L’Irlande se prépare à un Brexit sans accord

Paschal Donohoe, ministre des Finances irlandais
© Aron Urb

Un plan d’1,2 milliard d’euros. C’est ce que prévoit le ministre des Finances irlandais, Paschal Donohoe. Devant le Parlement irlandais, il a souligné, ce mardi, la difficulté à laquelle sera confronté son pays, si le Royaume-Uni sortait de l’Union européenne sans accord. « Nous ferons face aux défis d’un Brexit sans accord en position de force », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous sommes prêts ».

Ce plan d’1,2 milliard d’euros devrait atténuer l’impact d’un « no deal » ; 600 millions d’euros seront notamment injectés dans certains secteurs clé comme l’agriculture et le tourisme. « C‘est un budget sans précédent (…) mais ce sont des heures sans précédent », a complété le ministre.

Un Brexit sans accord, qui rétablirait des frontières physiques entre l’Irlande – membre de l’UE – et l’Irlande du nord – province britannique – pourrait priver 55 000 Irlandais de travail et faire plonger le Produit intérieur brut (PIB) du pays de 6%, selon des données gouvernementales. Politiquement, le retour des frontières menacerait aussi la paix avec l’Irlande du nord, après des décennies de conflits.

Ce matin, la chancelière allemande avait également déclaré, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qu’un nouvel accord de Brexit entre Londres et Bruxelles était « extrêmement improbable«  en ajoutant que le Royaume-Uni ne pouvait quitter l’Union européenne sans laisser l’Irlande du Nord dans une union douanière avec les Européens.

Boris Johnson de son côté, a promis un Brexit « coûte que coûte » le 31 octobre, avec ou sans accord, et les négociations avec Bruxelles sont dans l’impasse à trois semaines de l’échéance.

Celsalab avec AFP

Indonésie : en Papouasie, la population fuit les émeutes

En Indonésie, la ville de Wamena a vu fuir plus de 16.000 de ses habitants, à la suite des émeutes meurtrières du mois de septembre, selon un décompte de l’armée indonésienne.

Près de 16.000 habitants ont quitté la ville indonésienne de Wamena, dans la province de Papouasie occidentale, après les émeutes mortelles ayant secoués la zone le mois dernier. Les évacuations se sont faites principalement à bord d’appareils militaires affrétés par les autorités.

L’armée de l’air indonésienne accueille les évacués de Wamena à l’aéroport de Jayapura. Crédit : Indra Thamrin Hatta / AFP

Près de 16.000 habitants ont quitté la ville indonésienne de Wamena, dans la province de Papouasie occidentale, après les émeutes mortelles ayant secoués la zone le mois dernier. Les évacuations se sont faites principalement à bord d’appareils militaires affrétés par les autorités, l’avion étant le principal moyen de transport dans cette province enclavée. Les évacués sont principalement des Indonésiens non Papous, les  individus les plus ciblés par les violences.

Des vagues de manifestations récurrentes depuis août

Depuis le 17 août dernier, jour où se fête habituellement l’indépendance de l’Indonésie, la Papouasie occidentale est le théâtre régulier de violentes protestations. C’est l’agression raciste d’étudiants papous à Surabaya, deuxième ville du pays, qui  a embrasé le pays. L’événement a mis en lumière la division entre les autochtones papous, en majorité chrétiens, et le reste de la population, à 90 % musulmane. Une scission culturelle qui a relancé les revendications autour d’un référendum pour l’indépendance de la Papouasie et provoqué de violences émeutes.

Le 23 septembre dernier, à Wamena, au moins 33 personnes ont perdu la vie lors des heurts. Selon les autorités locales, les victimes, principalement des migrants venus d’autres régions de l’archipel, auraient été brûlées vives dans des incendies volontaires ou poignardées à l’arme blanche. Près de 70 personnes ont été blessées

Alerte au tsunami après un séisme de magnitude 7.5 en Papouasie Nouvelle-Guinée

La secousse se serait produite à une profondeur de 10 km. / Capture d’écran USGS (U.S. Geological Survey)

Un séisme de magnitude 7.5 sur l’échelle de Richter a été enregistré près des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, au nord-est de l’Australie, mardi à 14h58 heure française.

La menace de tsunami concerne en particulier les côtes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais les vagues pourraient toucher les côtes situées à plus de 1000 km de l’épicentre du séisme. La Papouasie-Nouvelle-Guinée se remet à peine d’un tremblement de terre de magnitude 7.5, survenu en février dernier dans le centre du pays et qui avait fait au moins 125 morts.

Thomas Coulom

Hausse d’environ 20% des actes xénophobes et antisémites en Allemagne en 2018

Le ministre des Affaires étrangères social-démocrate Heiko Maas s’est inquiété publiquement de cette hausse. / Crédit : aesthetics of crisis – Flickr – Creative Commons

Les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur allemand publiés mardi font état de 7 701 actes criminels xénophobes enregistrés en 2018, ce qui correspond à un bond de 19,7% comparé à 2017. 1 799 actes antisémites ont été enregistrés en 2018, un chiffre constant.
Le ministre de l’Intérieur conservateur Horst Seehofer a indiqué en conférence de presse que 90% des auteurs de ces actes proviennent de milieux d’extrême-droite. Mais l’Allemagne ne fait pas exception en Europe. En France, les actes antisémites ont bondi de 74% en 2018.

Thomas Coulom