Un total de 272 rebelles ont été tués dans des combats dans le nord de l’Ethiopie dans l’état du Tigré, a annoncé l’armée fédérale éthiopienne. Elle y affronte, depuis mardi, plusieurs groupes armés opposés au gouvernement fédéral et récemment alliés.
L’offensive lancée par les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti interdit par Addis Abeba mais qui dirige de fait l’Etat régional du Tigré, aux côtés de groupes alliés, auraient été repoussée selon l’armée, dans un communiqué publié sur Facebook. 260 combattants rebelles ont également été blessés
Une alliance entre groupes armés
Dimanche dernier, le TPLF avait annoncé s’allier à six autres mouvements rebelles, formant la Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie. Composée du Mouvement national amhara des Fano, de l’Armée de libération oromo (OLA), du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), du Front révolutionnaire d’unité nationale afar, du Mouvement de libération du peuple benishangul et du Mouvement démocratique du peuple gumuz, son objectif est ambitieux, puisqu’il s’agit de « destituer le gouvernement » et d’« établir un gouvernement de transition inclusif ».
Un conflit larvé
Une guerre meurtrière et destructrice a opposé entre 2020 et 2022 le gouvernement fédéral et le TPLF, qui a dirigé l’Ethiopie durant 30 ans jusqu’à la nomination en 2018 de l’actuel Premier ministre Abiy Ahmed. Les deux camps s’accusaient mutuellement ces derniers mois de vouloir déclencher un nouveau conflit.
Le conflit s’est étendu en dehors du Tigré, où les autorités fédérales ont procédé à des dizaines de frappes de drones ces dernières semaines. Le TPLF a notamment progressé dans l’Etat régional voisin de l’Afar et des combats opposent l’armée fédérale aux milices amhara Fano en Amhara.
