“Il faut vider la bande de Gaza” : la chroniqueuse de RMC Barbara Lefebvre face aux juges pour apologie de crime contre l’humanité et incitation à la haine

 

Barbara Lefebvre cumule les dérapages à l’antenne. Après avoir été condamnée mi-avril pour avoir qualifié les gens du voyage de “machins” dans l’émission Les Grandes Gueules, elle se retrouve à nouveau ce mercredi sur le banc des accusés pour des propos tenus sur les Palestiniens sur I24news. 

“Les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du Jihad Islamique”  déclarait Barbara Lefebvre sur la chaîne basée en Israël i24news en février 2025. L’émission était une édition spéciale, en réaction à la restitution des corps de quatre otages et la mise en scène orchestrée par le Hamas lors de cette dernière. À l’antenne, elle affirmait « Il faut vider la bande de Gaza”, validant ainsi le plan du président Donald Trump, qui proposait de déporter plus de deux millions de Gazaouis vers l’Egypte ou la Jordanie. Cette déclaration a provoqué l’indignation. La chroniqueuse a été convoquée par sa direction puis écartée temporairement de l’antenne. Cette dernière assume néanmoins ses propos, tout en assurant peu après que vider la bande de Gaza “ne signifie en rien exterminer les Palestiniens”.

« Je suis la meilleure amie des Palestiniens »

Dans la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, Barbara Lefebvre retrouve des proches venus la soutenir, qu’elle embrasse et se réjouit de retrouver. À droite d’ailleurs, aux côtés de la prévenue, certains considèrent être du côté des « gentils ». Son avocat, M.Laval, affirme d’ailleurs que la chroniqueuse est « souffrante ». De l’autre côté, cinq associations se sont constituées parties civiles : SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, SOS Soutien sans papiers, Avocat pour la justice du Proche-Orient, l’Union Juive Française pour la Paix et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Ces associations sont considérées comme LFistes par la prévenue. Le parquet serait aussi à la botte de LFI selon cette dernière.

À la barre, Barbara Lefebvre se présente comme une experte du Moyen-Orient et prétend vouloir « sauver » les Palestiniens du joug du Hamas. Elle se définit d’ailleurs comme « la meilleure amie des Palestiniens ». Pour elle, c’est uniquement dans le contexte de débat télévisé qu’elle aurait dit « Les civils à Gaza sont autant responsables » au lieu de dire « Des civils sont responsables ». Par ces mots, elle englobe alors toute la population gazaouie. Selon elle, elle ne visait uniquement les civils Palestiniens ayant participé aux massacres du 7 octobre. Concernant les allusions au déplacement de la population, elle se base sur un sondage affirmant que 49% des Gazouis veulent partir de la bande de Gaza. Pour se justifier, elle cite explicitement Donald Trump et lit le compte-rendu d’une conférence de presse parlant de son plan de paix à Gaza. Pour elle, lorsqu’elle assume qu’il faut « vider Gaza », elle faisait référence à expulser le Hamas du territoire. Elle compare d’ailleurs le Hamas à l’Allemagne nazie, elle parle de « dénazification » et fait beaucoup de parallèles avec le IIIème Reich. Elle affirme d’ailleurs que « Les Palestiniens sont responsables des leaders politiques qu’ils ont choisi », en référence aux élections du Hamas en 2006. La population serait totalement infiltrée par le Hamas, notamment les médecins et les journalistes, reprenant alors les propos du gouvernement israélien.

« Une chroniqueuse chevronnée »

Selon la chroniqueuse, ses propos reflètent une opinion, et non pas un délit. Pourtant, comme le souligne la Présidente du tribunal, les mots exprimés à l’antenne d’I24 news sont forts : « Vider Gaza » « Ils devront payer le prix fort » « zone vierge ». Pour les parties civiles, il est clair que la population est collectivement désignée comme coupable. Barbara Lefebvre appelle à déplacer toute une population : si l’on se fie au sondage qu’elle a elle-même évoqué, 51% de la population ne souhaite pas partir de Gaza. Alors qu’elle se présente à la barre comme une « pauvre prof qui intervient dans les écoles », elle répond aux questions avec une certaine animosité et ne s’excuse pas pour ses propos. Lorsque les parties civiles font référence à son soutien au plan Trump, elle répond : « Nous aurions dû citer Donald Trump comme témoin mais hélas il était indisponible ».

