JO : La nouvelle maire de Berlin Elif Eralp abandonne la course pour 2036, 2040 ou 2044

Berlin a officiellement retiré jeudi sa candidature à l’organisation des Jeux olympiques de 2036, 2040 ou 2044, laissant les projets de Munich et de Cologne/Rhin-Ruhr seuls en lice avant la décision du Comité olympique allemand (DOSB) samedi.

« Nous n’avons tout simplement pas pu proposer la stabilité politique dont on a besoin », a regretté le patron de la candidature berlinoise Kaweh Niroomand, ancien volleyeur et entraîneur, lors d’une conférence de presse.`

La tête de liste du parti de gauche Die Linke, Elif Eralp, arrivée en tête du scrutin régional dimanche à Berlin avec 25% des suffrages, a annoncé dès lundi qu’elle ne soutiendrait pas une candidature olympique.

« Je ne suis encore jamais venu à une conférence de presse autant à contrecoeur. Aujourd’hui est un jour triste pour Berlin. Car les Jeux olympiques et paralympiques auraient été une immense opportunité. Pour Berlin, pour l’Est de l’Allemagne et pour les générations futures », a souligné le maire sortant de Berlin, Kai Wegner, issu du parti conservateur CDU du chancelier Friedrich Merz.

Duel entre Munich et Cologne

Quatre villes s’étaient initialement porté candidates pour représenter l’Allemagne devant le Comité international olympique (CIO) pour les Jeux de 2036, 2040 ou 2044. Hambourg s’était déjà retiré fin mai après le rejet de son projet par référendum. Berlin, dont le conseil municipal avait approuvé la candidature le 21 mai, n’avait pas organisé de consultation populaire. Le DOSB se réunira samedi à Baden-Baden (sud-ouest) pour choisir entre Munich et Cologne qui ont passé l’obstacle référendaire.

Manon Latour avec AFP

Le chanteur Renan Luce annonce une reprise de son tube « la lettre » et une nouvelle tournée 20 ans après la sortie de son album Repenti »

Vingt ans après la sortie de son album « Repenti » vendu à plus d’un million d’exemplaires, le chanteur va en proposer une reprise avec la suite de sa chanson « la lettre ». A cette occasion, il lance vendredi une tournée anniversaire qui s’achèvera mi-décembre.

Pour fêter cet anniversaire, l’opus sorti en 2006 s’offre une seconde jeunesse:  « Repenti – il y a 20 ans peut-être » renferme les 13 titres initiaux, dans une version remastérisée, dont « Les voisines » et « La lettre » qui ont incarné son univers poétique, souvent espiègle.

« Pouvoir se frotter à ce sentiment de nostalgie »

L’auteur-compositeur-interprète a imaginé « La suite », pensée comme le chapitre suivant de « La lettre », qui se finissait par deux amoureux se retrouvant au bord d’une falaise. Pour l’interpréter, il a invité à ses côtés Samson, jeune chanteur pop originaire de Toulouse.

« Il y a un mélange entre cette chance de pouvoir se frotter à ce sentiment nostalgique que j’aime bien, regarder dans le rétroviseur, et parallèlement cette joie d’enfiler à nouveau les costumes des personnages de ces chansons », confie l’artiste.

Plus de 20 concerts jusqu’au 17 décembre

Renan Luce, 46 ans désormais convie également son public à des retrouvailles sur scène, à l’occasion d’une tournée d’une vingtaine de concerts se terminant le 17 décembre à la Cigale à Paris. Pour cette tournée, Renan Luce sera accompagné de sa « petite bande de musiciens », à la guitare, basse, batterie et au clavier. Rythmée ou plus feutrée, chaque chanson aura son propre univers, par le travail des arrangements et des lumières notamment, glisse-t-il.

