Promouvoir le fleurisme aux Tuileries

À l’occasion de la 20e édition des Rendez-vous Jardin, organisés par le ministère de la Culture, les parcs et jardins de France ouvrent leurs portes du 2 au 4 juin, offrant aux visiteurs une immersion au cœur de la nature. En plein Paris, le jardin des Tuileries propose l’événement « Jardins Jardin ».

Les jardins des Tuileries ouvrent leurs portes tout le week-end aux curieux. Adèle G

À vos marques, prêts… plantez ! La 20e édition des Rendez-vous Jardin, organisés par le ministère de la Culture, c’est en ce moment. Du 2 au 4 juin, plus de 2 200 parcs et jardins ouvriront leurs portes, parfois à titre exceptionnel, partout en France. Le jardin des Tuileries a vu grand en organisant “Jardins Jardin”. L’objectif : « faire découvrir le fleurisme et promouvoir la biodiversité », explique Violette Kerichard, membre de l’organisation de l’événement.

La nature au cœur de la capitale

Au programme : une centaine d’exposants présents pour discuter autour du thème du végétal.

On veut montrer qu’il peut y avoir de la nature en ville : présenter la biodiversité, montrer les différentes fleurs et plantes qui peuvent pousser sur les balcons… En somme : ré-apprivoiser la nature.. », détaille Violette Kerichard.

Mais parmi tous les jardins exposés, les participants se pressent pour en découvrir un en particulier… Le jardin éphémère de Chanel, qui présente les secrets de la fleur d’oranger, à travers des visites guidées et des ateliers.

Chanel ouvre ses portes et dévoile aux visiteurs les secrets de la fleur d’oranger. Adèle G

Le fleurisme tente de se faire connaître

D’autres acteurs du monde des jardins sont présents, notamment l’Ecole nationale des fleuristes. Créée en 1950, l’école espère bien attirer plus d’élèves dans ses rangs à la rentrée prochaine. “C’est vrai que les jeunes n’ont pas forcément le réflexe fleurisme”, avoue Dorian Garcia, membre de l’Union nationale des fleuristes. Pour lui, le métier doit se réinventer et tendre vers plus “d’éco-responsabilité”. Il ajoute : “On voit que c’est une problématique qui touche de plus en plus. Pendant la période du confinement, on a eu beaucoup de reconversions de personnes, qui voulaient un travail plus en accord avec leurs valeurs, et tourné vers le végétal« .

Cette préoccupation écologique se retrouve chez certains exposants. Emma Havot est venue présenter un abri à insectes à l’allure futuriste. L’objet, conçu par le designer Alexandre Hesteve à base de matériaux recyclés, se veut un îlot de biodiversité pour la faune et la flore. L’objectif : “abriter, nourrir et pourvoir en eau la faune et la flore sur un territoire donné”, explique Emma Havot.

Crédit : Adèle G

Si l’invention n’est pas encore extrêmement répandue, l’exposante espère qu’elle se démocratisera et concurrencera les hôtels à insectes. Des abris néfastes, selon elle, car ils constituent des plateformes d’échange de parasites entre les insectes et servent parfois de mangeoires pour les oiseaux. Une manière, pour elle, d’évoquer le problème plus large de l’extinction des insectes : “Il y a beaucoup de sensibilisation à faire. Les gens ne se rendent pas compte de la gravité que représente cette extinction qu’on est en train de vivre.

Adele G

Saisons Hanabi : le festival de films japonais est de retour en France

Quelques mois après la dernière édition du festival de films japonais, l’association Hanabi Community annonce le retour des Saisons Hanabi dès le 31 mai 2023 jusqu’au 7 juin pour une nouvelle édition. À cette occasion, sept longs métrages japonais seront diffusés dans plus de deux cents cinémas français.

Les Saisons Hanabi, le plus grand festival de films japonais est revenu en France. 7 films japonais seront projetés dans plus de 200 cinémas français. Crédits : Michael Gaida / Pixabay

Êtes-vous passionné par la culture nippone ? Si oui, alors embarquez pour le Japon grâce à un film japonais par jour avec Les Saisons Hanabi, le plus grand festival de films japonais au monde. Durant cette nouvelle édition, sept longs-métrages japonais seront diffusés dans plus de 200 cinémas en France. « Le concept est simple : un film différent chaque jour de la semaine, agrémenté d’animations thématiques », annoncent les organisateurs.

