopt a déclaré qu' »aucune corruption » ne lui est « reprochée ». Le ministre du travail, confiant, a ajouté qu’il avait « convaincu le parquet du bienfondé de ma position sur les quatre premiers points, je convaincrai le tribunal du bienfondé de ma position et de ma bonne foi sur ce dernier point restant à trancher ».

Initialement, une enquête préliminaire avait été ouverte pour « corruption » et « prise illégale » d’intérêt, vis-à-vis de deux lithographies du peintre Gérard Garouste, offertes par la Saur en 2017. Mais pour le ministre du Travail, le parquet national financier « considère qu’il subsiste un seul grief » sur cinq points soulevés, « en l’occurrence une infraction formelle de favoritisme dans un marché public de 2009 », pour lequel il devra comparaître en novembre 2023.

Charlotte Maury/AFP