En Lozère, un dentiste jugé pour avoir mutilé des dizaines de patients et escroqué la sécurité sociale

José Pereira Mendes comparaît aujourd’hui et demain devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère) pour avoir escroqué la sécurité sociale et mutilé des dizaines de patients. Il encourt jusqu’à 10 ans de prison. 

Un ex-dentiste de 61 ans comparaît mercredi et jeudi devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère), accusé d’avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des opérations médicalement injustifiées et bâclées ayant occasionné des mutilations chez des dizaines de ses patients.

Né à Coimbra (Portugal) en 1964, José Pereira Mendes a exercé comme chirurgien-dentiste pendant deux ans à Badaroux, commune voisine de Mende. Il a été interpellé le 5 janvier 2021 et encourt dix années de prison pour “faits de violences suivies de mutilation ou infirmité permanente », « escroquerie au préjudice d’un organisme de protection sociale », « abus de confiance » et « blanchiment ».

Attaque dans un lycée d’Antibes: le suspect reconnaît les faits, dit avoir « entendu des voix »

Le jeune homme suspecté de l’attaque au couteau dans un lycée d’Antibes (Alpes-Maritimes) a reconnu les faits. Le procureur de Grasse, Eric Camous, a annoncé sa mise en examen pour tentative d’assassinat.

Le jeune homme qui a blessé deux personnes au couteau mercredi dans son ancien lycée d’Antibes, a reconnu les faits, expliquant avoir « entendu des voix », selon le procureur de Grasse, Eric Camous, qui a annoncé vendredi sa mise en examen pour tentative d’assassinat.

Le parquet a requis son placement en détention et une audience est prévue devant le juge des libertés, a précisé Eric Camous lors d’une courte déclaration devant la presse. Le procureur de Grasse a toutefois précisé que « l’expertise psychiatrique requise dès son placement en garde à vue a fait état de grandes interrogations sur son état sans être en mesure de poser un diagnostic définitif ». Le jeune homme de 18 ans souffre « de troubles graves de la personnalité associés à des problématiques psychiatriques et hallucinatoires ».

Le suspect entendait des voix

Devant les enquêteurs, il a reconnu les faits et évoqué « une journée difficile » au cours de laquelle il a entendu des voix qui ont provoqué « une anxiété montante ». Issu d’une famille kurde réfugiée en France, il était fiché S et poursuivi pour apologie de crime depuis le printemps 2024, après avoir témoigné d’une « fascination inquiétante pour les tueries de masse et les tueurs en série », selon le procureur.

Incarcéré en avril 2024 dans cette première procédure, il avait été remis en liberté en mars 2025 et même s’il a subi plusieurs hospitalisations en psychiatrie depuis, le suivi judiciaire et psychologique n’a « pas permis d’anticiper un nouveau passage à l’acte », a assuré le procureur de Grasse.

Deux autres personnes en garde à vue

Après son arrivée au lycée horticole d’Antibes, il est d’abord allé aux toilettes prendre des cachets, puis il a tenté de donner un coup de couteau à un élève qui a réussi à esquiver. Traversant la cour, il a porté des coups à la tête d’un élève de 16 ans qui gardera des « séquelles importantes ». Puis il a porté trois coups à une enseignante de 52 ans, dont un particulièrement sérieux à l’abdomen.

Les témoins ont évoqué « une volonté mortifère » et « une détermination manifeste », mais aussi « un discours confus ». Il a plusieurs fois pointé son couteau vers sa propre personne.

Sa petite amie et un autre jeune homme dans le Var ont aussi été placés en garde à vue, soupçonnés de l’avoir encouragé à passer à l’acte. Eric Camous a refusé tout commentaire sur ces deux autres personnes, expliquant qu’une information judiciaire avait été ouverture vendredi matin.

Fraude fiscale: Isabelle Adjani jugée en appel le 26 février

Condamnée en 2023 à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d’amende, l’actrice Isabelle Adjani avait fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Elle sera finalement jugée pour fraude fiscale le 26 février prochain.

L’actrice Isabelle Adjani comparaîtra le 26 février devant la cour d’appel de Paris pour fraude fiscale, a-t-on appris vendredi. En décembre 2023, elle avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris. Elle avait alors fait appel.

