« Anxio » quésaco ?

Les anxiolytiques agissent sur les neuromédiateurs, dont le rôle est particulièrement important dans le fonctionnement des neurones. / Crédit: Pixabay

Les anxiolytiques agissent sur les neuromédiateurs, dont le rôle est particulièrement important dans le fonctionnement des neurones. Or, en cas de troubles psychologiques, on observe souvent un dysfonctionnement de ces neuromédiateurs. Pour pallier ces dysfonctionnements, les benzodiazépines restent les plus utilisés. Ils doivent leur nom à leur structure chimique commune: le noyau benzodiazépine. Ce noyau facilite l’action d’un neurotransmetteur, le GABA (acide gamma amine butyrique) qui diminue l’excitabilité centrale. Cela entraîne différentes actions suivant la molécule utilisée. Ainsi, sur les 22 benzodiazépines commercialisées en France on distingue les amnésiantes, les anxiolytiques contre l’anxiété, les sédatives et hypnotiques pour le sommeil. Certaines « benzos » ont également des propriétés anticonvulsivantes alors que d’autres sont prescrites pour lutter contre les convulsions.

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Bertille van Elslande et Clara Gilles 

Elections européennes : les intox des réseaux sociaux

Les fausses informations sont massivement relayées sur les réseaux sociaux. Crédits : Capture d’écran
Alors que la campagne pour les élections européennes a débuté lundi 13 mai, beaucoup de fausses informations s’invitent dans le débat politique. Décryptage de certaines rumeurs et imprécisions relayées sur les réseaux sociaux.

A chaque élections sont lot de fake news et les élections européennes n’échappent pas à la règle. Sur les réseaux sociaux de nombreuses fausses informations circulent encore à l’approche du scrutin le dimanche 26 mai en France. Décryptage de trois d’entre-elles :

  • « Un sondage « secret » donne LaREM à 6% » 

Cette info relayée sur les réseaux sociaux provient à l’origine d’un article publié sur un blog participatif du site de Mediapart. Son auteur affirmait que plusieurs instituts de sondage projettent un score de 3 à 5% pour la liste LREM aux élections européennes, alors que les sondages publiés depuis plusieurs mois évoquent plutôt au-delà de 20% d’intentions de vote. Selon cette rumeur, les résultats de ce sondage auraient été censurés par l’Elysée« Le dernier sondage qui donne LREM à 6% est passé entre les gouttes de la censure. Macron et son équipe de sondeurs sont furieux ! », expliquait l’article. L’article a depuis été supprimé.

L’information a été vivement démentie par les instituts de sondage. « Cette rumeur est absurde, notre travail est vérifié et validé par la Commission des sondages. Laisser penser que les instituts de sondage sont aux ordres d’Emmanuel Macron relève de la farce. Et quel serait notre intérêt de publier des enquêtes truquées, qui ne reflètent pas la réalité ? », proteste Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique et opinion de l’institut de sondage Harris Interactive auprès de 20 Minutes. Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut Ifop, confirme : « C’est bien sûr complètement faux. On envoie à chaque fois une notice à la Commission. » 

Les instituts de sondage sont en effet soumis à certaines obligations. Ils doivent notamment envoyer une note à la Commission des sondages dans laquelle sont compilées toutes les informations relatives au sondage avant sa publication (nom de l’organisme à l’origine du sondage, nombre de personnes interrogées, questions posées…).

  • « Un président sur une affiche électorale aux européennes, une première » 

L’une des affiches de campagne de La République en Marche a créé la polémique. La raison ? Celle-ci met en scène le Président de la République, Emmanuel Macron. Il y apparaît sans mention de la tête de liste Nathalie Loiseau. Au dessous, figure le slogan : « ¨Pour l’Europe ! Le 26 mai, je vote Renaissance. »

Sur les réseaux, certains contestent la légalité de cette campagne d’affichage « sauvage ». A droite comme à gauche, on fustige l’utilisation de l’image du chef de l’Etat pour promouvoir la liste du parti majoritaire. Néanmoins, cette pratique est totalement légale. Si les symboles de la République sont exclus (le drapeau tricolore, cocarde…) dans les campagnes d’affichage, rien n’empêche un représentant de l’Etat de s’impliquer dans la propagande.

