Constituant son équipe pour mener à bien la réforme de l’audiovisuel public, la ministre de la culture Françoise Nyssen a décidé de faire appel à l’ancienne journaliste Isabelle Giordano. Présentatrice du “Journal du cinéma“ jusqu’en 2002 sur Canal+, elle a par la suite travaillé pour France 3, France 2 et France Inter. Plus récemment, elle occupait le poste de directrice générale d’UniFrance, la structure chargée de la promotion du cinéma français à l’étranger. Un atout de taille puisque, selon Le Parisien, c’est sur cette question spécifique qu’elle interviendra au sein de l’équipe.
Le dernier blockbuster de Marvel Studios continue sa fulgurante ascension au box-office américain. Film dédié à un super-héros noir, “Black Panther“ a rapporté depuis sa sortie un total de 665,6 millions de dollars aux Etats-Unis et au Canada. Il se place désormais en troisième position des plus grosses recettes nord-américaines de tout les temps devant “Titanic“ (1997) qui avait récolté 659 millions de dollars lors de sa sortie. Il reste toutefois dépassé par « Avatar » (2009) et « Star Wars: Le réveil de la force » (2015), avec 760 millions de dollars accumulés par le premier et 936,7 par le second.
Pour rappel, dans le monde entier, c’est « Avatar » qui détient le record historique de recettes avec 2,8 milliards de dollars, suivi par « Titanic » avec 2,2 milliards, tous deux ayant été réalisés par James Cameron. “Black Panther“ n’est encore qu’à la dixième place des records mondiaux.
Le spiritisme asiatique s’invite au musée du quai Branly – Jacques Chirac à travers une exposition qui débute ce mardi jusqu’au 15 juillet prochain.
Crédits: Musée du Quai Branly-Jacques Chirac
Qui osera croiser le regard d’une femme-chat vengeresse ou faire face à des revenants affamés ? Aujourd’hui débute l’exposition “Enfers et Fantômes d’Asie“ au musée du quai Branly – Jacques Chirac. Une présentation vaste et détaillée d’histoires d’épouvantes et de mythes surnaturels de l’Asie du XVIe siècle à nos jours. De nombreux supports comme le cinéma, l’art religieux, le théâtre traditionnel, le manga et les jeux vidéo nous permettent d’évoluer tout au long du parcours dans l’imaginaire asiatique. Des estampes du maître Hokusai au célèbre jeu Pac-man, en passant par l’extravagant cinéma d’horreur japonais (J-Horror), l’exposition se concentre essentiellement sur le folklore chinois, thaïlandais et japonais où l’engouement populaire pour l’occulte à considérablement influencé les productions culturelles.
De la religion à l’art populaire
À l’origine c’est le bouddhisme, religion majoritaire de ces trois pays qui a contribué à la construction de ces fabulations collectives. Toutefois, c’est en marge de cette dernière et dans l’art populaire que la représentation des spectres s’est développée. De célèbres histoires comme celles d’Hannya (une femme sous l’emprise de la jalousie qui peut se changer en démon) au Japon ou de Nang Nag en Thaïlande proviennent d’abord de la transmission orale et écrite avant d’être adaptées au théâtre traditionnel (kabuki), et au cinéma. Au détour d’un couloir, une pièce est remplie de créatures fantastiques. Connus dans la religion shintoïste sous le nom de « yôkaï », ces esprits déchus de la nature peuvent être à l’origine de phénomènes étranges et incarner la peur de certains lieux. Encore aujourd’hui, les manga et les films d’animation continuent à faire appel à eux, preuve que les fantômes ne meurent vraiment jamais.
Des reproductions de masques traditionnels japonais aux premiers manga d’épouvante, les supports sont divers et variés. Crédits : N.Q
L’art contemporain asiatique à l’honneur
L’exposition accorde enfin une place de choix à la création contemporaine. Des installations vidéoludiques reproduisant les enfers ou des décors créés par un studio d’effets spéciaux thaïlandais viennent agrémenter le parcours et nous plonge un peu plus dans l’univers dérangeant de l’horreur “Made in Asia“. Attention tout de même aux apparitions fantomatiques en hologramme d’une femme pendue qui plongera son regard dans le vôtre : Certains ne s’en sont toujours pas remis…
Des sculptures de démons géants et des reliques religieuses sont visibles tout au long du parcours de l’exposition. Crédits : N.Q