Pour le Procureur de la République : « Il est évident que tous les Gazaouis sont visés » et lorsqu’elle affirme la nécessité de « vider » la bande de Gaza, « c’est bien un transfert forcé de l’ensemble de la population dont il est question ». Quand elle évoque « le prix fort » à payer, pour le procureur, elle ne parle pas de justice, de « prix juste » mais bien du recours à la force. C’est pour lui une « chroniqueuse chevronnée » , une professionnelle de l’expression qui ne butte pas sur ses mots à l’antenne : ils étaient soigneusement choisis. Il retient les deux chefs d’accusations : la provocation à la haine et à la violence et d’apologie de crime contre l’Humanité. Il requiert un avertissement, sur la forme d’un emprisonnement de huit mois et une peine sous la forme d’une amende d’un montant de 4000 euros.

Coupures budgétaires, suppressions de postes, gel des subventions… La CGT Spectacle se mobilise pour la Culture

Mercredi 23 septembre, la CGT Spectacle manifeste contre les coupures budgétaires massives qui fragilisent le secteur de la culture depuis deux ans, et qui n’ira pas mieux à l’approche du vote du Budget 2027.

C’est la coupe de trop, et le Budget 2027 ne promet rien. Mercredi 23 septembre, la CGT Spectacle appelle à se rassembler contre les coupures budgétaires massives en défaveur de la culture sur la place André Malraux, à quelques rues du Ministère de la Culture. La veille de l’ouverture du Festival d’Avignon, 28 structures culturelles apprenaient que 10% à 13% de leurs subventions de l’Etat pour l’année 2026 avait été “gelée” et soumise à négociation. Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres. 

Inspirée par la mobilisation de la rédaction de France Inter contre l’arrivée de Charles Sapin en tant qu’ éditorialiste, directeur adjoint du magazine ultraconservateur Valeurs Actuelles, la CGT Spectacle entend aussi bien défendre l’emploi, les salaires et la création que le droit à une information de qualité. “Non à l’austérité, oui au service public !”, revendique l’union des syndicats, motivée par l’approche de l’élection présidentielle.

Une forme d’élitisme

Aujourd’hui, une grande partie des intermittents ne parviennent plus à réunir « les 507 heures nécessaires à l’ouverture de leurs droits à l’assurance chômage et, fait inédit, des plans de licenciement surviennent dans des structures subventionnées du spectacle vivant », alerte encore la CGT Spectacle dans son communiqué. Le risque le plus redouté, conséquence de la dégradation des conditions de travail pour les professionnels du secteur, étant que l’accès à la culture ne devienne une forme d’élitisme. 

Dans le cadre de la politique de généralisation de l’éducation artistique et culturelle (EAC), initiée par le Ministère de la culture, 150 millions d’euros ont été déployés en direction des jeunes, pour l’année 2025, en particuliers issus des territoires prioritaires de la ruralité et des territoires ruraux. Sans cet effort, les zones urbaines concentreront la majorité des musées, bibliothèques municipales, musées et autres événements ponctuels, sans compter la mise à l’écart des familles et jeunes les plus défavorisées.

Beaucoup de baisses les années précédentes

L’Observatoire des politiques culturelles (OPC) anticipe pourtant  le phénomène depuis 2023. L’année dernière, leur “cartocrise” recensait les baisses de soutien public aux structures du secteur culturel entre 2024 et 2025. Au total, une baisse de 30 millions d’euros sur 748 déclarants. “2025 a été relativement stable mais cache en réalité beaucoup de baisses les années précédentes”, souligne le responsable du baromètre à l’OPC. Présenté à Avignon en juillet dernier, l’édition 2026 confirme la tendance : près de la moitié (45%) des collectivités et des intercommunalités a maintenu ses budgets culturels globaux (fonctionnement et investissement) entre 2025 et 2026, sans pour autant assurer la survie du secteur. 

S’ajoute au déficit économique une vulnérabilité au dérèglement climatique, comme l’a confirmé l’été 2026 et les nombreux festivals annulés pour risques liés aux fortes chaleurs. Aujourd’hui, seulement 0,7% du budget est consacré à la culture. Les syndicats militeront toute la semaine, à coups de pétitions et de prises de parole, pour revendiquer 1%.

Louise Baucry

A l’assemblée générale de l’ONU, Donald Trump et Emmanuel Macron prennent position sur l’IA

L'ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidence Donald Trump s'exprime lors d'un débat présidentiel au National Constitution Center à Philadelphie, Pennsylvanie, le 10 septembre 2024. (Photo : Saul Leob / AFP)

A la veille des premiers débats sur l’IA au Conseil de sécurité de l’ONU, les dirigeants français et américain ont abordé le sujet dans leurs discours respectifs. Le premier souhaite réguler, l’autre dénonce un “projet mondialiste de contrôle”. 

“Welcome to the new world of Superintelligence, SI”. À la tribune des Nations unies, mardi 22 septembre, Donald Trump n’a pas seulement proposé de rebaptiser l’intelligence artificielle. Le président américain a annoncé que son administration utiliserait désormais le terme de “super intelligence” et appelé le reste du monde à l’imiter. 

