Italie : le Colisée de Rome fermé après la chute mortelle d’un ouvrier

La police italienne enquête sur les circonstances de l’accident qui a mené au décès d’un alpiniste industriel dans la nuit de mardi à mercredi 23 septembre.

Un ouvrier a fait une chute mortelle au Colisée, dans la nuit de mardi à mercredi. Crédit : Guy Percival

Un accident mortel dans l’un des monuments les plus visités au monde. Le Colisée de Rome, principal site touristique de la capitale italienne, a été fermé au public mercredi après la mort d’un ouvrier de 22 ans survenue dans la nuit à l’intérieur du monument, a annoncé le ministère italien de la Culture.

« Mourir à 22 ans est inacceptable »

« La nouvelle de la tragique disparition d’Andrea Moretti, ouvrier spécialisé décédé cette nuit à la suite d’un accident au Colisée, nous touche et nous afflige profondément », a réagi la Première ministre italienne Giorgia Meloni sur X. « Mourir à 22 ans est inacceptable, et cela l’est d’autant plus lorsque cela se produit sur le lieu de travail », a-t-elle poursuivi.

Andrea Moretti serait mort après une chute alors qu’il travaillait à une nouvelle installation d’éclairage. Dans un communiqué, le site antique a annoncé fermer l’Amphithéâtre Flavien « en signe de deuil pour la tragique disparition du travailleur Andrea Moretti ».

Le ministère de la culture italien n’a pas fourni davantage de détails mais a indiqué que la police enquêtait pour déterminer les circonstances de l’incident. Le monument reçoit habituellement jusqu’à 20 000 visiteurs par jour pendant les périodes de forte affluence.

La prix Nobel iranienne Narges Mohammadi publie ses mémoires

Nargues Mohammadi, journaliste et militante iranienne des droits humains avait reçu le prix Nobel de la paix en 2023. Aujourd’hui, alors âgée de 54 ans, elle sort ses mémoires.

Narges Mohammadi à Téhéran, le 9 février 2025.

« C’est une certitude: la victoire n’est peut-être pas facile, mais elle inéluctable », affirme Narges Mohammadi, en prédisant le succès de son combat pour un Iran démocratique, dans ses mémoires publiées jeudi. Son livre « Une femme ne renonce jamais », publié en France par Robert Laffont, sort alors que la militante est retenue à son domicile de Téhéran, après avoir été libérée sous caution en mai en raison de problèmes de santé.

Et une femme de renonce jamais

« Je n’ai pas peur de ce qui m’attend. Malgré des années de souffrance, je n’éprouve ni regret ni remords pour ce que j’ai sacrifié au nom de la justice. Je suis pleine d’amour, d’un désir de vivre et d’un attachement inébranlable à la liberté. Je suis une femme. Et une femme ne renonce jamais », écrit-elle en concluant son récit.

Narges Mohammadi a commencé à écrire ses mémoires il y a une dizaine d’années en prison. Rédigé en persan, le texte est sorti par morceaux d’Iran pour être assemblé et traduit en anglais par la Fondation Narges, basée à Paris. Dans cet ouvrage, Narges Mohammadi y raconte son enfance à Zanjan (nord de l’Iran) puis sa prise de conscience « de la condition insupportable des femmes » après la Révolution islamique de 1979 : « Nos vies étaient marquées par une anxiété permanente. Nos choix, nos désirs, notre avenir, tout dépendait de la dictature religieuse », raconte-elle.

Un refus de quitter sa terre

La jeune femme s’engage alors contre la peine de mort et le code vestimentaire strict imposé aux Iraniennes, un combat qui lui vaudra « plus de 44 ans de prison, un total de 154 coups de fouet et 161 jours d’isolement au cours de multiples périodes de détention », selon la Fondation. Mais la militante a toujours refusé de quitter son pays natal alors que son mari, l’opposant Taghi Rahmani, et ses enfants jumeaux, sont exilés à Paris depuis 2015. « Quelle vie étrange. A présent, je crains de devoir quitter ce monde sans revoir mes enfants », se désole l’autrice.

Iran: des vols internationaux annulés suite aux sanctions américaines

Plusieurs compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes ce mercredi d’annuler leurs vols internationaux, au premier jour de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, dont l’impact reste difficile à mesurer.

Iran Air Airbus A330-200, Wikipedia

Tous les avions iraniens ne sont cependant pas cloués au sol. Un appareil de la compagnie Mahan Air, l’un des deux principales à desservir l’international, s’est posé en Chine. La veille, Pékin avait passé outre les menaces des Etats-Unis de sanctions contre quiconque garderait des liens avec le secteur aérien iranien, rejetant des mesures « unilatérales illégales ». Avec ces nouvelles sanctions, les Etats-Unis souhaitent accentuer encore la pression économique sur le territoire iranien. Début septembre, Washington avait placé tout le secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses compagnies aériennes « partout dans le monde ».

Les répercussions des sanctions

Ces sanctions ont déjà montré des effets. Mardi, Mahan Air a annoncé la suspension de tous ses vols vers la Turquie. Mercredi, une importante agence de voyages de Téhéran indiquait à l’AFP que les vols vers Bagdad (Irak), Mascate (Oman), le Qatar, la Géorgie et l’Azerbaïdjan étaient suspendus et qu’aucun billet ne serait vendu. « La situation est instable et nous ne vendons plus de billets pour le moment par crainte d’annulations », a résumé pour l’AFP et sous couvert d’anonymat un agent de voyages.

 

La France redevient la première destination mondiale de ski

Au terme de cet hiver, la France est redevenue la première destination mondiale de ski en termes de journées-skieurs, selon une étude de Domaines skiables de France. Pour les stations françaises, il s’agit de leur troisième meilleure saison jamais enregistrée.

Lors du précédent hiver, les stations françaises ont enregistré 56,1 millions de journées-skieurs. Crédit : Benjamin Dumas

La France a retrouvé l’hiver dernier le sommet du classement des destinations de ski les plus fréquentées au monde, pour la première fois en onze ans, a annoncé mercredi l’organisme Domaines skiables de France (DSF).

Les massifs français, Alpes et Pyrénées en tête, ont enregistré une hausse de 2,4 % de leur fréquentation sur la saison 2025-2026, avec 51,6 millions de journées-skieurs. La France devance ainsi l’Autriche et les Etats-Unis, destinations habituelles du trio de tête.

Troisième meilleure saison jamais enregistrée

« Des chutes de neiges précoces dès la fin du mois de novembre » l’an dernier ont permis des conditions d’ouverture optimales dans de nombreuses stations pendant l’avant-saison, explique DSF. Une aubaine pour attirer les vacanciers venus fêter Noël.

Plus globalement, « il s’agit de la troisième meilleure saison jamais réalisée dans les stations françaises derrière les hivers 2008-2009 et 2012-2013 », précise DSF, dont les membres seront réunis en congrès jeudi et vendredi à Valence, dans la Drôme.

Le bon ensoleillement a aussi permis aux stations de prolonger leur activité cette année jusqu’aux vacances de printemps, période où la fréquentation a augmenté de 3% par rapport à 2025.

Une saison solide alors que la neige diminue

Globalement, DSF décrit une « une saison très solide portée par les Alpes et les Pyrénées », qui concentrent les stations d’altitude. Marqué par des températures plus douces, le Massif central, les montagnes du Jura et le massif des Vosges ont souffert d’un enneigement plus variable.

Sous l’effet du réchauffement climatique, la tendance de long terme est à une diminution de l’enneigement, surtout en moyenne montagne. La Cour des compte alertait en 2024 sur le modèle économique du ski français « à bout de souffle ».

Rayan Saibi