600 jours après une décision de justice déclarant illégales le maintien en activité de 151 éoliennes en Norvège, celles-ci sont toujours en fonctionnement. En signe de protestation, des dizaines de militants écologistes ont bloqué vendredi à Oslo l’accès au bureau du Premier ministre. Les militants disent vouloir camper sur place jusqu’à samedi et disposent de chaînes et de cadenas pour s’enchaîner au cas où la police chercherait à les déloger. Cela fait une semaine déjà qu’ils protestent.
La Cour suprême norvégienne, la plus haute instance judiciaire du pays, avait conclu le 11 octobre 2021 que deux parcs d’éoliennes érigés sur la péninsule de Fosen bafouaient le droit de familles de la minorité samie à pratiquer leur culture, en l’occurrence l’élevage de rennes, un droit garanti par un texte de l’ONU. Le gouvernement a demandé des expertises complémentaires dans l’espoir de trouver des mesures susceptibles de permettre une coexistence entre éoliennes et élevages de rennes.
▶️La militante écologiste Greta #Thunberg s’est enchainée aux portes du ministère norvégien de l’Énergie
➡️Des dizaines d’activistes ont bloqué les entrées pour protester contre la construction d’éoliennes sur des terres utilisées par les éleveurs de rennes #Samis#LN24#Oslopic.twitter.com/aZEU412DKG
En 2023, le mois de mai a compté quatre jours fériés et la totalité est tombée un jour de semaine. Une situation qui réactive les débats annuels autour de leur existence et de leur nombre. Le maire de Grenoble Éric Piolle a proposé de remplacer les jours fériés religieux par des jours célébrant l’attachement commun à la République.
La France compte 11 jours fériés parmi lesquels, six sont des fêtes religieuses catholiques. Crédit : Pixabay
Noël, Pâques, Pentecôte, Ascension, Assomption, Toussaint… Plus de la moitié des 11 jours fériés du calendrier français sont des fêtes religieuses. Des jours que le maire de Grenoble, Éric Piolle (EELV), souhaite voir remplacés par d’autres, « davantage laïques et pluralistes » célébrant l’« attachement commun à la République ». Ces propos ont été tenus le 24 mai, en réaction au recensement des enfants absents à l’école lors de la fête de l’Aïd, fête religieuse musulmane, absences confirmées par le ministère de l’Intérieur.
L’élu écologiste évoque notamment l’idée d’un jour férié consacré aux droits des femmes ou des personnes LGBT, ou encore commémorant l’abolition de l’esclavage, comme cela existe déjà dans les départements français d’Outre-Mer.
Je propose de rendre notre calendrier républicain davantage laïc et pluraliste :
laisser des jours fériés au choix selon les convictions religieuses de chacun, et instaurer de nouveaux jours fériés en référence à notre Histoire commune.pic.twitter.com/dELdP2WsQK
Des propos qui ont fait réagir, notamment à droite de l’échiquier politique : « Stop à cette complaisance envers des propos de ce type, personne n’oblige Éric Piolle à rester en France », a réagi Hélène Laporte, députée du Rassemblement national.
Un débat ancien
Pourtant, ce n’est pas la première fois que le débat autour du maintien des jours fériés voit le jour. Autour du mois de mai, qui compte trois voire quatre jours fériés selon les années, la question est régulièrement mise sur le devant de la scène.
Si Éric Piolle propose simplement de remplacer les jours fériés déjà existants, certains les trouvent trop nombreux et préconisent d’en supprimer pour des raisons économiques. Depuis plusieurs années, le Medef propose notamment de tirer un trait sur deux jours fériés, ce qui permettrait selon le syndicat patronal, de soutenir la croissance économique et l’emploi. À noter cependant que la France est dans la moyenne européenne en termes de jours fériés, derrière l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne.
L’idée de supprimer un jour férié a déjà vu le jour en France : en 2004, Jean-Pierre Raffarin a transformé le lundi de Pentecôte en journée de solidarité, c’est-à-dire un jour de travail non-payé visant à financer l’autonomie des personnes âgées. En 2018, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, avait rouvert le débat sur l’instauration d’une seconde journée de solidarité, une proposition qui n’avait pas abouti.
Élisabeth Borne va présenter ce jeudi le plan du gouvernement en matière de petite enfance et de frein à l’emploi, comme la garde d’enfants. En cette Journée mondiale des parents, la Première ministre assistera cet après-midi au Conseil national de la refondation dédié à la petite enfance, à Laval (Mayenne). Elle devrait y détailler le financement de 100 000 places en crèche supplémentaires d’ici à 2027, avec l’objectif d’aboutir à 200 000 nouvelles places d’ici à 2030.
