Budget 2027 : Lecornu invite ses soutiens à la « cohésion » avec les autres camps politiques

Après avoir demandé aux socialistes de chercher un compromis sur le budget 2027, le premier ministre sollicite désormais ses soutiens pour travailler avec « ceux qui ne partagent pas toutes (leurs) convictions ». Il a réaffirmé la nécessité de réduire le déficit et la responsabilité des parlementaires de « préserver la liberté d’action de (leurs)  successeurs » à l’aube de la présidentielle 2027.

Sébastien Lecornu, outre son courrier aux parlementaires socialistes pour les inviter à bâtir un compromis sur le budget, a écrit à ses soutiens pour leur demander de « travailler » avec « ceux qui ne partagent pas toutes (leurs) convictions ».

« Nous devrons chercher des accords au-delà de nos groupes. L’an dernier, nous avons accepté des concessions difficiles pour donner un budget à la France. Cette année encore, nous devrons savoir travailler avec celles et ceux qui ne partagent pas toutes nos convictions », écrit le Premier ministre dans un courrier aux groupes MoDem, Horizons, Renaissance, Liot et Les Républicains, cité par le Parisien et obtenu par l’AFP.

Un budget à l’aube de la présidentielle

Sébastien Lecornu avait proposé dans un premier courrier aux socialistes de bâtir, comme en 2026, un compromis sur le budget pour 2027, afin de déjouer les menaces de censure qu’ils brandissent déjà dans la perspective de la présidentielle.

« La proximité de l’élection présidentielle ne diminue en rien ce que nous pouvons encore accomplir ensemble », estime Sébastien Lecornu à l’orée de débats budgétaires qui s’annoncent vifs à l’approche de ce scrutin.

Dans cette lettre datée de mercredi, le chef du gouvernement redit qu’il ne « se mêlera pas de la campagne présidentielle » et que « chacun restera libre de ses choix politiques », mais invoque une « responsabilité commune » à doter le pays d’un budget afin de « préserver la liberté d’action de nos successeurs ».

« Objectif de réduction du déficit »

Il prévient les parlementaires de son camp qu’à la fin, « l’objectif de réduction du déficit devra tenir » et « la liberté d’amender va de pair avec la responsabilité de financer ».

Il assure pour ce faire qu’il veillera à ce qu »ils disposent « des explications et des chiffrages nécessaires pour débattre et proposer ». « Notre cohésion se construira aussi dans cette qualité de travail entre le gouvernement et ses soutiens. »

Manon Latour avec AFP

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