« [Le Code  électoral] fixe la taille des affiches. Il interdit aussi la combinaison des trois couleurs bleu, blanc et rouge sur les affiches, à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un parti ou groupement politique. Mais il ne précise aucune mention obligatoire ou prohibée », explique à franceinfo Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris. De plus, le procédé n’est pas nouveau, contrairement à ce qu’a déclaré sur Twitter la député La France Insoumise, Mathilde Panot. Il n’est en réalité pas le premier président à avoir agi de la sorte. En 2009, l’UMP avait utilisé une photo de Nicolas Sarkozy pour faire campagne avec le slogan « Quand l’Europe veut, l’Europe peut ».

Emmanuel Macron n’est pas le premier président français à utiliser son image pour soutenir son parti aux élections européennes. Crédits : DR
  • « Le « droit européen » autorise l’Etat à « tuer des manifestants » en cas d’émeute »

Le droit européen autoriserait un Etat membre à tuer des manifestants en cas d’émeute. C’est bien sûr une information fausse mais qui circule massivement sur des groupes Facebook. Elle provient d’un blog nommé « Réveillez-vous » et notamment d’un article écrit par une certaine Jeanne. Celle-ci affirme que « c’est pourtant écrit noir sur blanc dans un traité européen ». Le traité mentionné dans l’article est la Convention européenne des droits de l’homme. Loin de donner un quelconque « permis de tuer » aux Etats, celui-ci consacre en fait, le droit à la vie.

« La Convention européenne des droits de l’Homme dit exactement l’inverse de ce que dit ce blog. L’article 2 reconnaît le droit à la vie, qui est un droit fondamental, le premier droit à devoir être respecté tant par les individus que les autorités », explique la professeure de droit public Marie-Laure Basilien-Gainche, interrogée par 20 minutes. L’article mentionne effectivement un « recours à la force rendu absolument nécessaire » et précise que la répression d’une émeute doit se faire « conformément à la loi ». Elle doit donc respecter le cadre légal de chaque État-membre.

Cette intox a été partagé par une cinquantaine de groupes Facebook, dont le groupe Anonymous France. Celui-ci, suivi par plus d’un million de personnes a donné une importante visibilité à l’article de ce blog.

Alors que des initiatives pour lutter contre les fausses informations sont créées, l’agence de cybersécurité américaine SafeGuard a publié mercredi 8 mai un rapport mettant en exergue la prolifération sur internet de fausses informations sur le scrutin européens. La lutte contre les fake news est donc loin d’être terminée.

Sylvia Bouhadra

Ce que l’Europe change dans notre vie quotidienne

Manque de clarté, technocratiques, déconnectées des réalités, les décisions de l’Union européenne apparaissent souvent abstraites pour les citoyens. Pourtant de nombreuses mesures régissent notre quotidien. Petit tour d’horizon à six jours du scrutin européen.
Monnaie unique, Erasmus, traçabilité des aliments, l’Europe intervient dans de nombreux pans de notre quotidien. / Crédits: Pixabay
  • Économie

C’est le symbole le plus fort de l’intégration européenne dans la vie quotidienne. L’euro, monnaie unique, est mise en service le 31 janvier 2001. Si tous les pays membres de l’Union européenne ne l’ont pas adopté, plus de la moitié des pays de l’Union – 19 au total – font partie de la zone euro. Cette monnaie est un vrai atout lors des voyages. Passer quelques jours en Angleterre revient souvent à plus cher que dans un pays de la zone euro. Nécessité de convertir le prix des produits de la livre sterling à l’euro, taxes au moment des paiements en cartes bleues, ces dépenses se font vite sentir.