Écoulé à un million d’exemplaires selon Universal, « Repenti » avait propulsé la carrière de l’artiste, lui valant deux récompenses aux Victoires de la musique. Cette période a été marquée par « l’assouvissement d’un rêve » mais aussi une plongée dans un « tourbillon » parfois « tumultueux », se remémore-t-il. Depuis, Renan Luce a sorti trois autres albums, sans le même succès commercial. Il s’est par ailleurs investi dans différents projets artistiques et a publié en 2022 une autobiographie, « Une famille inquiète ».

Manon Latour avec AFP

Thomas Docquir, une nouvelle étoile brille à l’Opéra de Paris

Thomas Docquir, un danseur belge de 28 ans décroche le titre tant convoité de danseur étoile. Lui qui danse avant tout pour « raconter des histoires » peine à réaliser que sa vie vient de changer. 

« Je suis encore sur mon petit nuage. Je n’ai pas complètement réalisé », confie à l’AFP l’artiste, 28 ans, qui sera sur scène les 10 et 16 octobre lors du traditionnel défilé des danseurs de l’Opéra de Paris. Dans un studio dans les hauteurs du palais Garnier, en plein centre de Paris, le danseur de 1,87 m, cheveux bruns, clé de sol tatouée sous un bras, travaille avec sa partenaire l’étoile Roxane Stojanov et d’autres danseurs de la compagnie. Au programme: « Vers un pays sage », une pièce de Jean-Christophe Maillot, chorégraphe néoclassique contemporain, donnée à partir du 11 octobre.Les danseurs écoutent les conseils de la répétitrice, marquent un placement, rectifient une position.

Le premier danseur étoile belge de l’Opéra de Paris 

Le 21 juin, Thomas Docquir interprétait pour la première fois le rôle de Solor dans « La Bayadère » de Rudolf Noureev. Au moment des saluts, le directeur général Alexander Neef et le directeur de la danse José Martinez se sont avancés sur la scène pour lui annoncer la nouvelle. « Il n’était pas prévu que je danse ce jour-là. Je remplaçais un danseur étoile (blessé, ndlr), on m’avait sollicité trois jours avant la représentation. Du coup, c’était une excellente surprise », se souvient Thomas Docquir. « Ma première pensée a été pour ma famille », dans la salle « par pur hasard ».

Il est le premier danseur étoile belge de l’Opéra de Paris, « une petite fierté » pour ce pays, glisse celui qui a commencé la danse dans un conservatoire en Belgique, poussé par une mère ayant elle-même dansé pour son loisir et par un père violoniste amateur.

A 12 ans, il réussit le concours d’entrée à l’Ecole de danse de l’Opéra. Il est engagé dans la compagnie à 17 ans et y gravit les différents échelons. Il devient la septième étoile homme du Ballet, qui comptera sept femmes à partir de mi-octobre. En cette rentrée, l’artiste interprète également le rôle de Lescaut dans « l’Histoire de Manon », de Kenneth MacMillan, à partir du 28 septembre.

Le danseur aime raconter des histoires 

Lui qui a récemment dansé Roméo (« Roméo et Juliette » de Noureev), le prince Désiré (« La belle au bois dormant » de Noureev) ou encore Des Grieux (« La dame aux camélias » de John Neumeier) se dit « très attiré par les personnages issus de la littérature, où l’histoire est un peu plus profonde que le conte de fées ». Il aimerait par exemple danser l’ombrageux Onéguine ou le poète Lenski, dans le ballet « Onéguine » chorégraphié par John Cranko, tiré du tragique roman d’Alexandre Pouchkine.

« J’ai envie de raconter vraiment des histoires », dit-il, se disant chanceux d’avoir 14 ans devant lui, jusqu’à l’âge de la retraite, et « une bonne forme physique » pour interpréter les grands rôles du répertoire.

Solide, il a pu avoir, plus jeune, une « fragilité aux genoux », mais il assure, depuis, avoir « appris à connaître » son corps. Dans un ballet, Thomas Docquir, réputé bon partenaire, affectionne avant tout les pas de deux : « c’est s’accorder l’un à l’autre, être à l’écoute ».

