Un total de 272 rebelles ont été tués dans des combats dans le nord de l’Ethiopie dans l’état du Tigré, a annoncé l’armée fédérale éthiopienne. Elle y affronte, depuis mardi, plusieurs groupes armés opposés au gouvernement fédéral et récemment alliés.
L’offensive lancée par les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti interdit par Addis Abeba mais qui dirige de fait l’Etat régional du Tigré, aux côtés de groupes alliés, auraient été repoussée selon l’armée, dans un communiqué publié sur Facebook. 260 combattants rebelles ont également été blessés
Une alliance entre groupes armés
Dimanche dernier, le TPLF avait annoncé s’allier à six autres mouvements rebelles, formant la Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie. Composée du Mouvement national amhara des Fano, de l’Armée de libération oromo (OLA), du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), du Front révolutionnaire d’unité nationale afar, du Mouvement de libération du peuple benishangul et du Mouvement démocratique du peuple gumuz, son objectif est ambitieux, puisqu’il s’agit de « destituer le gouvernement » et d’« établir un gouvernement de transition inclusif ».
Un conflit larvé
Une guerre meurtrière et destructrice a opposé entre 2020 et 2022 le gouvernement fédéral et le TPLF, qui a dirigé l’Ethiopie durant 30 ans jusqu’à la nomination en 2018 de l’actuel Premier ministre Abiy Ahmed. Les deux camps s’accusaient mutuellement ces derniers mois de vouloir déclencher un nouveau conflit.
Le conflit s’est étendu en dehors du Tigré, où les autorités fédérales ont procédé à des dizaines de frappes de drones ces dernières semaines. Le TPLF a notamment progressé dans l’Etat régional voisin de l’Afar et des combats opposent l’armée fédérale aux milices amhara Fano en Amhara.
Depuis mardi 22 septembre, Thélyson Orélien est au cœur d’une polémique. Son roman à succès, C’était ça ou mourir (Grasset), est soupçonné d’avoir été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, selon des accusations lancées par le compte X « Balance ton Claude ».
« C’était ça ou mourir » mis en avant dans les librairies françaises qui le défendent (Photo par Riccardo Milani / Hans Lucas via AFP)
IA ou pas IA, telle est la question. Alors que l’intelligence artificielle s’invite dans notre quotidien et dans tous les secteurs professionnels, le monde du livre n’y échappe pas. Jeune auteur québécois d’origine haïtienne, Thélyson Orélien a publié son premier roman, C’était ça ou mourir*, un récit d’exil d’un migrant haïtien, paru le 19 août dernier. Récompensé par le prix du roman Fnac et salué par la critique, le livre s’est vendu à près de 35 000 exemplaires en cinq semaines, d’après Le Monde. Dans les librairies parisiennes, il occupe toujours les présentoirs et il devrait y rester malgré la polémique, assure Morgane, libraire à L’Usage du monde (Paris 17e).
Un soutien solide des libraires
Depuis quelques mois, le monde du livre est secoué par plusieurs controverses, dont celle qui a touché les éditions Grasset en avril, ainsi que d’autres liées à l’usage de l’intelligence artificielle. Face à cette nouvelle secousse, les librairies prennent position et défendent Thélyson Orélien.
Pour les libraires, garder le roman dans leurs rayons va de soi. La première raison est économique. Face aux géants de la vente en ligne, la survie des librairies indépendantes est difficile et chaque polémique les atteint. « Je ne vais pas me tirer une balle dans le pied, c’est assez compliqué comme ça », insiste Corinne Giraud, libraire à Comme une orange (Paris 17e), qui en a vendu cinq exemplaires la veille. Les lecteurs, eux, continuent d’acheter ce best-seller. Morgane a même l’impression que « les gens l’achètent aussi par soutien ».
Certains libraires prennent des précautions et suivent l’actualité pour toute nouvelle information le concernant. « On continue de le défendre, mais on reste prudent, car on ne sait pas si l’outil de vérification est fiable à 100 % », confie Morgane. Libraires et lecteurs s’interrogent aussi sur ce tollé soudain, “pourquoi cet auteur en particulier, et pas un autre ?”, se demande Morgane.
L’IA et l’écriture, le début du débat
À présent, la question de l’intelligence artificielle se pose sérieusement dans le monde du livre. Pour Morgane, la vigilance n’est pas l’affaire des libraires, c’est celle des éditeurs. De son côté, Corinne Giraud estime que la loi doit encadrer son usage afin de ne « pas décrédibiliser le secteur », déjà fragilisé. Mais l’actualité ne la déstabilise pas, « Il va y en avoir d’autres… », prévient-elle.
Au-delà de l’affaire, c’est le métier de libraire qui est interrogé. Selon Le Monde, François Michel, de la librairie Livres in Room à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), reconnaît qu’il n’y a plus la même naïveté face aux œuvres. Il craint aussi qu’une telle controverse rende les lecteurs plus volatils, ce qui compliquerait la gestion des stocks.