Isabelle Adjani avait été reconnue coupable de s’être frauduleusement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, éludant ainsi 236.000 euros d’impôt sur le revenu. Le tribunal avait estimé que les faits démontraient sa « volonté de dissimulation vis-à-vis de l’administration fiscale » et qu’ils portaient « gravement atteinte à l’égalité des citoyens devant l’impôt ».

Don dissimulé et blanchiment

Elle avait aussi été condamnée pour une somme de deux millions d’euros versée en 2013 par Mamadou Diagna NDiaye, un homme d’affaires et ami de l’actrice, président du Comité national olympique et sportif sénégalais et aussi membre du Comité international olympique. Le tribunal avait considéré que cette somme, déclarée comme un prêt, était en réalité une « donation déguisée », qui a permis à la prévenue, alors en difficulté financière, d’éluder 1,2 million d’euros en droits de mutation.

Enfin, Isabelle Adjani avait été reconnue coupable de blanchiment pour avoir transféré via un compte « non déclaré » aux Etats-Unis 119.000 euros vers le Portugal. Pour le tribunal, « les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d’autre justification que de dissimuler l’origine et la destination de ces fonds ».

Absente à l’audience de 2023

L’actrice n’avait pas assisté à l’audience de décembre 2023. Ses avocats avaient notamment affirmé qu’elle avait commis une « erreur » dans sa déclaration d’impôt en se domiciliant au Portugal, ayant été « mal conseillée » à l’époque.

L’enquête avait été ouverte en 2016 après l’apparition du nom d’Isabelle Adjani dans les Panama Papers, comme détentrice d’une société aux îles Vierges britanniques. Les investigations n’avaient mené à aucune poursuite sur ce volet.

Meurtre d’Agathe Hilairet : le principal suspect reconnaît “avoir été en contact” avec la jeune femme

Photo police

L’ADN de la jeune femme a été retrouvée dans le véhicule du quinquagénaire. Placé en garde à vue mercredi et présenté à un juge vendredi matin, l’homme a déjà été doublement condamné par la justice pour des faits de viols et d’agressions sexuelles.

Après avoir été présenté à un juge vendredi matin, le principal suspect dans l’enlèvement et le meurtre d’Agathe Hilairet a reconnu “avoir été en contact” avec la joggeuse, a annoncé la procureure de la République de Poitiers, Rachel Bay. Une trace de l’ADN de la jeune femme de 28 ans a également été identifiée dans le véhicule de cet ouvrier agricole de 59 ans. La magistrate a requis le placement du suspect en détention provisoire.

Agathe Hilairet a disparu le 10 avril dernier, alors qu’elle était sortie faire son footing dans la matinée, près du domicile de ses parents à Vivonne, dans la Vienne, ville dont le suspect est lui-même originaire. Le 4 mai, le corps de la joggeuse a été retrouvé par un promeneur, dans un bois à l’écart de sa zone de fréquentation habituelle.

Un profil inquiétant

Le suspect, placé en garde à vue mercredi, a été mis en examen pour “meurtre précédé d’enlèvement et séquestration”, d’après le parquet. Le quinquagénaire a déjà écopé de plusieurs peines pour des faits de viols et d’agressions sexuelles. D’abord en février 1994, où la cour d’assises du Puy-de-Dôme le condamne à douze ans de réclusion criminelle pour le viol d’une joggeuse sous la menace d’une arme, une peine qui prend fin en 2000. Quatre ans plus tard, il récidive. La cour d’assises de Haute-Loire le condamne alors à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans.

En avril 2024, il bénéficie d’un aménagement de peine et se voit placé dans la Vienne, où il vit sous surveillance judiciaire depuis le mois d’octobre, avec une injonction de soins.

D’après les informations de BFMTV, le suspect est présenté par son voisinage comme “sympathique” mais “peu sociable”. Il a été identifié par les enquêteurs à partir d’une liste de profils de délinquants sexuels, puis mis en cause en raison de son manque d’alibi et des similitudes entre ses précédents crimes et la disparition d’Agathe Hilairet.