Ses modèles ? L’étoile Nicolas Leriche, qui avait, « au-delà de sa technique et de sa danse, un charisme hallucinant ». Mathieu Ganio, étoile aussi, parti à la retraite en 2025, l’a aussi marqué par « sa gentillesse et sa simplicité ».

Être danseur, « c’est difficile, c’est de la rigueur, des sacrifices, mais c’est un magnifique métier »

« Je vibre complètement quand je suis en scène », raconte le jeune homme, décrivant « un mélange d’émotions, d’excitation, d’adrénaline, de stress aussi ». C’est un moment où « on oublie tous ces efforts, toutes ces heures de répétition », dit celui qui se réveille le matin en écoutant Céline Dion sous sa douche et « aime voyager seul », sac au dos, pour se ressourcer. Danseur, « c’est difficile, c’est de la rigueur, des sacrifices, mais c’est un magnifique métier », assure-t-il.

Le CELSA avec l’AFP

Frappes pakistanaise en Afghanistan : le gouvernement taliban promet de répliquer

 

Après une incursion de drones partis du territoire afghan, le Pakistan a mené des frappes qui ont tué quatre civils, selon le porte-parole du gouvernement taliban. 

Le Pakistan a mené « des frappes aériennes et de drones » en Afghanistan, en réponse à « l’incursion de 23 drones partis du territoire afghan » la veille qui « ont violé sa souveraineté et son intégrité territoriale », a indiqué sur X le ministère de l’Information pakistanais. Il a mentionné avoir visé « 10 sites utilisés pour lancer ou stocker ces drones ».

Le Pakistan aurait notamment visé la ville de Kandahar, qui abrite le chef suprême des autorités talibanes Hibatullah Akhundzada. Le porte-parole du gouvernement taliban, qui s’est exprimé sur X, promet de répliquer. « Le régime militaire pakistanais a une nouvelle fois commis une agression et conduit des bombardements aériens à Kandahar (sud) et (dans les provinces de) Paktia, et Khost. (…). Quatre civils ont été tués ».Ces actions « auront de sévères conséquences pour l’armée pakistanaise », a-t-il ajouté.

Il s’agit de la deuxième série de frappes aériennes pakistanaises cette semaine. Lundi trois civils avaient été tués dans un bombardement dans la province de Kunar (est), selon l’ONU et les autorités afghanes. Islamabad avait de son côté affirmé avoir tué « 28 terroristes ».

Elles interviennent après une attaque contre un quartier général de la police dans le nord du Pakistan vendredi qui a fait au moins 31 morts et a été revendiquée par une faction liée au mouvement jihadiste Tehreek-i-Taliban Pakistan (TTP)

Un conflit qui dure depuis des mois

Islamabad accuse son voisin d’accueillir des combattants du TTP, ce que les autorités afghanes démentent.

Les deux voisins entretiennent des relations particulièrement tendues depuis le retour du gouvernement taliban en 2021. En octobre 2025, les combats entre l’Afghanistan et le Pakistan avaient fait des dizaines de morts, y compris lors de frappes pakistanaises sur Kaboul, et abouti à la fermeture quasi totale de la frontière terrestre.

Après diverses médiations, les affrontements avaient diminué sans totalement cesser puis ont viré en guerre ouverte fin février, avec de nouvelles frappes aériennes y compris sur Kandahar et Kaboul.

Le bombardement le plus meurtrier avait touché le 16 mars un hôpital pour toxicomanes de la capitale afghane, tuant au moins 269 civils, selon l’ONU.

Malgré des médiations et des tentatives de cessez-le-feu, les affrontements n’ont jamais totalement cessé. En juin, des frappes pakistanaises avaient fait une trentaine de mort dans l’est de l’Afghanistan.

Dans son dernier rapport, la Mission des Nations unies en Afghanistan avait indiqué que 499 civils avaient été tués et 1.216 blessés par le conflit entre octobre 2025 et fin juin 2026.

 

Le CELSA avec AFP