Le député de l’Eure, Philippe Brun, a pris la parole ce mercredi matin, après avoir appris que la justice rejetait sa demande de réintégration au Parti socialiste (PS). Il avait été écarté de la primaire à venir en raison “d’accusations de violence” de la part d’une ancienne collaboratrice et fustige aujourd’hui une injustice.
La justice a rejeté, ce mercredi matin, la demande de réintégration au PS de Philippe Brun, aspirant candidat à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle. Il avait été écarté de la primaire en raison “d’accusations de violence” de la part d’une ancienne collaboratrice. Des accusations niées en bloc depuis le début de l’affaire.
Serein et déterminé selon ses mots, Philippe Brun assure s’appuyer sur de nouveaux éléments publiés ce matin par Le Canard enchaîné qui contredit la version des cadres du PS. Selon l’hebdomadaire, l’appel passé à la secrétaire générale du PS par intérim, dix minutes avant la clôture du dépôt des candidatures pour la primaire socialiste, n’aurait pas été effectué par la victime présumée mais par la directrice du cabinet d’Olivier Faure.
“Il n’y a pas d’affaire Brun mais une affaire Faure”
Philippe Brun s’est défendu de toute responsabilité dans le cadre d’une affaire dont il considère qu’elle n’a jamais existé. “C’est un coup monté”, dénonce-t-il. Le député de l’Eure s’en prend même directement à l’un des cadres du PS en la personne d’Olivier Faure : “Il n’y a pas d’affaire Brun mais une affaire Faure”, estime-t-il.
Le premier débat télévisé entre socialistes, début officieux de la primaire, aura lieu ce mercredi soir à 20h40 sur LCI. Elle réunira les cinq candidats : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Philippe Brun, dont la demande de réintégration a été rejetée par la justice ne sera pas présent.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n’a pas encore réagi à ces accusations.
Tom Keller et Elouan Brulé