Ce matin, elle était à Angers (Maine-et-Loire) où elle a visité une crèche labellisée AVIP (à vocation d’insertion professionnelle). Ce type d’établissement permet aux parents en recherche d’emploi d’être prioritaire dans l’affectation des places et de bénéficier d’un accompagnement en vue de leur intégration sur le marché du travail. Une centaine de manifestants munis de casseroles étaient présents à proximité de la crèche jusqu’à 11 heures environ.
Du 22 au 24 septembre se tient à Paris la 1ère édition du Salon de l’immobilier bas carbone (SIBCA), où se rencontrent les géants du secteur. L’occasion de parler neutralité carbone et habitat de demain.
L’affiche de la première édition du Salon de l’immobilier bas carbone (SIBCA)
« L’immobilier bas carbone c’est une évidence parce que nous n’avons plus le choix ». Ce sont les mots de Julien Denormandie, ancien ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, de la Ville et du Logement. En visite au Salon de l’immobilier bas carbone (SIBCA), le ministre a affiché son soutien aux acteurs d’un marché en pleine en expansion. « J’ai toujours cru en l’immobilier bas carbone », confit-il à CelsaLab.
Fraîchement engagé aux côtés de la start-up Sweep, leader de la gestion de l’empreinte carbone des entreprises, Julien Denormandie explique : « La donnée climatique va devenir aussi importante que la donnée financière ». Il ajoute fièrement : « Il n’y a plus d’investissement sur lequel on ne demande pas l’impact environnemental. La France est championne du monde dans l’immobilier bas carbone ». Et pour cause, pendant son mandat, l’ancien ministre avait travaillé à la création de la réglementation environnementale « RE2020 », qui sert à mesurer les émissions de carbone des bâtiments neufs. Il conclut : « Atteindre la neutralité carbone en 2050 est un objectif incroyablement ambitieux, mais incroyablement nécessaire ».
De part et d’autre du salon, les stands de Vinci, Bouygues Immobilier, Nexity ou encore BNP Real Estate, côtoient ceux de PME et de start-up. Comment de tels géants peuvent-ils alors prétendre à la neutralité carbone dans le secteur immobilier, quand le reste de leurs activités ne semblent pas concernées par de tels enjeux ? BNP Paribas avait par exemple été épinglé pour ses financements des énergies fossiles, à hauteur de 142 milliards d’euros entre 2016 et 2021. Bouygues et Vinci avaient, quant à eux, fait l’objet d’un scandale écologique et financier en 2014, dans le cadre du projet de la « nouvelle route du littoral » à la Réunion, entre malfaçons dissimulées et destruction de la biodiversité littorale.
« Si on veut maintenir le réchauffement climatique à 1.5°, il va falloir que chaque français divise par cinq son empreinte carbone. » soutient Marc Lafont, directeur général de WO2, promoteur de bâtiments bas carbone. Il l’assure, c’est bien « l’envie de faire collective » qui fera bouger les lignes. Pour lui, ce sont ces entreprises traditionnelles, plus connues du grand public, qui représentent la plus grosse part du marché. Il ajoute : « C’est une excellente chose que nous soyons entourés d‘acteurs plus traditionnels de la construction. Ça montre que le bas carbone n’est plus un marché de niche, c’est l’affaire de tous ». Il dit compter sur la coopération de chaque acteur de l’industrie, dans l’optique d’abaisser l’émission de Co2 de chaque Français à deux tonnes par an, contre dix actuellement. Et cela devrait passer par le logement, l’immobilier traditionnel représentant 30 % des émissions de gaz à effet de serre.
La création d’un label pour encourager l’immobilier bas carbone
Alors, pour rendre l’immobilier plus pérenne, le secteur s’est regroupé autour d’un seul et même label : le BBCA (Bâtiment Bas Carbone). Depuis 2016, celui-ci permet aux acteurs de la chaîne de mesurer l’émission carbone d’un bâtiment. Ainsi, en France, on retrouve 450 constructions labellisées et 3 millions de mètres carrés certifiés bas carbone. En tête du classement, le groupe Nexity, suivi par le WO2 de Marc Lafont, dont 80 % des constructions sont certifiées, puis Bouygues Immobilier. Eric Pliez, maire du 20e arrondissement, croit dur comme fer à l’habitat bas carbone : « Si on peut rénover à Bagnolet, dans un quartier populaire comme on l’a fait, alors c’est possible partout ».