  • Mobilité

Passer de la Belgique à la France en un pas est le quotidien de bon nombre de Français aujourd’hui. Mais sans l’Union européenne ces allers-retours ne seraient pas possible. L’espace Schengen, dont nous fêterons les 20 ans en 2020, permet une libre-circulation au sein des 26 pays de l’Union européenne et quatre Etats associés: la Suisse, la Norvège, l’Islande et le  Liechtenstein. Grâce à cet accord, tout citoyen de ces pays peut passer librement d’un pays à l’autre sans contrôle. Pas besoin de passeport donc pour passer de l’Allemagne à la France. Pas besoin de visa non plus pour les travailleurs ou les étudiants.

Erasmus justement. Depuis son lancement en 1987, neuf millions d’étudiants, de 13 à 30 ans, ont pu partir étudier dans une université ou école d’un pays de l’Union européenne. Apprendre une langue étrangère ou partir découvrir une nouvelle culture, les motivations sont nombreuses mais les moyens financiers ne suivent pas toujours. Grâce au renforcement du programme en 2013 avec Eramus +, et quinze milliards d’euros de budget alloués jusqu’à 2020, les étudiants bénéficient de prêts, à des conditions favorables, allant de 12 000 euros pour un semestre à 18 000 pour deux.

Toujours pour faciliter la mobilité des citoyens européens, en bannissant les restrictions tarifaires l’Europe a permis de voir émerger des compagnies lowcost permettant de voyager à bas coût. Et en cas de surréservation, ces compagnies, petites comme grosses, sont engagées au niveau européen à verser des compensations financières de 250 à 600 euros au voyageurs mécontents.

 

  • Consommation

Mais pas besoin d’aller bien loin pour se rendre compte de l’impact de l’Europe dans notre quotidien. Direction le marché ou le rayon fruits et légumes du supermarché. Les ardoises qui nous indiquent le prix des aliments et sont aussi là pour nous informer sur l’origine du produit. Fruits, légumes mais aussi poissons et viandes, l’Union européenne impose la traçabilité de ce que nous mangeons. Les industriels ne sont pas  laissés de côté. Des normes strictes encadrent les colorants, conservateurs et antixyodants tandis que les additifs sont soumis à une réglementation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

 

A l’heure du numérique, des mesures sont également prises pour garantir les droits des internautes. L’Union européenne permet de commander des produits sans droits de douane ni taxes supplémentaires. Elle protège également les consommateurs en leur permettant de renvoyer un produit acheté, sans justification, dans un délai de 14 jours. Et pour les appareils électriques, c’est bien deux ans de garantie mais seulement en cas de défaut de conformité.

 

  • Numérique et téléphonie

C’est l’un des plus grand chantier numérique de l’Europe. Entré en vigueur le 25 mai 2018, le RGPD ( Règlement général pour la protection des données) encadre la récolte, l’exploitation et la protection des données des internautes, avec en particulier une obligation de « consentement éclairé » pour le recueil des données. Les amendes peuvent s’élever jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial des entreprises. Concrètement comment cela s’exprime ?  Pour nous, européens, contrairement aux Etats-Unis, il est interdit aux sites de récupérer nos données personnelles à des fins commerciales.

Grande nouveauté aussi depuis deux ans, des dispositions légales ont été prises à échelle européenne pour ne pas avoir à payer de frais supplémentaires, les fameux « frais d’itinérance » ou « roaming » lorsque l’on voyage d’un pays européen à l’autre.

