Masters d’Augusta : les cinq plus beaux coups de l’histoire du tournoi

Le premier majeur de la saison de golf, qui se déroulait de jeudi à dimanche sur le parcours d’Augusta (Géorgie), a vu le sacre de l’Américain Patrick Reed au terme d’un week-end marqué par l’incroyable trou en un de Charley Hoffman. L’occasion de revenir sur les cinq plus beaux coups de l’histoire du Masters.

  • 5 – Le putt pour la gagne de Nicklaus en 1975

Six fois vainqueur du Masters, l’ancien numéro un mondial se souviendra longtemps de son incroyable putt longue distance sur le green du trou numéro 16. Un coup de génie, synonyme de victoire pour l’Américain en 1975.

  • 4 – Le Chip-In de Lary Mize en 1987

Une seule fois vainqueur d’un tournoi du grand chelem au cours de sa carrière, Lary Mize est surtout connu pour son magistral chip in (approche levée à l’extérieur du green) réalisé lors des play-offs du Masters 1987. Un coup digne des plus grands golfeurs de l’histoire, à revoir sans modération.

  • 3 – Le chip de Tiger Woods en 2005

Une fois n’est pas coutume, le trou numéro 16 du parcours d’Augusta a vu s’enchaîner les exploits au fil des décennies, à commencer par le chip historique de Tiger Woods en 2005. Mal positionné à l’approche du green, l’Américain a réalisé un des coups les plus marquants de l’histoire du golf : une balle roulante venue mourir au bord du trou 16, avant de tomber délicatement, offrant au « Tigre » sa quatrième victoire à Augusta.

  • 2 – Le swing millimétré de Louis Oosthuizen en 2012

Souvent placé, jamais vainqueur. Dauphin de Bubba Watson au masters d’Augusta en 2012, le Sud-africain a marqué cette édition avec un improbable coup sur le trou numéro 2. Très loin du green, Oosthuizen a surpris tout le monde en envoyant directement la balle au niveau du drapeau. Un swing très agressif mais extrêmement précis, qui a permis au futur dauphin de réaliser un double eagle sur un par 5, chose extrêmement rare dans l’histoire du golf.

  • 1 – Le trou en un surréaliste d’Oosthuizen en 2016

Louis Oosthuizen truste les deux premières places de ce classement. Son trou en un réalisé sur le par trois du 16 lors de l’édition 2016 a marqué les esprits. La balle plongeante du joueur sud-africain semblait s’éloigner de la courbe descendante du green, avant de venir heurter la balle de son prédécesseur, et donc de modifier totalement la trajectoire. Hasard surréaliste ou coup de génie ?  La balle a fini par tomber directement dans le trou, rendant fou les milliers de spectateurs regroupés aux abords du parcours d’Augusta. Incroyable !

Emilien DIAZ

Paris-Roubaix 2018 : enquête ouverte après la mort de Michael Goolaerts

Une enquête a été ouverte sur la mort du coureur belge Michael Goolaerts, décédé brutalement dimanche soir suite à un arrêt cardiaque lors du Paris-Roubaix. Une autopsie du corps du jeune cycliste aura lieu dans les prochains jours en France, a indiqué lundi le parquet de Cambrai. « Selon les premiers éléments, c’est un malaise, sans doute cardiaque, qui a provoqué la chute, c’est pas la chute qui a provoqué son état », a ajouté le parquet. Michael Goolaerts participait pour la première fois à la reine des classiques.

 

Sébastien Rouet et l’AFP

 

Formule 1 : Pourquoi la 4ème place de Gasly est un véritable exploit ?

Cinquième sur la grille de départ du grand prix de Bahreïn dimanche après-midi, Pierre Gasly (Toro Rosso) a su trouver les ressources pour contenir les attaques des favoris, et arriver au pied du podium (4è). Un véritable exploit, tant les chances du pilote français étaient minces en début de saison. On vous explique pourquoi.

