L’institution européenne pourrait user de l’article 7 contre l’État roumain./ Crédit : TeaMeister – Flickr, Creative Commons
La Commission européenne a averti aujourd’hui l’État roumain qu’elle « n’hésiterait pas » à déclencher des sanctions financières si le pays poursuivait les réformes de son système judiciaire. En cause notamment la menace que laisse planer Bucarest sur l’indépendance des magistrats roumains. L’institution européenne estime que la réforme met en péril la lutte anti-corruption dans le pays. La situation est d’autant plus périlleuse que la Roumanie assure jusqu’à fin juin la présidence du Conseil de l’Union européenne.
Des « actes de sabotage » ont été perpétrés contre deux pétroliers saoudiens lundi, au large des Emirats Arabes Unis, a annoncé le ministre de l’énergie saoudien, Khalid Al-Falih. L’incident s’est produit à la sortie du détroit d’Ormyuz et n’a pas fait de victime, ni provoqué de déversement de pétrole en mer. Les « sabotages » s’inscrivent dans une phase d’escalade des tensions dans cette région du Golfe, où les Etats-Unis ont déployé des moyens militaires supplémentaire face à « la menace iranienne », selon Washington.
En Malaisie, 1200 détenus sont encore dans les couloirs de la mort – Images AFP
Kuala Lumpur dit adieu à la peine capitale. Un châtiment encore en vigueur dans de nombreux pays à travers le globe.
C’est une décision historique pour la Malaisie. Le gouvernement de Najib Razak a décidé l’abolition prochaine de la peine capitale. Un châtiment qui suscitait une vive opposition dans un pays qui compte quelque 1.200 détenus dans les couloirs de la mort.
Jusqu’à présent, la peine de mort par pendaison était prévue par la loi malaisienne pour de nombreux crimes comme le meurtre, l’enlèvement ou le trafic de drogue. « Comme nous abolissons cette peine, les prochaines exécutions ne devraient pas être menées », a déclaré Liew Vui Keong, un haut responsable de l’exécutif malaisien. Parmi elles figurait notamment celle de Maria Elvira Pinto Exposto, une Australienne de 54 ans condamnée en mai dernier pour trafic de drogue. En 2017, l’organisation Amnesty International avait placé la Malaisie au dixième rang des pays ayant exécuté le plus de condamnés à mort l’année précédente.
La peine de mort est toujours présente mais recule
Aujourd’hui, la peine capitale est toujours en vigueur au sein de 23 pays dans le monde. Au total, c’est 993 exécutions qui ont été enregistrées en 2017, soit un recul de 4% par rapport à l’année précédente. Ce chiffre n’incluent pas la Chine, toujours considérée comme le « premier bourreau du monde » où Amnesty International estime en « milliers » le nombre d’exécutions chaque année. Les statistiques en la matière relèvent encore du secret d’Etat.
Enfin, Amnesty indique qu’à la fin de l’année dernière, 142 pays avaient aboli la peine de mort en droit ou en pratique, et 106 l’ont abolie en droit pour tous les crimes. Les derniers en date ont été la Guinée et la Mongolie qui, en 2017, ont aboli la peine capitale pour tous les crimes, tandis que le Guatemala l’a interdite pour les crimes civils uniquement.
Aujourd’hui, mercredi 11 avril, ont lieu les élections présidentielles en Azerbaïdjan. Tout ce qu’il faut savoir en vidéo de ces élections boycottées par l’opposition.