BlaBlaCar se lance dans les trajets domicile-travail

La plateforme de covoiturage BlaBlaCar a lancé ce mardi BlaBlaLines, une application dédiée aux trajets domicile-travail. Elle sera disponible dans un premier temps entre Reims et Châlons-en-Champagne et entre Toulouse et Montauban, avant d’être étendue à l’ensemble de la France courant 2018.

« Le système vient en complément du système de transports en commun. On va pouvoir facilement être un moyen de transport supplémentaire », a souligné le responsable de BlaBlaLines, Simon Berger-Perrin, lors d’une conférence de presse. Alors que BlaBlaCar propose des trajets de covoiturage occasionnel, sur des distances de 300 kilomètres en moyenne, BlaBlaLines sera spécialisé sur les trajets domicile-travail. Les contraintes sont donc différentes: ne pas perdre de temps pour trouver son co-voitureur, et pouvoir rester flexible sur les horaires de départ et de retour.

Le système repose donc sur des « lignes », avec des points de rencontre prédéfinis, et des trajets aller et retour indépendants l’un de l’autre, pour n’avoir « pas besoin de calquer son agenda sur celui de quelqu’un d’autre », a détaillé Frédéric Mazzella, président-fondateur de BlaBlaCar. Les deux axes choisis pour le lancement, Reims-Châlons-en-Champagne et Toulouse-Montauban, sont « très fréquentés en trajets domicile-travail », a-t-il ajouté.

BlaBlaLines devra commencer par recruter un nombre important de conducteurs, afin que les passagers co-voitureurs soient certains de trouver une voiture pour l’aller et pour le retour. Ainsi, BlaBlacar ne percevra pas de commission dans un premier temps, le but étant « d’aller chercher l’usage », a indiqué Frédéric Mazzella.

La plateforme « va utiliser cette première expérimentation pour recueillir les retours d’expérience des utilisateurs afin d’affiner son service et d’ajouter progressivement de nouvelles fonctionnalités », selon un communiqué de presse. BlaBlaLines, qui bénéficie du soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise l’énergie (Ademe), devrait être étendu cet automne à 10 nouveaux axes, qui ne sont pas encore déterminés, avant d’être déployé sur l’ensemble de l’Hexagone courant 2018.

Garance Feitama

République Tchèque : le Premier ministre démissionne

Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a annoncé mardi sa démission, entrainant également celle de son cabinet, dont son ministre des Finances, l’influent milliardaire Andrej Babis. Cette décision fait suite au conflit que M. Sobotka entretenait avec M. Babis, ce dernier étant soupçonné de fraudes fiscales. Le Premier ministre tchèque l’a ainsi obligé à quitter son poste.

« Je présenterai prochainement ma démission au président Milos Zeman. Il est inadmissible qu’Andrej Babis reste au poste du ministre des Finances », a déclaré le Premier ministre social-démocrate. Andrej Babis, chef du mouvement centriste ANO, et deuxième plus grosse fortune du pays d’après Forbes, rejette quant à lui toutes les accusations à son encontre.

Sarafina Spautz

« Autisme », François Fillon dans le viseur des Français #julie

François Fillon, dont la campagne présidentielle bat son plein, est dans le viseur des français. Sa référence à l’autisme lors de son interview au JT de France 2 choque.

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« La libre communication des pensées et des opinions est un droit des plus précieux de l’homme »

Le candidat Les Républicains a t-il dépassé les limites du politiquement correct lors de son passage dans le JT de France 2 dimanche dernier? Le fondement même de la liberté d’expression est régie par l’article 11 de La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Cette liberté est précieuse, et chère à la France. Pourtant, avec l’ère du numérique et l’avénement des réseaux sociaux, il n’est plus possible de parler avec légèreté. Au contraire, les paroles qui traduisent les opinions doivent être mesurées, et François Fillon en a fait les frais récemment dans les médias. Dans un moment politique où la tension est palpable, les mots, les intentions et même les actes des candidats sont passés au crible.

« Je ne suis pas autiste »

L’ancien premier ministre, qui mène une campagne présidentielle à contre-courant, et qui fait polémique a rétorqué au journaliste Laurent Delahousse lors du 20h de France 2 qu’il n’était pas « autiste« . Une phrase « choc » qui a consterné nombre de téléspectateurs et internautes qui se sont vivement exprimé via les réseaux sociaux.