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Pierre Gasly au volant de sa Scuderia Toro Rosso
  • Il est nouveau sur le circuit

À seulement 22 ans, Pierre Gasly est un novice en Formule 1. Passé par le karting et le championnat GP2 au sein de l’écurie junior de Red Bull, il a fait ses débuts dans la cour des grands il y a moins d’un an, en tant que remplaçant de Danii Kviyat chez Toro Rosso. Propulsé sur le devant de la scène lors du grand prix de Malaisie 2017, le jeune français a tout de suite convaincu, terminant à une honorable 14ème place. Un premier test qui lui a rapidement valu une titularisation au sein de l’écurie italienne, rendue possible après l’éviction définitive de Kviyat. Dix mois plus tard, le manager de l’écurie Graham Watson officialisait Pierre Gasly comme pilote numéro un pour la saison 2018. Une juste récompense.

  • Il est le meilleur Français depuis 2015

Avec 4 pilotes titulaires (Ocon, Grosjean, Gasly, Leclerc), la France est le pays le mieux représenté cette saison en Formule 1. Si Esteban Ocon et Romain Grosjean ont déjà réalisé de très belles performances, respectivement chez Force India et Haas, les Français sont à la peine depuis plusieurs années. En témoigne une statistique révélatrice de l’exploit de Pierre Gasly : en terminant 4ème à Bahreïn, le natif de Rouen a réalisé la meilleure performance française depuis 2015. Couvé par le manager de l’écurie reine Mercedes, Esteban Ocon (21 ans) reste tout de même le meilleur espoir français pour les années à venir selon les bookmakers.

  • Il roule avec un moteur Honda

La performance de Pierre Gasly dimanche à Bahreïn est d’autant plus impressionnante qu’inespérée. Cinquième sur la grille après avoir profité des pénalités infligées à Lewis Hamilton, les spécialistes ne donnaient pas cher de la peau du Français. Et pour cause, l’écurie Toro Rosso est une des seules à concourir avec un moteur du constructeur Honda, jugé peu performant. Contrainte d’abandonner son partenariat avec Renault en fin de saison dernière, l’écurie de la Scuderia a démontré qu’elle pouvait innover sans disposer d’un budget pharaonique. « C’est vraiment inespéré, s’est exclamé Gasly à sa descente de voiture. Je suis super content pour l’équipe, pour Honda et aussi pour moi. L’auto a été fantastique ».

  • Il a tenu tête aux leaders pendant 57 tours

Vettel, Bottas, Hamilton… et Pierre Gasly. Le quatuor est inhabituel mais correspond pourtant bien au classement de ce deuxième grand-prix de la saison, le septième seulement dans la carrière du jeune pilote français. Gêné par la présence des favoris en première ligne et ciblé par Lewis Hamilton (Mercedes) et Kévin Magnussen (Haas), Gasly a parfaitement su se défendre face aux offensives des leaders. Il s’est comporté de manière exemplaire avec un pilotage optimal et des arrêts aux stands sans prise de risque, contrairement à son homologue de chez Ferrari, Kimi Raikonnen, qui a happé la jambe de l’un de ses mécaniciens. Au final, le français a tenu son rang et profité de l’abandon du pilote finlandais pour se rapprocher du podium.

  • Il revenait d’un abandon en Australie

L’exploit de Pierre Gasly à Bahreïn est d’autant plus retentissant que le pilote de la Scuderia Toro Rosso revenait d’un premier week-end extrêmement compliqué en Australie. Dernier sur la grille du premier grand-prix de la saison, le  Français avait été contraint d’abandonner dès les premiers tours après la casse de son moteur. A Bahreïn, il a parfaitement su réagir lors des séances de qualification en réalisant le sixième temps de la Q3, et a pu bénéficié d’un moteur bien plus performant que lors de sa première sortie. De bonne augure pour la suite du championnat du monde.

 

Emilien Diaz