Les sondages sont catastrophiques pour Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de L’État n’a plus la cote auprès des français. Pourtant, autour de lui, ses soutiens y croient encore, envers et contre tout. Ils n’attendent plus qu’une chose : l’annonce de sa candidature aux primaires de la droite. Continuer la lecture de « Nicolas Sarkozy: ceux qui y croient encore »
Le pape rencontre le grand imam d’Al Azhar

Le grand imam d’Al Azhar, le Cheikh Ahmed Al-Tayeb, s’est rendu pour la première fois au Vatican pour rencontrer le pape. Cela faisait dix ans que les relations étaient rompues entre cette haute autorité de l’islam sunnite et le Saint-Siège. L’homme religieux égyptien avait été rebutée par les propos de l’ancien pape Benoît XVI qui établissait un parallèle entre islam et violence. Cette rencontre qualifiée de « très cordiale » par le Saint-Siège, a des airs de réconciliation. Le pape a offert au grand imam un exemplaire de son encyclique sur l’écologie Laudato Si ainsi qu’un médaillon de la paix. Selon le Vatican, les deux hommes se sont entretenus de « la paix dans le monde, du refus de la violence et du terrorisme, de la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions au Moyen-Orient, ainsi que de leur protection ». Demain le Cheikh Ahmed Al-Tayeb sera à Paris, il rencontrera François Hollande dans l’après-midi.
Claire-Marie Germain
L’Etat Islamique revendique le double attentat qui a fait 41 morts au Yémen
41 militaires yéménites sont morts lundi à Aden, la grande ville du Sud du Yémen, dans un double attentat revendiqué aujourd’hui par l’Etat Islamique. Un kamikaze a enclenché sa ceinture d’explosifs devant la base militaire Badr où de jeunes recrues attendaient devant le bureau d’enrôlement. Selon le chef des forces spéciales à Aden, cet attentat a fait 34 morts. Par la suite une explosion à l’intérieur de la base a tué sept autres militaires, portant le nombre de victimes à 41. L’engin explosif aurait été déclenché à disance selon le chef des forces spéciales de la ville. Aden est la capitale du gouvernement du président Abd Mansour Hadi, ce qui en fait la cible d’attaques récurrentes, de la part des rebelles houthis fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, mais aussi de celle des groupes djihadistes Al Qaida et Etat Islamique, qui profitent du conflit pour étendre leur zone d’influence.
Claire-Marie Germain
Tensions politiques à Istanbul autour du sommet humanitaire
Alors que 60 millions de déplacés et 125 millions de personnes ayant besoin d’assistance inquiètent les ONG, les principaux acteurs humanitaires mondiaux se réunissent aujourd’hui à Istanbul, chapeautés par les l’ONU, pour améliorer la réponse face aux crises sécuritaires et environnementales. Ces associations, mais aussi 60 chefs d’État et plusieurs entreprises, se retrouvent autour de la table pour repenser le système d’aide. Angela Merkel et le président turc Recep Tayyip Erdogan doivent discuter en amont du sommet, notamment de la situation politique turque jugée préoccupante par la chancelière allemande.
Un sommet contesté
Plusieurs associations dénoncent un sommet superficiel, sans véritable enjeux et motivations. La célèbre ONG Médecins Sans Frontières a notamment refusé d’y participer, arguant le manque d’avancées concrètes et anticipant une « déclaration de bonnes intentions ».
Is your world leader at the @WHSummit in Istanbul? See all info here: https://t.co/UrcQBd9cUZ #ShareHumanity pic.twitter.com/dYYBYHVsYl
— WHSummit (@WHSummit) 23 mai 2016
Le choix d’Istanbul comme ville hôte de la rencontre en agace plus d’un, notamment ceux qui accusent les autorités turques de renvoyer les réfugiés syriens vers les zones de conflit. La question des Syriens, qui sont plus de 2,7 millions en Turquie, s’ajoute à celle des populations kurdes. La Turquie prend part depuis plusieurs mois à une guerre civile à l’Est de son territoire contre les guérilleros du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. De nombreux civils ont été tués dans ces affrontements que les politiciens prokurdes qualifient de « génocide ».
Des relations tendues avec l’Europe
De nombreux chefs d’État et ministres européens participent à ce sommet, notamment Angela Merkel, Alexis Tsipras ou Ségolène Royal. La chancelière allemande a déclaré lors d’un entretien à la presse allemande que « certaines évolutions en Turquie sont sources de vives préoccupations ». Elle a également exprimé de « profondes préoccupations » au sujet de la levée de l’immunité des parlementaires turcs, qui met en danger 50 des 57 parlementaires du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) et aurait dit au président Erdogan qu’une démocratie avait besoin d’« une justice indépendante, d’une presse indépendante et d’un Parlement fort ».
President Erdogan welcomed us in the #WorldHumanitarianSummit . pic.twitter.com/rww50OVXw5
— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) May 23, 2016
Alors qu’un accord a été signé entre la Turquie et l’UE au sujet des réfugiés, l’Allemagne est accusée de complaisance à l’égard du gouvernement turc, tout juste remanié. Les deux co-dirigeants du HDP ont par ailleurs écrit au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour lui demander de “mobiliser les mécanismes internationaux afin de répondre aux alarmantes violations des droits de l’homme et du droit humanitaire à l’intérieur et aux alentours des frontières turques“.
Peu d’avancées concrètes

La crise des réfugiés est bien loin d’être terminée avec la reprise intensive des combats en Syrie, en Irak et au Yémen. Pourtant, le sommet échoue à acter des mesures concrètes et applicables car non contraignantes. La chancelière Merkel a déclaré que « très souvent, des promesses de dons sont faites, mais l’argent ne suit pas pour être mis dans les projets, cela doit cesser » et a ajouté que le système humanitaire actuel n’était toujours pas « compatible avec le futur ».
Liselotte Mas
