Plusieurs compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes ce mercredi d’annuler leurs vols internationaux, au premier jour de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, dont l’impact reste difficile à mesurer.
Iran Air Airbus A330-200, Wikipedia
Tous les avions iraniens ne sont cependant pas cloués au sol. Un appareil de la compagnie Mahan Air, l’un des deux principales à desservir l’international, s’est posé en Chine. La veille, Pékin avait passé outre les menaces des Etats-Unis de sanctions contre quiconque garderait des liens avec le secteur aérien iranien, rejetant des mesures « unilatérales illégales ». Avec ces nouvelles sanctions, les Etats-Unis souhaitent accentuer encore la pression économique sur le territoire iranien. Début septembre, Washington avait placé tout le secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses compagnies aériennes « partout dans le monde ».
Les répercussions des sanctions
Ces sanctions ont déjà montré des effets. Mardi, Mahan Air a annoncé la suspension de tous ses vols vers la Turquie. Mercredi, une importante agence de voyages de Téhéran indiquait à l’AFP que les vols vers Bagdad (Irak), Mascate (Oman), le Qatar, la Géorgie et l’Azerbaïdjan étaient suspendus et qu’aucun billet ne serait vendu. « La situation est instable et nous ne vendons plus de billets pour le moment par crainte d’annulations », a résumé pour l’AFP et sous couvert d’anonymat un agent de voyages.