Pour la France le but serait d’échapper à la dépendance

Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron, à la même tribune, a appelé les États qui refusent de dépendre des deux grandes puissances technologiques à former une coalition. Ni la France ni l’Union européenne ne disposent aujourd’hui d’un écosystème technologique comparable à celui des États-Unis ou de la Chine. Il appelle à une “coalition des indépendants (…) qui ne veulent pas devenir les vassaux de l’une ou l’autre des deux grandes puissances mondiales”, et ainsi réunir des États capables de partager puissance de calcul, financements et technologies. Le but: développer leur propre modèle, sans dépendre entièrement des plateformes américaines ou chinoises.

Une position soutenue lundi par les dirigeants de plus de vingt pays dont le Canada, l’Allemagne et l’Australie. Ils plaident pour davantage d’encadrement de cette technologie et la création, sous l’égide de l’ONU, d’un organe international de régulation. Mardi, le premier ministre britannique, Andy Burnham, a annoncé vouloir lancer l’élaboration de standards de sécurité de l’intelligence artificielle sous l’égide du G20, afin d’assurer “que le développement de l’IA est sûr”. 

A Washington, ne pas perdre l’avance américaine

Donald Trump, de son côté, a réaffirmé sa ligne politique : les États-Unis ne veulent pas ralentir dans la course mondiale à l’intelligence artificielle. Alors que dirigeants de la tech et chercheurs réclament depuis plusieurs semaines davantage de garde-fous, le président américain a rejeté l’idée d’une régulation internationale susceptible de freiner l’innovation américaine. Pour le président américain, la question de l’IA est indissociable de la rivalité stratégique avec la Chine. “Celui qui gagne l’IA gagne”, avait-il déjà résumé, assurant mardi que les États-Unis conserveraient leur avance sur Pékin : “Nous avons maintenant une grande avance sur la Chine et sur tous les autres, et nous allons faire en sorte que cela dure”. Les États-Unis ne vont pas “étouffer la croissance de quelque chose qui sera plus grand que la révolution industrielle” et le gouvernement “recadrera les choses” si nécessaire et dirigera le secteur de manière responsable, avait-il précisé.

Washington dispose aujourd’hui d’une grande partie des entreprises qui structurent le secteur, des concepteurs de modèles aux infrastructures de calcul. En 2025, ils ont produit davantage de modèles d’IA majeurs que tout autre pays. Ils dominent également les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement : Amazon, Microsoft et Google contrôlent à eux seuls près des deux tiers du marché mondial du cloud. Selon Stanford, les États-Unis hébergent en outre plus de 5 427 centres de données, plus de dix fois plus que n’importe quel autre pays. 

Intérêts plus personnels du président américain

Si les investissements liés à l’IA ont fortement contribué à la croissance et à la progression des marchés américains, ils croisent aussi les intérêts financiers du président américain et de sa famille. Les déclarations financières de Donald Trump font apparaître des investissements dans plusieurs entreprises de semi-conducteurs, de serveurs et d’infrastructures énergétiques liées au boom de l’IA, notamment Meta, tandis que ses fils sont engagés dans des fonds ayant investi dans xAI, Cerebras ou Perplexity. Contrairement à plusieurs de ses prédécesseurs, Trump n’a pas placé l’ensemble de ses avoirs dans un blind trust ; la Maison-Blanche affirme toutefois que ses placements sont gérés par des gestionnaires indépendants et que le président n’intervient pas dans les décisions d’achat ou de vente et récuse tout conflit d’intérêts. 

Dans la soirée, pour la première fois, le Conseil de sécurité des Nations unies doit consacrer un débat à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici cantonnées à différents groupes de travail et commissions, les discussions sur ses usages militaires ou ses conséquences en matière de cybersécurité entrent ainsi dans l’enceinte de l’ONU.

Juliette Sanchez





Aires protégées : en France, les 30 % cachent une réalité très contrastée

À un mois de la COP17, en Arménie, les défenseurs de la nature alertent : les engagements pris pour protéger les terres et les océans d’ici à 2030 restent hors de portée. La France affiche déjà plus de 30 % d’aires protégées, mais le chiffre cache de fortes disparités.

Protéger près d’un tiers des terres et des mers d’ici à 2030 : quatre ans après l’adoption de cet objectif à la COP15 de Montréal, le compte à rebours tourne désormais à l’avantage des chiffres plutôt que de l’action. Un rapport publié mercredi par Together for the Ocean et Campaign for Nature estime que les États ne suivent pas une trajectoire suffisante pour atteindre la cible « 30×30 ».

Le constat est d’autant plus préoccupant que la protection effective, avec des règles, une gestion et un contrôle permettant de limiter les activités dommageables, reste très inférieure à la protection affichée. Selon l’Ocean Protection Gap Report 2026, seulement 3,5 % de l’océan mondial est aujourd’hui considéré comme effectivement protégé.

