Le maire de Rouen dépose plainte pour menace de mort

Le maire PS, Nicolas Mayer-Rossignol, a déposé plainte mercredi pour « menace de mort » après un commentaire publié sur un média local d’information en ligne. L’élu a dénoncé dans un post sur Facebook les « violences quotidiennes » auxquelles il est exposé.

Une plainte pour « menace de mort » a été déposée mercredi par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol. Elle vise notamment un commentaire publié le 26 avril par un internaute sur le site 76 actu indiquant : « il faut mettre une balle au maire et recommencer comme avant. » Le socialiste précise dans sa plainte qu’il a répondu à ce commentaire en « demandant à cette personne de retirer le message » et que cela n’avait pas été fait. Le service de presse du maire a alors contacté le média local et le message litigieux a été retiré.

Le maire socialiste a dénoncé dans un post sur Facebook les « violences quotidiennes » auxquelles il est exposé en tant qu’élu. « Les réseaux sociaux et les médias doivent prendre leurs responsabilités et modérer l’inacceptable », a-t-il aussi fustigé.

 



« Il est trop tôt pour se déclarer candidat » : Raphaël Glucksmann réaffirme son opposition à une primaire de la gauche

Raphaël Glucksmann a déclaré ce matin sur France 2 qu’il est « bien trop tôt pour se déclarer candidat à la présidentielle ». Toujours hostile à une primaire à gauche, l’eurodéputé a ajouté que la gauche « non-mélenchoniste sera suffisamment adulte pour désigner le meilleure candidat ».

« Ce qui m’obsède, c’est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l’élection présidentielle », a affirmé Raphaël Glucksmann ce matin sur France 2. L’eurodéputé a par ailleurs réaffirmé son opposition à une primaire de la gauche. Une démarche qui était défendue la veille dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain ou François Ruffin. Il a défendu la démarche de « rassemblement » initiée par une quarantaine d’élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l’écologiste Yannick Jadot. Dans ce rassemblement, « on se met d’accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (…) Et on sera suffisamment adulte pour qu’il y en ait qu’un ou une », a-t-il affirmé.

Le coprésident de Place Publique est le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centregauche. Il a également jugé « parfaitement normale » la candidature du leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, « parce qu’en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes ».



« Je suis en désaccord avec la ligne actuelle » : Elisabeth Borne annonce se retirer de la direction de Renaissance

Dans une interview sur France Inter ce matin, l’ancienne Première ministre a annoncé se retirer de la direction de Renaissance. Elle a exprimé son désaccord concernant la ligne actuelle du parti. Elle reste néanmoins adhérente.

« J’ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance » a affirmé Elisabeth Borne ce matin sur France Inter. Elle quitte désormais le bureau exécutif du parti mais reste néanmoins adhérente. Son annonce survient alors que Gabriel Attal active sa campagne en vue de la présidentielle en multipliant les déplacements.

L’ancienne Première ministre a d’ailleurs exprimé son « désaccord avec la ligne actuelle du parti », en regrettant que celle-ci ne soit « pas forcément débattue en interne ». Elisabeth Borne envisage alors de se consacrer davantage à son nouveau parti « Bâtissons ensemble », qui a vocation à « rassembler au-delà des partis », a-t-elle déclaré.



Le Parti communiste français censurera Sébastien Lecornu en l’absence de « changement de politique »

Lors de la Fête de l’Humanité, qui débute ce vendredi, Fabien Roussel a déclaré que « sans changement de politique », les communistes censureront le nouveau Premier ministre.

Les communistes ne s’engagent pas dans une censure « a priori » du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu mais la voteront « sans marque profonde d’un changement de politique », a déclaré vendredi le patron du PCF Fabien Roussel, qui s’est adressé à la presse lors de la Fête de l’Humanité.

« Si c’est pour passer de 44 milliards à 39 milliards d’austérité, ce n’est même pas la peine de nous appeler. J’ai dit à Sébastien Lecornu que de mêmes causes produisent de mêmes effets », a dit Fabien Roussel, qui s’est entretenu avec le nouveau Premier ministre en début de semaine.

« Des demandes sur l’augmentation des salaires »

« Je lui ai notamment fait des demandes sur l’augmentation des salaires, l’abrogation de la réforme des retraites et la diminution des aides accordées aux grosses entreprises », a déclaré le secrétaire national du PCF.

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux, ancien député du Nord, a assuré que les communistes n’avaient « pas peur d’une dissolution », qui se rapprocherait en cas de nouvelle censure. Le groupe rassemblant les communistes et les élus ultra-marins de gauche compte 17 députés (il en faut 15 pour constituer un groupe).

Pas d’accord avec les autres formations de gauche

M. Roussel a redit que son parti ne passera pas d’accord global avec les autres formations de gauche en cas de législatives anticipées, contrairement à 2022 et 2024. »On ne supportera plus d’être traité avec 50 circonscriptions (nombre de candidats alloué au PCF en 2024, ndlr) », a-t-il assuré. »Il faut des candidatures de rassemblement construites à la base, dans chaque département, en prenant compte des rapports de force locaux, et sans parachutage », a-t-il plaidé.

Concernant les appels à la démission ou à la destitution d’Emmanuel Macron, Fabien Roussel estime qu’il s’agit d’un « saut dans le vide ». »Le RN et LFI sont obsédés par la présidentielle. Mais cela nuit à la mobilisation des salariés. Il faut un mouvement social fort et puissant, une base populaire », a-t-il estimé. Les Insoumis ont présenté une motion de destitution du président de la République à l’Assemblée, signée par 104 parlementaires, dont des communistes et des écologistes.

Fabien Roussel a par ailleurs redit qu’il n’entendait pas participer à la primaire de la gauche souhaitée par Olivier Faure (PS), Marine Tondelier (Ecologistes) et les anciens Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain pour 2027.