L’ONU appelle à des engagements forts sur les énergies renouvelables

Les représentants des Etats membres des Nations unies se réunissent pour la première fois depuis quarante ans pour discuter du sujet de l’énergie. Un domaine sur lequel le secrétaire général Antonio Guterres attend d’importants progrès, notamment sur l’accès à l’électricité. 

400 milliards de dollars. C’est le montant total sur lequel se sont engagés organisations et Etats-membres des Nations unies dans divers projets en faveur du développement des énergies renouvelables. Mais devant l’urgence du réchauffement de la planète, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé vendredi les leaders du monde entier à s’engager davantage en faveur des énergies propres, tout en s’assurant de l’accès des plus pauvres à l’énergie.

La feuille de route de ces 400 milliards de dollars doit être détaillée vendredi au cours du Dialogue de haut niveau sur l’énergie, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Parmi les projets, on trouve notamment l’exploration technologique de l’hydrogène et l’extension de l’accès à l’électricité, particulièrement les pays émergents.

D’après l’organisation internationale, près de 760 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité à travers le monde. « Nous avons un double impératif : mettre fin à la précarité énergétique et limiter le changement climatique » a martelé le secrétaire général devant l’assemblée du Dialogue de haut niveau, qui se réunit pour la première fois depuis quarante ans autour du sujet de l’énergie.

L’année dernière, la part des énergies renouvelables dans la production mondiale a grimpé à 29 %. « Dans la plupart des pays, le solaire photovoltaïque est désormais la source d’énergie la moins chère » a-t-il ajouté. Néanmoins, il a jugé des progrès encore trop lents. Il a fixé pour objectif la division par deux du nombre de personnes sans accès à l’électricité et le triplement des investissements dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie, pour atteindre un total de 5000 milliards de dollars par an.

 

J. B. avec AFP

Le Global Citizen Live: Un concert mondial de 24H

Après une édition de 2020 diffusée uniquement sur les ondes, la prochaine édition du concert organisé par l’ONG Global Citizen a lieu ce samedi.

Un festival de musique mondial de 24h, contre le changement climatique et « pour l’équité en matière de vaccins et la famine.» C’est l’évènement annoncé par l’ONG Global Citizen, coutumière des grands rendez-vous, comme son « Vax Live » au printemps à Los Angeles, en faveur de la vaccination contre le Covid-19.

Stevie Wonder à Los Angeles, Elton John à Paris ou Billie Eilish à New York : Ce samedi, les plus grandes stars de la chanson pop du XXIe siècle se produiront en direct et avec du public. Le programme est arrangé pour combler tous les fuseaux horaires de la journée. A Paris, où 20.000 spectateurs sont attendus sur le Champ-de-Mars, Ed Sheeran, les Black Eyed Peas ou encore Christine and the Queens seront sur scène. Le Greek Theatre de Los Angeles accueillera également Adam Lambert, Demi Lovato ou encore ONE REPUBLIC. Les prestations seront retransmises sur Apple Music, Apple TV App, YouTube, Twitter, ainsi que TF1 et TMC en France.

L’ONG Global Citizen, crée par Hugh Evans, un Australien «prodige dans le monde de la philanthropie» selon le New York Times, se décrit comme un «mouvement de citoyens engagés.» Cette série de concerts doit cette fois permettre, selon ses organisateurs, d’appeler «les gouvernements, les grandes entreprises et les philanthropes à travailler ensemble pour défendre la planète et vaincre la pauvreté, en se concentrant sur les menaces les plus urgentes.»

Charlotte de Frémont

La Niña finit de refroidir le climat

L’épisode climatique La Niña prend fin : il participait à un refroidissement des températures. « Cette situation ne doit pas nous donner un faux sentiment de sécurité en nous faisant croire qu’il y a une pause dans le changement climatique« , a averti le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas.

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La Niña est un phénomène météorologique naturel, inverse d’El Niño, qui participe au refroidissement temporaire des températures.

Après un début d’année assez frisquet, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), affiliée à l’ONU, prévoit des températures supérieures à la moyennes entre juin et août, en particulier dans l’hémisphère Nord. Ce changement est dû à la fin du phénomène La Niña, qui correspond au refroidissement temporaire à grande échelle des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial.

Ce phénomène naturel est l’inverse d’El Niño, phénomène de réchauffement des eaux de surface près des côtes d’Amérique du Sud, et qui peut causer des catastrophes naturelles.

Accentuation des conditions météorologiques extrêmes

Ces deux épisodes climatiques se produisent de façon irrégulière. Et ils ont beau être d’origine naturelle, ils n’en sont pas moins accentués par l’activité humaine. « L’année 2021 a démarré avec des températures relativement basses selon les normes récentes. Cette situation ne doit pas nous donner un faux sentiment de sécurité en nous faisant croire qu’il y a une pause dans le changement climatique », a averti le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Le réchauffement climatique n’est pas simplement l’augmentation de la température de la planète : c’est l’accentuation des conditions météorologiques extrêmes, souligne l’OMM. C’est pourquoi il vaut mieux parler de dérèglement climatique.

Gaëlle Sheehan