  • Justice

La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a pour mission est d’assurer le respect des engagements souscrits par les États signataires de la Convention européenne des droits de l’homme. La compétence de la Cour s’étend donc à toutes les questions concernant l’interprétation et l’application de la Convention et de ses protocoles additionnels . La Cour peut être saisie d’une requête par un État ou « par toute personne physique, toute organisation non gouvernementale ou tout groupe de particuliers qui s’estime victime d’une violation » de ses droits ou libertés, garantis par la Convention. Elle a par exemple été saisie récemment par les parents de Vincent Lambert qui s’opposaient à un arrêt des soins. En rejetant leur demande, le lundi 20 mai, elle a enterré tout autre possibilité de rappel.

 

  • Environnement

Près de 26 millions de tonnes de déchets plastiques sont générées chaque année à travers l’Union européenne. La Commission a adopté une loi afin de lutter contre la pollution plastique. Cette stratégie vise à assurer que chaque emballage plastique puisse être réutilisé ou recyclé d’ici 2030 et à réduire la consommation de produits plastiques à usage unique à partir de 2020. En attendant, l’Union européenne a déjà interdit depuis 2016 les sacs plastiques à usage unique dans les supermarchés.

 

 

 

Clara Gilles et Anne-Cécile Kirry

 

 

 

Anthony, « street medic » : “Ce que je demande, c’est l’arrêt des violences”

Les Blue StreetMedic en action lors des manifestations des gilets jaunes. En deuxième en partant de la gauche, Anthony pose avec son équipe. / Crédits : Blue StreetMedic DR
Actifs aux quatre coins de la France, les secouristes de rue sont de toutes les manifestations. Parmi les nombreux groupes existants, on retrouve les « Blue Street Medic », dont Anthony fait partie depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ». Portrait d’une force tranquille.

Sous sa veste kaki, on devine le pull rouge des pompiers. A 37 ans, Anthony est un habitué du secourisme. Cet agent de sécurité incendie au tribunal de grande instance de Paris est également « street medic ». Ces secouristes de rue bénévoles sont spécialisés dans les premiers soins aux blessés pendant les manifestations. Au fil des actes du mouvement des « gilets jaunes », ils sont devenus de vrais héros. La raison de l’engagement d’Anthony ? “Aider mon prochain”.

Une escalade de la violence

C’est mon collègue Marco qui a eu l’idée de devenir « street medic ». Il s’est dit que comme notre métier, c’était le secourisme, on devait se positionner pour aller sur le terrain. Au début, on était trois ou quatre à Paris. Maintenant on est au moins une trentaine”. Les « Blue Street Medics » comptent aujourd’hui une deuxième équipe à Chartres. Pourquoi Blue ? A cause de leur attirail de terrain. Par dessus leurs équipements de protection individuelle (EPI) ils portent un t-shirt bleu très voyant, avec une croix blanche dessus.

Le regard fixe, on sent qu’Anthony ne se laisse pas impressionner facilement. Sa première participation remonte à la manifestation du 2 février, lors de l’acte 12 des « gilets jaunes ». “C’était très calme ce jour là. En même temps, c’était l’acte qui rendait hommage aux blessés. Au début on s’est dit que c’était tout de même bien différent de ce qu’on voyait à la télé. Et on a vite déchanté”. En effet, la semaine d’après, Anthony et son équipe ont accusé le coup. “On s’est tout de suite rendu compte au fil des actes que la violence montait crescendo, que ce soit du côté des manifestants ou de la police…

Le 18 mars reste la journée la plus marquante à laquelle il a participé depuis le début de la mobilisation. “Pour beaucoup de « street medics », ce jour-là, on a compris que quelque chose avait basculé. On était dans une vraie zone de guerre”. Force tranquille, Anthony revient sur cette escalade de la violence qu’il a vue de ses propres yeux. Si ce robuste secouriste à l’allure imposante ne scille pas, il admet avoir été choqué. “Avec mon équipe, on a traité plus d’une trentaine de blessés ce jour-là dont un qui avait reçu un tir de LBD – lanceur de balle de défense – dans la carotide. Il a perdu plusieurs fois connaissance et l’évacuation a été difficile parce que les ambulances étaient débordées”.

