Une soixantaine de sportifs, parmi lesquels le footballeur Blaise Matuidi (Paris Saint-Germain), les champions olympiques Yannick Agnel, Laura Flessel ou encore David Douillet, ont appelé ce mercredi à voter pour Emmanuel Macron. À quatre jours de la présidentielle, ils souhaitent que « le sport demeure un espace de liberté, d’égalité et de fraternité. »
Outre les sportifs, de nombreux dirigeants (entraîneurs et présidents de fédérations) ont signé cet appel. Selon eux, le candidat d’En Marche! est le seul à s’inscrire dans « le respect de la tradition républicaine. »« Nous voulons continuer à être fiers de représenter notre pays. La France des droits de l’Homme et du Citoyen doit continuer à rayonner dans le monde », ont-ils souligné.
Ce vendredi 5 mai, le mondial de hockey sur glace débute en France. Pour la première fois depuis 1951, la France accueillera ce rendez-vous annuel auquel participent les meilleurs joueurs du monde, à l’exception de ceux qui sont toujours en course dans les play-offs de la NHL, la grande ligue nord-américaine.
Trente matches auront lieu à Paris: tous ceux du groupe B du premier tour, ainsi que deux quarts de finale. Le reste des rencontres se déroulera à Cologne, dont la finale le 21 mai. Les organisateurs espèrent attirer entre 250.000 et 300.000 spectateurs. La France tentera de sortir d’un groupe composé du Canada, double tenant du titre et pays du hockey par excellence, la République tchèque et la Finlande, les trois nations majeures.
Sport spectaculaire mais encore confidentiel en France, le hockey sur glace veut se faire connaître et compte bien profiter de cet évènement mondial pour accroitre sa réputation.
Le Real-Madrid et l’Atlético Madrid se rencontrent ce mardi soir en demi-finales de la Ligue des Champions. Les deux clubs madrilènes sont habitués à se rencontrer souvent, 15 fois depuis 2014.
Il planera comme un air de déjà-vu sur la pelouse du Santiago Bernabeu ce mardi soir. Une fois n’est pas coutume, le Real-Madrid et l’Atlético Madrid se rencontreront dans le dernier carré de la Ligue des Champions. Après les finales de 2014 et 2016 remportées par le Real, l’Atlético pourra prendre sa revanche en demi-finale cette fois. Mais au-delà de la compétition européenne, les chemins des deux clubs n’ont cessé de se croiser depuis 2014 : en trois ans, ils se sont rencontrés quinze fois !
L’Atletico Madrid aura besoin d’un grand Griezmann pour éliminer le Real
Difficile dans ce contexte de surprendre son adversaire, surtout dans des clubs ou les effectifs ne bougent quasiment pas. Mais pourtant Zinedine Zidane l’a promis en conférence de presse d’avant-match : « on va les surprendre ». Et le coach marseillais a encore beaucoup à prouver. Depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe en janvier 2016, il a reçu deux fois le voisin pour une défaite et un match nul. Mais il faut remporter le match qui compte, la finale de la Ligue des Champions. En tout cas, Zizou a un fan, Diego Simeone, son adversaire du soir : « Le travail de Zidane est spectaculaire. Il a pris l’équipe en janvier (2016), avec toutes les difficultés que connaissait le Real à cette période et particulièrement au sein du groupe. », a-t-il déclaré. « Il a su gérer les émotions de chacun afin de trouver le meilleur équilibre et permettre à l’équipe de jouer au niveau qui est le sien actuellement », a-t-il ajouté.
Les merengue ont l’expérience pour eux : ce sera leur septième demi-finale d’affilé. Un record. Leur objectif est de remporter une seconde Ligue des Champions d’affilée, ce qu’aucun club n’a jamais réussi. Pour faire face, l’Atlético comptera sur sa défense de fer. Ils ont encaissé seulement cinq buts depuis le début de la Ligue des Champions, soit trois fois moins que le Real.
Alors que la 100ème édition du Tour d’Italie (Giro) commence vendredi, les coureurs font face au même dilemme chaque année : choisir entre le Giro et le Tour de France. Le Colombien Nairo Quintana (Movistar) tentera, lui, le doublé. Rare sont ceux qui ont réussi à remporter les deux courses la même année.
