Hantavirus sur le navire MV « Hondius » : plusieurs passagers identifiés après une escale à Sainte-Hélène

L’épidémie d’hantavirus détectée à bord du navire de croisière MV « Hondius » continue de susciter l’inquiétude des autorités sanitaires internationales. Alors que trois décès ont déjà été enregistrés, l’exploitant Oceanwide Expeditions a indiqué que trente passagers avaient quitté le bateau lors d’une escale sur l’île de Sainte-Hélène, au cœur de l’Atlantique Sud, le 24 avril.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la compagnie néerlandaise a précisé que les 30 personnes débarquées incluaient le corps d’un passager décédé à bord le 11 avril. Oceanwide Expeditions affirme désormais travailler à identifier l’ensemble des passagers et membres d’équipage ayant embarqué ou quitté le navire depuis le 20 mars, afin de retracer les éventuels contacts liés au foyer de contamination. Le bateau est touché par une flambée d’hantavirus Andes, une forme rare et potentiellement mortelle de maladie respiratoire.

Face aux inquiétudes grandissantes, la Commission européenne a toutefois cherché à rassurer. « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter », a déclaré aujourd’hui la porte-parole Eva Hrncirova, estimant que le risque sanitaire pour les Européens demeurait « faible ». Cette réaction intervient alors qu’une hôtesse de l’air de la compagnie néerlandaise KLM fait actuellement l’objet d’un dépistage après avoir été en contact avec une passagère décédée.

À Singapour, deux résidents présents à bord du MV Hondius ont été placés à l’isolement dans l’attente des résultats de leurs tests, selon le Centre national des maladies infectieuses. Les autorités ont indiqué que l’un des deux patients présentait un simple écoulement nasal tandis que l’autre ne montrait aucun symptôme. Le pays estime pour l’heure que le risque de propagation au sein de la population reste limité.

Salomé Ferté