L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a légèrement relevé sa prévision de croissance mondiale en 2026, à 2,9%. Les aides publiques et les investissements dans le secteur de l’intelligence artificielle ont permis de résister face aux turbulences liées à la guerre au Moyen-Orient.
L’OCDE a légèrement relevé mercredi, à 2,9%, sa prévision de croissance mondiale en 2026, l’impact de la guerre au Moyen-Orient ayant été contrebalancé par les aides publiques destinées à amortir l’envolée des prix de l’énergie ou des investissements dynamiques dans l’intelligence artificielle.
« La croissance économique mondiale a ralenti mais est restée résiliente », constate l’institution basée à Paris, dans son rapport trimestriel sur l’économie mondiale.
Les subventions gouvernementales et l’IA porteurs pour l’économie mondiale
Comme facteurs de résistance, elle mentionne « les mesures de soutien gouvernemental discrétionnaires, le recours partiel à des matières premières de substitution, l’augmentation de l’offre ne provenant pas des économies du Golfe et les prélèvements dans les stocks de pétrole », ainsi que « le dynamisme persistant des activités liées à l’intelligence artificielle (IA) ».
La croissance commencerait à se redresser, à 3% en 2027 (-0,1 point), grâce à une détente progressive des prix de l’énergie et un reflux de l’inflation, sous l’effet notamment d’un relèvement des taux directeurs par plusieurs banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) en zone euro et la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed).
L’OCDE se montre toutefois prudente, car les perspectives mondiales restent tributaires de l’évolution du conflit lancé par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran fin février, qui affecte la distribution du pétrole et du gaz.
La France particulièrement à risque
L’envolée des taux souverains de plusieurs Etats, dont la France, ajoute à l’incertitude et fragilise leur situation budgétaire.
Cela conduit l’OCDE à plaider une nouvelle fois pour des mesures de soutien gouvernementales ciblées et limitées dans le temps face aux prix de l’énergie et pour une maîtrise accrue de la dépense publique.
Avec des finances publiques moribondes et une élection présidentielle lourde d’incertitudes au printemps, la France, deuxième économie de la zone euro derrière l’Allemagne, est particulièrement à risque, en pleine quête d’un nouveau budget.
Sa prévision de croissance a été abaissée par l’OCDE à 0,4% en 2026 (-0,3 point), dans une zone euro résistante (1%, soit +0,2 point), soutenue notamment par l’Allemagne (1,1%, +0,4 point).
CELSALAB avec AFP.
