Dans une lettre, Jannik Sinner, Carlos Alcaraz ou encore Aryna Sabalenka dénoncent une répartition injuste des profits des tournois du Grand Chelem.

Lundi, un collectif composé notamment de Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Aryna Sabalenka et Iga Świątek a fait part, dans une lettre envoyée aux médias, de « sa profonde déception » face à la hausse jugée trop faible de la dotation financière accordée aux joueurs de Roland-Garros.
Ils réclament que 22 % des revenus des tournois leur soient reversés, contre 15 % actuellement, alors que le tournoi de la porte d’Auteuil enregistre des recettes records (400 millions d’euros l’an dernier). Les signataires demandent également la création d’un fonds de prévoyance destiné à financer leurs retraites, leur couverture santé et les congés maternité, des droits jusqu’ici inexistants.
La menace du boycott
Aryna Sabalenka, numéro 1 mondiale, s’est même dite prête à boycotter le tournoi, qui débute le 18 mai prochain, estimant qu’il s’agit désormais du seul levier de pression efficace pour faire évoluer la situation. Sa rivale Iga Świątek a, elle, jugé cette idée « extrême » lors d’une conférence de presse, hier, au tournoi de Rome.
Roland-Garros tente de calmer le jeu
La direction de Roland-Garros a réagi en expliquant avoir déjà augmenté la dotation globale de 5,4 %. Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, met en avant un effort particulier sur les premiers tours, avec 87 000 euros garantis pour une défaite d’entrée. Ces ajustements restent toutefois jugés insuffisants par les joueurs, qui pointent dans leur lettre un problème structurel persistant.
