Victoires de la musique: Alain Bashung, le rockeur le plus titré

Ce vendredi 12 février, c’est le départ de la cérémonie des Victoires de la musique. Mais qui sont les artistes les plus titrés?

Alain Bashung est le roi avec un total de 12 récompenses, de 1986 à 2010. Il est suivi de près par Johnny Hallyday et Alain Souchon, qui sont à égalité avec 9 récompenses. Vanessa Paradis arrive juste derrière avec un total de sept titres. Le Celsa vous offre une rétrospective des années Bashung.

Camille Roudet

Entre le pape et le pope, une dispute de longue date

Vendredi 12 février, le pape François rencontre, à Cuba, le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe de Russie. Une rencontre qui ne s’était pas produite depuis 1964, en raison d’une dispute qui a gelé les relations entre les Églises orthodoxe et chrétienne il y a plus d’un siècle. 

Le pape François à son arrivée à Cuba vendredi 12 février. (Andreas Solaro -AFP)
Le pape François à son arrivée à Cuba vendredi 12 février. (Andreas Solaro -AFP)

Un pape aux côtés d’un pope, l’image est extraordinaire. Vendredi 12 février, le pape François et le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Kirill ont marché ensemble à Cuba. Lors de l’annonce de cette rencontre, le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi félicitait cette « première rencontre dans l’Histoire« .

Une petite note d’Histoire

La dispute entre les deux Eglises date de 1054, c’est à dire, du schisme des Églises d’Orient et d’Occident. En 1043, un nouveau patriarche de Constantinople est élu, Michel Keroulios. Six ans plus tard, à Rome, Léon IX devient pape. Ce dernier est totalement convaincu par une réforme de l’Église. C’est cela qui va provoquer la scission. Depuis le IXème siècle, des églises pratiquant un rite grec s’installent en Italie du Sud. Ce n’est pas du goût de Léon IX qui souhaite y implanter un rite latin, comme dans tout le reste de l’Europe. Le rite grec suspendu en Europe provoque la colère de Michel Keroulios. En réponse, il fait fermer toutes les églises latines de Constantinople. Rajoutons à cela une lettre injurieuse envers Léon IX. Les bases de la crise sont posées.

Durant l’été, après des tentatives vaines de conciliation, Léon IX meurt. Ses légats, pour faire pression, excommunient Michel Keroulios. Le peuple et le clergé de Constantinople se soulèvent. En juillet, Michel Keroulios promulgue un synode condamnant les légats venus de l’Occident. Il faudra attendre 1204 et le pillage de Constantinople par les croisés pour que la rupture soit définitive. Les textes officialisant le schisme sont officiellement levés en 1965 par une déclaration commune entre le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras. Mais les deux Eglises ne se rapprochent pas pour autant.

Un œcuménisme sincère

Le Pape François rencontre le patriarche Cyrille (Louisa Gouliamaki, Alberto Pizzoli -AFP)
Le Pape François rencontre le patriarche Cyrille (Louisa Gouliamaki, Alberto Pizzoli -AFP)

Depuis le début de son pontificat, le pape François a envoyé beaucoup de messages porteurs d’œcuménisme à son acolyte orthodoxe. En parallèle, il a rencontré à plusieurs reprises Bartholomée, le patriarche de Constantinople, notamment en Terre sainte pour signer avec lui un document établissant « une nouvelle et nécessaire étape vers l’unité ». Ce rapprochement est notamment dû à la défense des Chrétiens d’Orient qui subissent les persécutions de l’État islamique.

Or, en rétablissant des relations avec le patriarche de « Moscou et de toutes les Russie », le pape François pourra renforcer ses liens avec Vladimir Poutine. Il serait un allié majeur pour la protection des Chrétiens d’Orient.

L’ombre ukrainienne

La situation en Ukraine depuis la crise de Maïdan a créé une difficulté supplémentaire pour arriver à un rapprochement. L’Église orthodoxe russe entretient des relations tendues avec l’Église greco-catholique ukrainienne, aussi appelée « uniate ». Mais le pape a une fois encore choisi de ménager Moscou et l’Église russe orthodoxe plutôt que les 5,5 millions de gréco-catholiques d’Ukraine qui lui sont fidèles.
Ainsi, le pape, qui a toujours privilégié le rapprochement entre les deux Églises, marque son pontificat par cette rencontre historique. Celui qui s’est toujours défini comme porteur d’un discours oecuméniste permet alors de mettre un siècle de disputes religieuse derrière lui. Par la même occasion, il peut remettre la Russie dans le jeu diplomatique afin d’en faire une alliée sur la scène internationale.
Cyrielle Cabot

Les soldes d’hiver 2016 ne font pas recette

Attentats, crise économique, météo clémente : à Paris, le bilan des soldes d’hiver 2016 est décevant. Selon l’enquête menée par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, malgré les démarques souvent importantes, les commerçants assistent, impuissants, à une baisse des fréquentations.

Le bilan des soldes d'hiver 2016 est mauvais pour les commerces parisiens. AFP / MIGUEL MEDINA
Le bilan des soldes d’hiver 2016 est mauvais pour les commerces parisiens. AFP / MIGUEL MEDINA

C’est un revers pour les commerçants parisiens. Pour plus de la moitié des 400 commerces interrogés entre le 1er et le 5 février par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris, le résultat des soldes 2016 est moins bon que celui de 2015. « Sachant que le soldes d’hiver 2015 n’étaient déjà pas très bonnes compte tenu des attentats de Charlie Hebdo, le bilan de 2016 est particulièrement mauvais », explique Isabelle Savelli-Thiault, responsable de l’Observatoire économique régional (Crocis) de la CCI, à l’origine de l’enquête. Pire : pour 27% des commerces interrogés, la période des soldes n’a pas changé leur chiffre d’affaires habituel. Sur le graphique suivant, les résultats des soldes d’hiver 2016 par rapport aux soldes d’hiver 2015.

