Les précurseurs du véganisme

Le véganisme a toujours existé de façon pratique ou idéologique. Chronologie d’un mode de vie qui exclu toute consommation de produits d’origine animale.
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Les gladiateurs, parmi les premiers vegans. Pixabay.com

Saviez-vous que les gladiateurs ne mangeaient pas de viande? Au temps de la Rome Antique, les gladiateurs mangeaient des haricots, source importante de protéines, et buvaient une mixture à base de cendre, réputée pour son apport en calcium. Malgré l’absence de protéines animales, ils arrivaient à se muscler pour combattre dans l’arène.
Nous savons également que le philosophe grec Pythagore a essayé de théoriser le végétarisme. Pour lui, manger un animal c’est manger son oncle ou son voisin, réincarnés en animal. Vers 530 av.J.-C. le philosophe ouvre une école en Italie où il interdit aux élèves la consommation de viande et le port de vêtement en laine. Un mode de vie qui se rapproche du véganisme sous sa forme actuelle.
Au Moyen-Age, les cathares ne mangeaient ni de viande ni de produits issu de l’animal. Cependant à cette époque ne pas manger de viande était une hérésie et les hérétiques étaient brûlés. Les cathares ont donc été minoritaires à mener ce régime alimentaire. Et leur vision idéale de la chrétienté leur vaut d’être persécuté.
A partir du XVIème siècle, beaucoup revendiquent leurs convictions à travers leur régime végétarien ou végétalien. C’était le cas de Léonard de Vinci qui écrit dans ses cahiers son amour pour la nature et les animaux. Alors que la notion d’Humanité fait irruption dans les cercles intellectuels, le philosophe anglais John Locke essaie de démontrer que les animaux ont des émotions et que tuer un animal c’est comme tuer un homme.
Plus tard, au XIX et XXème siècles les premières associations font leur apparition. La Vegetarian Society est créée en Angleterre, il faut tout de même savoir qu’à l’époque être végétarien c’est ne pas consommer de produits animal, comme les vegans d’aujourd’hui. En 1944 naît la Vegan Society, pour la première fois, le terme « vegan » est employé et défini.

Zina Desmazes

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Des ménageries royales aux programmes de conservation

 

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Les zoos ont presque toujours existé. Dans l’Antiquité déjà, les Romains et les Égyptiens capturaient des animaux pour proposer des spectacles de cirque ou des combats. La capture des animaux sauvages s’accélère au Moyen-Âge avec l’arrivée des ménageries royales. Signes de la puissance du monarque et de sa supériorité sur la nature, ces ménageries, comme celle du Château de Versailles, se préoccupaient peu du bien-être animal. Enfermés dans des cages exiguës, les animaux des ménageries étaient déjà des survivants car pour un animal arrivé en Europe, quelque quarante autres mouraient durant la capture ou le voyage. C’est la Révolution française qui a permis la réduction des ménageries aristocrates, non pas pour le bien-être de l’animal, mais parce qu’elles symbolisaient le despotisme. En 1794, de nombreuses ménageries ambulantes sont saisies, et celle de la cour de Versailles est transférée au Jardin des Plantes à Paris, qui existe encore aujourd’hui. Pour autant, ce n’est pas la fin des ménageries qui seront encore pour le siècle à venir la vitrine des puissances colonialistes. C’est d’ailleurs pendant l’exposition colonialiste de 1931 que le zoo de Vincennes est né. Seulement à partir des années 1950, deux éthologues européens, Heini Hediger et Konrad Lorenz, se penchent sur la relation entre le comportement des animaux et leur environnement en captivité. Ils commencent à créer des enclos plus grands et mieux aménagés pour améliorer les conditions de vie des animaux en captivité et faciliter leur reproduction. C’est la naissances des zoos modernes, qui au fil des années, se sont investis d’une nouvelle mission de conservation des espèces en voie de disparition.