Trois questions à… Annick Lacout, fondatrice du bureau d’études Agir ensemble pour une faible empreinte écologique

Peut-on parler d’une vraie tendance de fond pour le recyclage ?

La réglementation va dans ce sens, avec des incitations financières et des politiques publiques qui encouragent la réduction des déchets ou l’amélioration de leur valorisation et de leur recyclage. Il y a aussi un engouement pour l’économie circulaire de la part des acteurs de la société, qui cherchent des solutions nouvelles pour produire tout en limitant le gaspillage et la surconsommation.

Y a-t-il eu un déclic récent ?

Il y avait eu un premier sursaut dans les années 2007-2010, au moment du Grenelle Environnement et du film d’Al Gore, Une vérité qui dérange. On est de nouveau dans une période de prise de conscience. Quand on voit comment Greta Thunberg- la jeune suédoise de 15 ans à l’origine des grèves étudiantes pour le climat chaque vendredi-   a réussi à mobiliser la jeunesse, c’est génial, c’est encourageant. On se dit que si ça s’intègre dans les modes de vie des jeunes et que cela devient le mainstream, on aura gagné.

Faut-il aller plus loin que le recyclage ?

Ce qui marche très fort en ce moment, c’est le zéro déchet. A Paris, cela peut sembler parfois un peu dérisoire mais certains messages vont dans ce sens. Pas aussi vite que ce que l’on voudrait, mais ils y vont. Les collectivités sont obligées de développer en effet des programmes de prévention des déchets, les PLPDMA (Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés). Même si cela se fait plus ou moins, et que c’est plus ou moins visible.

 

Pour compléter :

Le recyclage urbain, effet de mode ou réelle évolution des mœurs ?

Une uniformisation des normes de tri

Start-up et recyclage, une alchimie efficace

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