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— Politiquons (@PolitiquonsCom)

François Fillon a suscité stupeur et indignation face à l’emploi d’un terme fort, synonyme de souffrances pour ceux qui vivent et combattent l’autisme au quotidien. Nul doute que les propos maladroits de François Fillon ont énervés la toile. le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a reçu plus de 55 signalements de téléspectateurs reprochant au candidat à la présidence, des propos qualifiés « d’irrespectueux » à une heure de grande écoute. L’association SOS Autisme, en colère, demande des excuses publiques et l’invite à venir à la rencontre des familles qui connaissent cet handicap.

Habitué des « gros titres à scandales », l’homme fort de la droite aurait pu s’abstenir de ce « faux pas ». Néanmoins, si l’on prend en considération la définition du mot autisme dans le Larousse, il s’avère qu’au sens figuré, ce mot en perd tout son sens premier.

« Autisme, au figuré, par exagération: Déni de réalité qui pousse à s’isoler et à refuser de communiquer, et, particulièrement, d’écouter autrui. »

François Fillon serait-il un homme « maladroit » ou juste un homme « Incompris »? Après un rassemblement de la dernière chance au Trocadéro, le mystère qui plane sur l’identité du prochain président de la république ne sera plus qu’un souvenir d’ici quelques mois.

Valls : le revenu universel de Hamon, « une mesure inapplicable » (Diane)

Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche, a opposé ce matin, sur BFM TV et RMC, une gauche crédible, dont il serait le représentant, à la gauche illusoire de ses adversaires.

Invité vendredi matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV, Manuel Valls s’est posé en représentant d’« une gauche crédible ». Face à une « une gauche d’opposition qui propose quelque chose d’illusoire », l’ancien Premier ministre propose « une gauche moderne, républicaine, innovante et qui fait de la solidarité ».

Le revenu universel, « une mesure inapplicable »

Le revenu universel proposé par Benoît Hamon a concentré ses critiques. « C’est une proposition inapplicable budgétairement et philosophiquement ». Lui propose plutôt « un revenu décent », qui consisterait en une fusion des minima sociaux et auquel les jeunes seraient éligibles.


Manuel Valls: « Le revenu universel de Benoit… par BFMTV

Parallèlement, Manuel Valls a formulé trois propositions pour augmenter le pouvoir d’achat des Français. Poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyenne et populaire, tout d’abord. L’augmentation des petites retraites « de 800 euros par an », ensuite. Surtout, Manuel Valls compte rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure adoptée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et supprimée dès l’arrivée au pouvoir de François Hollande.

L’insécurité, une inégalité supplémentaire

L’ancien Premier ministre, qui a appelé à « faire attention au cynisme des illusions » a également tenu à défendre son bilan. « Pourquoi s’en défaire ? », s’est-il interrogé.

Concernant sa politique en matière de sécurité, qui a concentrée les critiques de l’électorat traditionnel de gauche, Manuel Valls y voit une nouvelle manière de lutter contre les discriminations. « C’est les plus faibles qui sont les premiers victimes de l’insécurité donc la gauche doit lutter contre cette inégalité supplémentaire. »

« Pas une gifle, un coup »

Manuel Valls est également revenu sur la gifle qu’il a reçue mardi lors d’un déplacement en Bretagne. « Un coup, pas une gifle », a-t-il précisé. L’ancien Premier ministre a indiqué ne pas y avoir vu une atteinte à sa personne ni une tentative d’humiliation. « Quand au nom d’une idéologie on porte un coup à quelqu’un qui représente l’intérêt général c’est qu’on veut s’attaquer à l’autorité. »

Manuel Valls a accepté de rencontrer son agresseur, condamné mercredi à trois mois de prison avec sursis, après une demande de l’avocate et du père du jeune homme. La rencontre aura lieu « après cette campagne des primaires ». « Je le ferai , parce que j’ai envie de discuter. Je veux essayer de comprendre comment un jeune garçon peut basculer ainsi dans une forme de violence. Il ne faut pas laisser passer cette violence », a-t-il précisé, avant de conclure : « Moi, je crois à la règle. »


Manuel Valls accepte de rencontrer le jeune… par BFMTV