« Le monde n’est pas encore en bonne voie pour atteindre une couverture de 30 % »

« Les gouvernements ont déjà démontré qu’il était possible de réaliser des progrès rapides, mais le monde n’est pas encore en bonne voie pour atteindre une couverture de 30 % », résume Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature.

Pour Jan Peter Schemmel, directeur Europe de Campaign for Nature, l’écart entre les chiffres affichés et la réalité tient notamment aux activités autorisées dans certaines aires protégées. « Dans de nombreux cas, il existe des zones protégées désignées dont les règles sont appliquées, mais où l’on autorise simultanément des activités économiques nuisibles à la biodiversité », explique-t-il. « La protection prévue sur le papier ne se concrétise alors pas dans la réalité. »

La France a déjà dépassé les 30 %… en apparence

Sur le papier, Paris fait partie des États qui ont déjà atteint l’objectif. La stratégie nationale pour les aires protégées prévoit de couvrir au moins 30 % du territoire national et des espaces maritimes sous juridiction française, dont 10 % sous protection forte.

Les données du Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique montrent qu’au 1er janvier 2026, 637 300 km² du territoire français sont placés sous « protection forte », soit 5,9 % de l’ensemble national.

Toutefois, près des trois quarts de ces surfaces se trouvent dans les Terres australes et antarctiques françaises. Dans l’Hexagone, seulement 1,56 % des terres sont sous protection forte. En mer, la proportion tombe à 0,2 %. En Méditerranée, elle atteint 0,58 %.

Des « aires protégées » qui ne le sont pas toutes réellement

Dans une étude publiée avec Greenpeace en 2025, l’équipe du chercheur du CNRS Joachim Claudet estimait que, alors que la France revendiquait plus de 33 % d’aires marines protégées, seules 4 % de ses eaux bénéficiaient de régulations et d’un niveau de protection réellement efficace, et seulement 0,03 % dans les eaux métropolitaines.

« En Méditerranée française, on affiche 85 % de mer territoriale dans une aire marine protégée, mais seulement 0,12 % sont réellement protégées », alertait déjà Éric Charbonnel, responsable scientifique du Parc marin de la Côte Bleue, dans une publication du ministère l’année dernière. « Beaucoup ne sont que des “paper parks”, sans moyens ni interdictions. »

Le nerf de la guerre : les moyens

Le rapport estime à environ 1,8 milliard de dollars par an les dépenses actuelles consacrées à la protection des océans dans le monde, soit à peine un dixième des besoins nécessaires pour atteindre l’objectif de 2030. Le déficit annuel dépasserait 14 milliards de dollars.

L’essentiel des besoins ne concerne pas la création de nouvelles zones, mais leur fonctionnement : surveillance, contrôle, personnel, gestion, suivi scientifique et association des populations locales. Selon le rapport, environ 95 % des besoins financiers concernent cette gestion de long terme.

« Il ne sera pas réaliste de combler ce déficit de financement uniquement par des fonds publics »

Pour Jan Peter Schemmel, ce déficit ne pourra toutefois pas être comblé par les seuls budgets publics. « Il ne sera pas réaliste de combler ce déficit de financement uniquement par des fonds publics », estime-t-il, appelant au développement de « mécanismes innovants reposant sur le financement mixte » et capables d’attirer des capitaux privés. Il cite notamment des modèles associant financements publics et philanthropiques à des investissements privés, déjà expérimentés dans le domaine de la protection des forêts.

La France a, elle aussi, identifié ce problème. Dans son bilan de la stratégie nationale pour les aires protégées, le gouvernement souligne la nécessité d’améliorer la gestion des espaces existants, de réduire les pressions qui s’y exercent et de renforcer les financements. 

L’outre-mer, clé des ambitions françaises

Avec le deuxième espace maritime mondial, la France dispose d’un levier considérable pour contribuer au « 30×30 ».

Le rapport de Together for the Ocean cite d’ailleurs la Polynésie française comme un exemple de progression : en juin 2026, elle a annoncé l’extension de ses eaux intégralement protégées de 520 000 km², portant à environ 1,4 million de km², soit 30 % de ses eaux, la superficie placée sous protection complète contre les activités extractives.

L’enjeu est désormais de savoir si ces extensions se traduisent par une protection effectivement appliquée et contrôlée. À l’échelle mondiale, seulement un tiers environ des surfaces marines déclarées protégées bénéficient aujourd’hui d’un niveau de protection jugé effectif. Pour atteindre 30 % d’ici à 2030, la superficie de l’océan effectivement protégée devrait presque être multipliée par neuf en quatre ans.

Matthieu Holyman