Pris en sandwich entre un cordon de CRS prêt à charger et un groupe de black blocks remonté, il tente en vain de les arrêter pour procéder à l’évacuation d’un blessé de la zone d’affrontement. Il parviendra finalement à rejoindre une ambulance de la Croix-Rouge.

« Les « street medics », aussi équipés que les CRS”

Les « street medics » prennent de grands risques dans leur mission. Et la violence croissante ne les aide pas à œuvrer en toute tranquillité. Répartis en plusieurs groupes au sein des « Blue Street Medics », certains portent directement secours aux victimes, d’autres ont pour mission de sécuriser le périmètre autour de la victime. On comprend tout de suite la nécessité d’avoir un attirail performant. “Une fois, un CRS m’a dit que j’étais quasiment aussi équipé que lui” raconte le secouriste, en esquissant un sourire. Cet équipement, on l’appelle l’EPI, l’équipement de protection individuelle. Casque – évidemment – mais aussi protections en tous genre pour les genoux, le dos – indispensable – et les coudes. A cela s’ajoute un masque à gaz pour opérer malgré les gaz lacrymogènes et un masque de ski.

 

L »équipement d »Anthony, StreetMedic à Paris. Crédits : photo personnelle d »Anthony DR

Mais dans leur sac, quel est l’attirail du secouriste ? “On finance notre propre EPI bien sûr, mais pour le matériel de santé, ça vient principalement de dons. Des « gilets jaunes » nous envoient des cartons remplis de compresses, de pansements etc.” Dans leur sac, on retrouve du Maalox, la solution indispensable pour se décontaminer du gaz lacrymogène mais aussi du sérum physiologique pour les yeux. “Pour les plus expérimentés, il faut un garrot. Ça sert à contenir les plus grosses hémorragies comme les mains arrachées”.

Si beaucoup de « street medics » sont également militants, les « Blue Street Medic » eux préfèrent la neutralité. “Je n’ai pas d’à priori politique » confie Anthony, « mais d’autres « medics » sont devenus militants après avoir subi des violences policières lors de manifestations… On se demande toujours pourquoi un tir de LBD tombe sur un secouriste…” Il s’est d’ailleurs lui même pris un palet de gaz lacrymogène dans le mollet. Mais le groupe d’Anthony s’est formé justement pour pouvoir rester neutre. “Nous on veut aider tout le monde”.

Pour l’arrêt des violences

S’il y a bien quelque chose pour laquelle Anthony milite, c’est l’arrêt des violences. Il a d’ailleurs lancé avec les « Blue Street Medics », qui vont très prochainement se constituer en association, une pétition sur Change.Org. pour qu’on ne leur confisque plus leur matériel. Ils espèrent récolter le plus de signatures possibles. S’il dit que rien ne l’arrêtera dans sa mission de secouriste, Anthony craint pourtant une chose : les morts. “Le jour où il y aura un mort, là, j’arrêterai. Ça sera trop. En plus, je vais devenir papa alors bon…

Cette violence, Anthony la rejette totalement. Son regard devient soudain plus dur. “Après un acte particulièrement violent, j’ai remonté les Champs-Elysées avec mon équipe. Vers le milieu de l’avenue, je me suis rendu compte que mes chaussures collaient au sol. Je regarde et je vois que je marchais dans une gigantesque flaque de sang coagulé. Il y en avait vraiment beaucoup donc c’est que la personne avait fait une grosse hémorragie. Là, je me suis dit qu’il y avait un souci”.

Quand les actes auront cessé, les « Blue Street Medics » prévoient d’organiser des maraudes pour les plus démunis. Ils continueront à porter secours aux manifestants. Après quelques secondes de silence, Anthony termine son coca et conclut avant de partir préparer le prochain samedi : “Ce que je demande, c’est l’arrêt des violences contre tout le monde. Stop à la violence gratuite”.

Anne-Cécile Kirry