Un Ukrainien de 31 ans a été placé en détention pour avoir tué une personne et en avoir blessé quatre autres lors d’une attaque au couteau dans une abbaye dans l’est de la Pologne, a indiqué la police.
Les faits se sont produits à Jaroslaw, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec l’Ukraine. Les victimes sont quatre hommes et une femme, des médias polonais ont affirmé que la personne décédée était un prêtre, mais ni la police ni le parquet n’ont confirmé l’identité de la victime à l’AFP.
Attaque rare en Pologne
La Pologne, proche alliée et voisine de l’Ukraine, a accueilli des centaines de milliers d’Ukrainiens fuyant l’invasion russe. Le pays a par ailleurs connu des tensions sociales ces derniers mois. La Pologne est l’un des pays les plus catholiques d’Europe. Les attaques au couteau dans le pays – notamment dans des lieux religieux – sont extrêmement rares.
Les motivations de l’auteur de l’agression sont inconnues à ce stade.
En visite aux Etats-Unis, Xi Jinping a été accueilli personnellement par Donald Trump à son arrivée à Washington, jeudi matin. Une visite officielle marquée par une ambition affichée de coopération, plutôt que de rivalité.
Donald Trump a mis les formes pour accueillir le président chinois : tapis rouge sur le tarmac, gala ce soir, mais surtout déplacement du président étasunien à l’aéroport pour l’arrivée de son homologue, acte rare. Un accueil aux petits oignons avec un objectif net : prolonger la trêve commerciale entre Washington et Pékin. C’est chose faite, puisque les deux chefs d’Etats ont déjà annoncé la prolonger jusqu’au 10 janvier prochain.
Consensus sur une I.A ultra-libérale
L’amitié présumée s’est aussi forgée autour d’un point en début d’après-midi, l’opposition des deux chefs d’Etat à une quelconque régulation de l’intelligence artificielle. Alors que Donald Trump doit recevoir Xi Jinping pour un sommet à la Maison Blanche, le président américain a déclaré en amont, sur sa plateforme Truth Social, que “La superintelligence [nouveau terme employé par Trump pour désigner l’IA ndlr] sera un sujet de discussion majeur, mais je souhaite en rester exactement au stade actuel. C’est aussi la position de la Chine”.
Les petits plats dans les grands
En attendant de parler des sujets qui fâchent, la Maison Blanche organise, ce soir, un gala organisé dans le cadre de la visite de Xi Jinping. Au menu, la présence des grands noms de la tech américaine tels que Sam Altman ou Elon Musk. Si au programme de la visite présidentielle, est attendu un point sur la guerre contre l’Iran, allié de la Chine, Trump se dit confiant. Pour cette première visite de Xi Jinping à la Maison Blanche en dix ans, les festivités continueront demain, avec au programme visites des Archives Nationales, et tea time.
Un total de 272 rebelles ont été tués dans des combats dans le nord de l’Ethiopie dans l’état du Tigré, a annoncé l’armée fédérale éthiopienne. Elle y affronte, depuis mardi, plusieurs groupes armés opposés au gouvernement fédéral et récemment alliés.
L’offensive lancée par les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti interdit par Addis Abeba mais qui dirige de fait l’Etat régional du Tigré, aux côtés de groupes alliés, auraient été repoussée selon l’armée, dans un communiqué publié sur Facebook. 260 combattants rebelles ont également été blessés
Une alliance entre groupes armés
Dimanche dernier, le TPLF avait annoncé s’allier à six autres mouvements rebelles, formant la Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie. Composée du Mouvement national amhara des Fano, de l’Armée de libération oromo (OLA), du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), du Front révolutionnaire d’unité nationale afar, du Mouvement de libération du peuple benishangul et du Mouvement démocratique du peuple gumuz, son objectif est ambitieux, puisqu’il s’agit de « destituer le gouvernement » et d’« établir un gouvernement de transition inclusif ».
Un conflit larvé
Une guerre meurtrière et destructrice a opposé entre 2020 et 2022 le gouvernement fédéral et le TPLF, qui a dirigé l’Ethiopie durant 30 ans jusqu’à la nomination en 2018 de l’actuel Premier ministre Abiy Ahmed. Les deux camps s’accusaient mutuellement ces derniers mois de vouloir déclencher un nouveau conflit.
Le conflit s’est étendu en dehors du Tigré, où les autorités fédérales ont procédé à des dizaines de frappes de drones ces dernières semaines. Le TPLF a notamment progressé dans l’Etat régional voisin de l’Afar et des combats opposent l’armée fédérale aux milices amhara Fano en Amhara.
