Carburants : les prix atteignent un plus haut depuis le début du conflit au Moyen-Orient

Les prix de l’essence et du diesel continuent de grimper en France, atteignant mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël lancée fin février.

Le litre de SP95-E10, essence la plus utilisée, s’affiche en moyenne à 2,038 euros, selon les données de milliers de stations-service. Cela représente une hausse d’environ 32 centimes, soit près de +18% par rapport à la période précédant les premières frappes.

Le SP98 suit la même tendance, à 2,123 euros le litre en moyenne, en hausse d’environ 30 centimes. Le gazole reste également très élevé, à 2,227 euros le litre, avec une progression proche de 50 centimes depuis le début du conflit, après avoir déjà dépassé ponctuellement les 2,30 euros.

Cette hausse s’explique par l’envolée des cours du pétrole liée aux tensions géopolitiques et aux perturbations des exportations dans la région du Golfe, notamment via le détroit d’Ormuz. En France, cette flambée pèse particulièrement sur les secteurs du transport, de la pêche et de l’agriculture, très dépendants du carburant.





Mise à jour : En Lozère, le dentiste jugé pour des mutilations sur ses patients réfute toute responsabilité

Jugé pour avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des dizaines d’opérations injustifiées et bâclées ayant mutilé ses patients, José Pereira Mendes, 61 ans, a nié toute responsabilité lors de son audience. Il comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère).

« Je ne suis pas l’auteur des escroqueries, des arnaques, je suis une victime de mon assistante », a assuré l’ex-dentiste en arrivant au palais de justice, amaigri et appuyé sur une béquille. Sur les séquelles dénoncées par ses anciens patients, à qui il a notamment arraché des dents saines, il a expliqué avoir dû « stopper le travail » en raison de son incarcération en 2021.

Radié en 2022 par l’ordre des dentistes, il comparaît libre après avoir fait une année de détention provisoire. Pendant une vingtaine d’années, il a exercé en qualité de chirurgien-dentiste libéral au Portugal puis au Mozambique, avant d’arriver à Badaroux, une commune voisine de Mende fin 2018. Il y pratiquait des soins jusqu’à son interpellation, le 5 janvier 2021.

En Moselle, un couple retrouvé mort à leur domicile, la piste du féminicide privilégiée

Une femme et un homme d’origine allemande ont été retrouvés morts mardi à leur domicile de Sarreguemines (Moselle), avec des blessures à l’arme blanche. Le parquet avance la piste du féminicide.

Sur place, le médecin légiste a constaté sur le corps de l’épouse au moins sept blessures infligées par un couteau, dont quatre près du cœur. Selon ce dernier, “les formes laissaient supposer l’intervention d’un tiers », a précisé le procureur de la République de Sarreguemines.

Parallèlement, le médecin a relevé sur le corps de l’époux « trois blessures également infligées à l’aide d’un couteau, dont une entaille très profonde au poignet gauche et une plaie en zone thoracique sous le mamelon gauche. Ces éléments soulèvent « l’hypothèse de blessures auto-infligées », a ajouté le magistrat dans un communiqué. Une enquête a été ouverte pour « crime flagrant de meurtre sur conjointe », a-t-il dit. Les deux parents avaient un fils commun âgé d’une vingtaine d’années, absent à l’étranger au moment des faits.

CMA CGM visé dans le détroit d’Ormuz : « La France n’était pas ciblée », affirme le porte-parole du gouvernement

La France dément avoir été visé après l’attaque d’un porte-conteneurs de CMA CGM dans le détroit d’Ormuz. Le gouvernement français a assuré mercredi que le navire est un pavillon maltais avec un équipage philippin, et n’était « en aucun cas » une cible française.

Lors du compte-rendu du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a relayé des propos d’Emmanuel Macron sur l’incident survenu dans cette zone maritime stratégique du Golfe. « Les tirs qui ont visé hier un bateau CMA CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse », a déclaré le chef de l’État, selon elle.

La porte-parole a également insisté sur le fait que le navire « n’était pas sous pavillon français » mais sous pavillon maltais, avec un équipage philippin. La France a exprimé sa « solidarité » envers les marins concernés. « Ce n’est en aucun cas la France qui a été visée », a-t-elle ajouté, précisant que le président de la République avait tenu à employer « exactement ces termes ».