Le Giro a toujours été dans l’ombre du Tour de France. Ses cols mythiques, ses « tifosis » passionnés ont été délaissés ces dernières années au profit du Tour de France. L’enchaînement des deux courses, à cinq semaines d’intervalle, a souvent poussé les favoris à faire un choix pour avoir une chance au classement général. Cette année, plusieurs coureurs vont tenter le doublé historique. Nairo Quintana s’est dit en « très bonne forme » physique avant d’entamer les deux tours mythiques. Le Français Thibaut Pinot (Française des Jeux) va également s’aligner au départ des deux courses. Mais le cycliste a fait un compromis : il jouera la gagne sur le Giro et visera les étapes sur le Tour. Car rafler la victoire sur les deux courses est difficile. Seuls sept coureurs ont déjà réussi ce doublé. Le dernier à l’avoir fait était Marco Pantani… en 1998. D’autres s’y sont cassés les dents depuis. L’Espagnol Alberto Contador avait essayé, en vain, en 2015. Il avait remporté le Giro mais avait souffert sur les routes de France (5e).
Les coureurs qui ont remporté le Giro et Le Tour de France la même année. Crédit: Gaël Flaugère
Remporter les deux courses est une tâche (quasiment) impossible. Les coureurs sortent essorés du Giro qui demande un effort physique important. Entre mai et juillet, date du Tour de France, les conditions climatiques ne sont pas les mêmes : « Les facteurs environnementaux jouent beaucoup. S’il y a de la pluie et de la neige sur le Giro on doit beaucoup taper dans l’organisme », souligne Frédéric Grappe, directeur de la performance de l’équipe Française des Jeux (FDJ). A la fatigue physique s’ajoute l’usure mentale. Les parcours, de plus en plus exigeants, demandent une concentration de chaque instant. Les coureurs redoublent d’efforts pour ne pas se faire piéger dès les premiers jours. Une cadence difficile à tenir sur plusieurs semaines : « C’est dans la tête que ça lâche. Ils ont le mental mais le cerveau envoie moins d’énergie », révèle Frédéric Grappe, également chercheur en science du sport.
Un temps de récupération court
Alors est-il devenu impossible de réitérer l’exploit de Merckx, Hinault ou Indurain ? « C’estdifficile, juge Frédéric Grappe. Il y a peu de récupération entre les deux et on est sur des modèles de course sur trois semaines. » Le préparateur physique doit donc adapter l’entraînement des coureurs entre les deux tours. « La première semaine, le coureur assimile la charge de travail et évacue la fatigue. La deuxième semaine il roule juste pour préserver l’excitabilité musculaire. Ensuite, on restimule l’organisme en suivant un modèle de course proche de celui du Tour. Et avant le Tour il cherche à retrouver sa fraîcheur. »
Malgré toutes ces contraintes, Frédéric Grappe pense que cette performance sera bientôt réalisée. « Peu y arriveront mais on trouvera des moyens. Aujourd’hui on comprend mieux la récupération du coureur par exemple. La science permettra d’améliorer les modèles de performance. »
Une pression médiatique épuisante
Les coureurs doivent aussi se plier aux exigences médiatiques. Constamment sollicités lors du Tour de France, ils doivent se soumettre aux nombreuses interviews pour soigner leur image. « La pression médiatique et l’engouement autour de la course y sont énormes. Pendant trois semaines les coureurs sont sous pression », a confié au Figaro Julien Pinot, entraîneur à la FDJ et frère de Thibaut Pinot. Le Tour de France reste une étape indispensable pour les équipes françaises. Soumises aux lois de leurs sponsors qui ont plus d’intérêts économiques en France, elles se doivent d’aligner leurs leaders sur le Tour. Mais l’Italie devient attractive depuis quelques années. Cette 100ème édition du Giro pourrait changer la donne. Preuve en est, la course sera diffusée dans son intégralité sur une chaîne gratuite (L’Equipe 21). Une première en 20 ans.