Les raisons sont multiples. 89% des commerçants interrogés estiment que les attentats du 13 novembre ont eu une répercussion importante voire très importante sur leur chiffre d’affaires. « Les Parisiens étaient plus réticents à faire les magasins et, dans le même temps, la clientèle étrangère à fort pouvoir d’achat a fui Paris. Or, le tourisme, c’est ce qui permettait encore de sauver le commerce parisien », analyse Isabelle Savelli-Thiault.

D’autres facteurs expliquent cette absence de résultats. La crise économique est jugée responsable de la morosité ambiante par 79% des commerçants. « La conjoncture reste mauvaise, les gens sont très prudents dans leurs achats », relève l’étude. A cette crise s’ajoute une météo plutôt douce, source d’invendus. « Les doudounes, les pulls, les chaussures, ce sont des produits qui génèrent des bénéfices importants. En moyenne, ces achats représentent deux tiers du chiffre d’affaires des commerçants en hiver. Une saison douce comme celle que nous connaissons, c’est autant d’argent en moins », rappelle la responsable du Crocis.

Face à ce constat, les commerçants s’organisent. Des promotions anticipées sont mises en place : 55% des magasins ont effectué des ventes privées avant la période officielle des soldes. Certains commerces affichent même des rabais à -40% pour faire revenir la clientèle. Autre conséquence : une meilleure gestion du stock. « Les commerçants sont de plus en plus prudents dans leurs commandes. Ça leur permet parfois de compenser le manque de chiffres d’affaires », observe Isabelle Savelli-Thiault qui l’assure : « malgré ces résultats, la grande majorité des personnes interrogées restent confiantes pour la saison printemps/été 2016 ».

Enquête réalisée du 1er au 5 février 2016 par la société Actel par téléphone auprès de 300 commerçants parisiens et par entretien en face-à-face avec 100 commerçants de la rue de Rennes.

Léo Pierrard

 

Secrétariat d’État à l’Aide aux victimes: un guichet unique en ligne de mire

L’Élysée a annoncé jeudi un remaniement. Grande nouveauté de ce gouvernement, le secrétariat d’État à l’Aide aux victimes. Pourquoi a-t-il été créé ? A quoi sert-il ? Le CelsaLab fait le point.

Juliette Médeal, ancienne porte-parole du PS, a été nommée Secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes. JEAN-PIERRE MULLER / AFP
Juliette Médeal, ancienne porte-parole du PS, a été nommée Secrétaire d’Etat à l’aide aux victimes. JEAN-PIERRE MULLER / AFP

« Ça faisait partie de nos demandes depuis longtemps », se félicite la fédération nationale d’aide aux victimes et de médiation après l’annonce, jeudi, par l’Élysée de la création d’un secrétariat d’État à l’Aide aux victimes. Rattaché directement à Matignon, il est placé sous l’autorité de Juliette Méadel, ancienne porte-parole du PS. « Ça montre que la question est importante », rajoute l’association. « Ça va permettre une coordination du dispositif d’aide aux victimes, l’idée étant d’avoir un fonctionnement transversal au plus haut niveau de l’État. »

Un secrétariat pour toutes les victimes

Consciente que les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre ont été le catalyseur de cette initiative, elle rappelle que les victimes des attentats représentent une partie infime des personnes concernées. « Les attentats ont sans doute été un épiphénomène qui a permis de cristalliser les besoins d’une articulation de l’aide aux victimes. Mais il faut bien se rendre compte qu’il y a beaucoup plus de personnes victimes au quotidien qui vont bénéficier de ce secrétariat. »

Si Matignon reconnait, dans un article de l’AFP, qu’il marque la « volonté du gouvernement, face à des évènements graves faisant un grand nombre de victimes, d’assurer une coordination encore plus étroite de services relevant de différents ministères« , il souligne que le secrétariat est créé pour bénéficier à toutes les victimes.

Jusqu’ici, les associations signaient des conventions avec l’ensemble des ministères, ce qui avait pour effet de multiplier les interlocuteurs. Un dispositif dont les associations dénonçaient la complexité. Désormais, la coordination sera prise en charge par ce nouveau secrétariat d’État. Une simplification saluée. « Sur le principe, c’est un très bon signe. Mais on ne criera victoire que si cela fonctionne sur le long terme. Il faut que ce secrétariat perdure, qu’il ne soit pas éphémère« , met en garde l’association françaises des victimes de terrorisme.

Un précédent en 2004

Un tel secrétariat avait déjà vu le jour en mars 2004. Suite à la canicule qui avait fait plus 15 000 morts en France, la droite, alors au pouvoir, avait décidé de sa création avant de le faire disparaitre un an plus tard.

À l’époque, Nicole Guedj, qui était à sa tête, était chargée « de veiller à l’adaptation des dispositions permettant d’assurer le respect des droits des personnes victimes […]. Elle conçoit et met en œuvre les actions d’information et de soutien aux victimes et assure l’animation et la coordination des relations avec les associations de victimes, les associations d’aide aux victimes et toute autorité ou organisme œuvrant en ce domaine, en particulier le Conseil national de l’aide aux victimes », selon le Journal Officiel du 30 avril 2004.

Elle avait notamment permis la simplification de l’indemnisation des victimes d’infractions pénales, une meilleure information des victimes et une coopération internationale en matière d’aides.

 

Victoire Haffreingue-Moulart