Depuis mardi 22 septembre, Thélyson Orélien est au cœur d’une polémique. Son roman à succès, C’était ça ou mourir (Grasset), est soupçonné d’avoir été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, selon des accusations lancées par le compte X « Balance ton Claude ».
« C’était ça ou mourir » mis en avant dans les librairies françaises qui le défendent (Photo par Riccardo Milani / Hans Lucas via AFP)
IA ou pas IA, telle est la question. Alors que l’intelligence artificielle s’invite dans notre quotidien et dans tous les secteurs professionnels, le monde du livre n’y échappe pas. Jeune auteur québécois d’origine haïtienne, Thélyson Orélien a publié son premier roman, C’était ça ou mourir*, un récit d’exil d’un migrant haïtien, paru le 19 août dernier. Récompensé par le prix du roman Fnac et salué par la critique, le livre s’est vendu à près de 35 000 exemplaires en cinq semaines, d’après Le Monde. Dans les librairies parisiennes, il occupe toujours les présentoirs et il devrait y rester malgré la polémique, assure Morgane, libraire à L’Usage du monde (Paris 17e).
Un soutien solide des libraires
Depuis quelques mois, le monde du livre est secoué par plusieurs controverses, dont celle qui a touché les éditions Grasset en avril, ainsi que d’autres liées à l’usage de l’intelligence artificielle. Face à cette nouvelle secousse, les librairies prennent position et défendent Thélyson Orélien.
Pour les libraires, garder le roman dans leurs rayons va de soi. La première raison est économique. Face aux géants de la vente en ligne, la survie des librairies indépendantes est difficile et chaque polémique les atteint. « Je ne vais pas me tirer une balle dans le pied, c’est assez compliqué comme ça », insiste Corinne Giraud, libraire à Comme une orange (Paris 17e), qui en a vendu cinq exemplaires la veille. Les lecteurs, eux, continuent d’acheter ce best-seller. Morgane a même l’impression que « les gens l’achètent aussi par soutien ».
Certains libraires prennent des précautions et suivent l’actualité pour toute nouvelle information le concernant. « On continue de le défendre, mais on reste prudent, car on ne sait pas si l’outil de vérification est fiable à 100 % », confie Morgane. Libraires et lecteurs s’interrogent aussi sur ce tollé soudain, “pourquoi cet auteur en particulier, et pas un autre ?”, se demande Morgane.
L’IA et l’écriture, le début du débat
À présent, la question de l’intelligence artificielle se pose sérieusement dans le monde du livre. Pour Morgane, la vigilance n’est pas l’affaire des libraires, c’est celle des éditeurs. De son côté, Corinne Giraud estime que la loi doit encadrer son usage afin de ne « pas décrédibiliser le secteur », déjà fragilisé. Mais l’actualité ne la déstabilise pas, « Il va y en avoir d’autres… », prévient-elle.
Au-delà de l’affaire, c’est le métier de libraire qui est interrogé. Selon Le Monde, François Michel, de la librairie Livres in Room à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), reconnaît qu’il n’y a plus la même naïveté face aux œuvres. Il craint aussi qu’une telle controverse rende les lecteurs plus volatils, ce qui compliquerait la gestion des stocks.
Thélyson Orélien, auteur québécois d’origine haïtienne, dément avoir utiliser l’IA pour rédiger son roman à succès. (Photo par Joel Saget / AFP)
Le soupçon n’est pas nouveau pour les écrivains, hier c’était le plagiat, aujourd’hui l’IA. À la librairie Fontaine V.H. (Paris 16e), les libraires relativisent : « Il y a beaucoup de textes qui ont été remaniés par les traductions, ce n’est pas une problématique nouvelle. Il est possible de se faire aider. » Cela n’enlève rien, selon elle, à la valeur du récit de vie de l’auteur, qu’elle juge « très beau et humaniste ».
Pour le moment, les libraires interrogés semblent vouloir continuer à défendre le roman, l’un de leurs favoris de la rentrée et un succès commercial dont ils ne peuvent pas se priver dans un contexte économique difficile. De son côté, Thélyson Orélien dément avoir utilisé une intelligence artificielle pour l’écriture de son roman, il a même affirmé « J’ai toujours aimé la création et l’écriture, je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine.», d’après Libération.
* »C’était ça ou mourir », de Thélyson Orélien, 272 pages, paru le 19 août 2026 aux Éditions Grasset