Thélyson Orélien, auteur québécois d’origine haïtienne, dément avoir utiliser l’IA pour rédiger son roman à succès. (Photo par Joel Saget / AFP)
Le soupçon n’est pas nouveau pour les écrivains, hier c’était le plagiat, aujourd’hui l’IA. À la librairie Fontaine V.H. (Paris 16e), les libraires relativisent : « Il y a beaucoup de textes qui ont été remaniés par les traductions, ce n’est pas une problématique nouvelle. Il est possible de se faire aider. » Cela n’enlève rien, selon elle, à la valeur du récit de vie de l’auteur, qu’elle juge « très beau et humaniste ».
Pour le moment, les libraires interrogés semblent vouloir continuer à défendre le roman, l’un de leurs favoris de la rentrée et un succès commercial dont ils ne peuvent pas se priver dans un contexte économique difficile. De son côté, Thélyson Orélien dément avoir utilisé une intelligence artificielle pour l’écriture de son roman, il a même affirmé « J’ai toujours aimé la création et l’écriture, je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine.», d’après Libération.
* »C’était ça ou mourir », de Thélyson Orélien, 272 pages, paru le 19 août 2026 aux Éditions Grasset
Dans une tribune au Guardian publiée jeudi matin, le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a appelé Londres à faire preuve de “courage”, et à restituer les frises du Parthénon. La relance d’une querelle historique.
Alors que les discussions semblaient au point mort, le premier ministre grec a appelé son homologue à franchir “le pas décisif”, celui de la restitution par le Royaume-Uni des frises du Parthénon, exposées au British Museum. Si l’extraction des frises de l’Acropole date de 1801, elle cristallise encore les relations diplomatiques entre les deux Etats.
Un sur-place permanent
Des relations sensibles que la tribune de Kyriakos Mitsotakis attise à nouveau. Dans sa tribune, il insiste sur la “volonté politique” dont doit faire preuve le Royaume-Uni, en réunissant les sculptures, pour “transformer un différend historique en un acte unique d’amitié culturelle”.
Si les discussions stagnent, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, s’était prononcé en faveur de la restitution, “sans conditions”. Mais arrivé en poste, le dirigeant travailliste est revenu sur cette position, en déclarant en août que l’affaire relevait exclusivement du British Museum. Le porte-parole du musée, contacté par l’AFP, a simplement réaffirmé dans la journée que sa “position et son ouverture à un accord demeuraient inchangées”.
La tapisserie de Bayeux
C’est dans ce lieu mythique que trône en ce moment la Tapisserie de Bayeux, dans le cadre d’un prêt inédit de la France. Une actualité dont le Premier ministre grec s’empare, déplorant la différence de traitement entre la tapisserie française et les bas-reliefs grecs. Il souligne que “personne n’envisagerait de couper en deux ce qui subsiste de la tapisserie de Bayeux”, accusant que cela soit “exactement ce qui est arrivé aux sculptures du Parthénon”. Un conflit patrimonial qui ne trouve pas d’issue, après deux siècles de revendications bi-partites.
Le pape Léon XIV a pris la parole aujourd’hui au sujet du changement climatique. Il réclame plus de justice sociale, une meilleure prévention ainsi qu’une vigilance accrue envers l’IA
Le pape Léon XIV estime que le réchauffement n’est pas qu’un défi environnemental mais également une question de justice sociale. Les catastrophes naturelles, dont l’intensité croît, « frappent surtout les pauvres, les communautés qui disposent des ressources les plus limitées pour s’adapter, et ceux dont les moyens de subsistance dépendent directement de la terre, des forêts et des océans », a alerté le pontife américain lors d’une audience aux membres de l’Académie pontificale des sciences.
« Passer de la réponse d’urgence à la prévention »
Le souverain pontife veut aussi un changement d’attitude pour plus de prévoyance. « Nous ne pouvons répondre à ces défis uniquement après que la catastrophe s’est déjà produite. Nous devons passer de la réponse d’urgence à la prévention, de la vulnérabilité à la préparation et des mesures à court terme à une vision sage et clairvoyante pour l’humanité ».
Engagé contre l’IA
Le chef des 1,4 milliard de catholiques a aussi souligné la « forte pression sur les ressources naturelles » exercée par les systèmes d’IA actuels, très gourmands en énergie et en eau, et « influençant de manière significative les émissions de dioxyde de carbone ». Dans le même discours, Léon XIV a de nouveau mis en garde contre les risques accompagnant le développement de l’IA.
Robert Prevost s’inscrit dans le sillage de son prédécesseur François et de son encyclique Laudato Si’ (2015), un manifeste historique sur la protection de l’environnement appelant à une action contre le réchauffement climatique d’origine humaine.