Gard : le corps de l’enfant autiste disparu a été retrouvé

Depuis lundi matin, une soixantaine de gendarmes et 200 bénévoles appuyés par un hélicoptère, des maîtres-chiens et des plongeurs avaient fouillé les périmètres autour de la maison. / Crédit : Google Maps

Triste dénouement deux jours après la disparition d’Aymery, un jeune autiste de 9 ans. Le corps de l’enfant a été retrouvé dans un trou d’eau mardi à 9h30, près de sa maison à Aigues-Vives dans le Gard. Le corps a été découvert par des plongeurs de la gendarmerie.

Une vaste opération de 60 gendarmes et de 200 bénévoles avait été lancée dans l’espoir de retrouver Aymery, disparu le 12 mai. L’enfant avait échappé à la vigilance de ses parents avant de quitter le domicile, uniquement vêtu d’un pyjama. Attiré par l’eau, l’enfant a été retrouvé dans un réservoir proche du domicile de ses parents.

Le petit Aymery était atteint d’autisme non verbal, il ne répondait pas à son prénom et ne communiquait pas. La commune d’Aigues-Vives, fortement mobilisée dans les recherches, a annoncé son soutien total à la famille de l’enfant.

Edouard Lebigre

Nouveau record du nombre de détenus en France

Le précédent record avait été établi au 1er décembre, avec 71 061 prisonniers. / Crédit : meesh – Flickr

C’est un nouveau record. Le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint les 71 828 personnes incarcérées au 1er avril, selon les statistiques mensuelles de l’administration pénitentiaire publiées mardi par le ministère de la Justice.

Le précédent record avait été établi au 1er décembre 2018, avec 71 061 prisonniers. Les prisons françaises souffrent d’une surpopulation chronique depuis des années, une situation que le gouvernement tente de résoudre avec la création de 7000 nouvelles places d’ici 2022,ainsi qu’une redéfinition de l’échelle des peines.

Adrien Grange avec AFP

Un député LREM mis en examen pour faux et usage de faux

Jean-Claude Leclabart est député LREM de la Somme. / Crédit : Wikipédia

Le député La République en Marche (LREM) de la Somme Jean-Claude Leclabart a été mis en examen pour « faux » et « usage de faux en écriture publique ». Les faits qui lui sont reprochés concernent la falsification d’extraits de délibérations du conseil communautaire. Selon le Courrier Picard, les deux magistrats instructeurs saisis du dossier soupçonnent M. Leclabart d’avoir lancé plusieurs projets d’investissement et de construction, sans respecter les procédures prévues par la loi et en utilisant de fausses délibérations du conseil communautaire. L’élu encourt une peine maximale de 10 ans de prison.

Alexandre Cool

Amiens : un proxénète de 17 ans condamné

Jugé lundi devant le tribunal pour enfants, un adolescent a reconnu avoir vendu les services de deux mineures début 2018. Il a été condamné.
Pensionnaires d’un foyer pour mineurs, les deux jeunes femmes s’étaient prostituées à plusieurs reprises sous la contrainte d’un autre adolescent de la maison d’enfants. -/ Crédit : Google Street View

C’est la première condamnation dans l’affaire de proxénétisme qui touche des mineurs d’un foyer du quartier Henriville à Amiens. Un jeune homme de 17 ans a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour proxénétisme, lors d’une audience qui s’est déroulée à huis clos au tribunal pour enfants d’Amiens lundi 13 mai. Il devra également respecter son placement en foyer et verser 2500 euros aux deux adolescentes auxquelles il a porté préjudice.

Selon les informations du Courrier picard, l’adolescent avait posté, sur le site internet de chat en ligne Coco.fr, le profil des deux jeunes femmes, elles aussi pensionnaires du foyer. Elles devaient ensuite avoir des relations sexuelles tarifées avec des hommes majeurs. Le proxénète, qui a plusieurs fois accompagné les adolescentes sur les lieux des passes qu’il choisissait lui-même, empochait l’argent de la prostitution.

Une autre prévenue était à l’audience, rapporte France Bleu Picardie. Mineure à l’époque des faits, elle est poursuivie, elle aussi, pour proxénétisme. Un avertissement solennel lui a été prononcé.

Les clients devant la justice en octobre

Le second volet de cette affaire aura lieu le 1er octobre prochain au tribunal correctionnel d’Amiens. Fin avril, les enquêteurs avaient réussi à identifier treize clients, depuis renvoyés devant la justice.  L’un d’entre eux, chirurgien au CHU d’Amiens, avait été placé sous contrôle judiciaire. Il a reconnu avoir consulté le site de rencontres mais affirme avoir renoncé à avoir une relation sexuelle avec les jeunes femmes après avoir découvert leur âge.

Adrien Grange