Les cinémas de France sont libres de choisir leurs dates pendant la saison dédiée pour programmer les projections des films du festival. Des cinémas tels que le Mk2 Bibliothèque, le Pathé Convention, Max Linder Panorama ou l’UGC des Halles, accueillent le festival à Paris pendant cette nouvelle édition.

Rencontre emblématique

Pour la première fois, le festival organisera une rencontre avec le réalisateur japonais Kôji Fukada qui présentera au public son dernier film « Love Life », sélectionné au festival de cinéma Mostra de Venise, et l’un de ses premiers films, « La Comédie humaine », le mercredi 7 juin au cinéma Max Linder Panorama.

D’après les organisateurs du festival, le titre du film est inspiré de la chanson de la chanteuse de jazz et de pop japonaise Akiko Yano et de ses paroles emblématiques : « Quelle que soit la distance qui nous sépare, rien ne peut m’empêcher de t’aimer.« 

Le réalisateur a découvert ce morceau à l’âge de 20 ans et il a été bouleversé par l’oeuvre de la chanteuse. « Akiko Yano n’est pas quelqu’un qui cherche le succès, c’est une musicienne d’une très grande exigence », raconte Kôji Fukada au magazine Troiscouleurs. Il espère que le film sera l’occasion, pour le public français, de découvrir la créativité de la chanteuse. Le film Love Life invite les spectateurs à repenser l’amour, mais aussi l’intimité, la proximité, et la distance.

Tradition de l’Hanabi

L’association Hanabi est portée par des « passionnés » de la culture japonaise depuis 2018. Elle partage au plus grand nombre la culture nippone et ses spécificités. Le nom du festival fait ainsi référence à la tradition du Hanabi, littéralement des « fleurs de feu ». Il s’agit d’un spectacle de feux d’artifice qui se déroule en période estivale au Japon. Au mois de juillet et d’août, au moins 7000 hanabi éclairent le ciel, du nord au sud du pays. Les fusées les plus puissantes peuvent faire plus de deux kilomètres d’envergure.

Anna Vasylenko

 

Parc zoologique de Paris : 89 ans d’existence pour un lieu en pleine évolution

Le parc zoologique de Paris fête ses 89 ans ce vendredi 2 juin. Retour sur l’histoire d’un lieu en pleine évolution.

Le zoo est divisé en cinq biozones : Madagascar, Amazonie, Europe, Afrique et Patagonie. Crédit : Parc Zoologique de Paris/Facebook

Il y a maintenant presque un siècle, en mai 1931, la ville de Paris organise l’exposition coloniale internationale qui a pour objectif de montrer la puissance des différents empires européens via leurs dépendances coloniales. Huit millions de visiteurs affluent pour faire « le tour du monde en un jour » et découvrir les richesses d’Outre-Mer, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. Cette initiative se fait le plus souvent aux dépens des populations autochtones qui sont envoyées dans la capitale française et confinées dans des zoos humains, exhibées sous les yeux des visiteurs. 

Pour répondre à la curiosité du public qui s’interroge également sur les animaux exotiques des colonies, un zoo temporaire, dédié à la faune cette fois, ouvre ses portes dans le bois de Vincennes. C’est alors un parc estival provisoire qui ne possède pas de constructions permettant de garder les animaux au chaud en hiver. Zèbres, singes, girafes, autruches, lions et éléphants sont importés des colonies. Fort de son succès, le projet est finalement pérennisé en 1932 après l’exposition et les visites de quelques cinq millions d’intéressés. 

Une priorité : la protection

Aujourd’hui, le parc zoologique de Paris se tourne particulièrement vers la préservation d’espèces menacées. Faune et flore sont désormais mises à l’honneur. La méthode privilégiée par les soigneurs est la conservation ex situ, c’est-à-dire en dehors du milieu naturel des espèces. Cette initiative permet la reproduction d’espèces menacées, comme la gazelle de Mhorr, qui n’existe plus à l’état sauvage, mais qu’il est possible de voir au zoo.

On est un peu une arche de Noé”, explique Mathieu Descombes, responsable communication du zoo. “Certaines espèces peuvent même être réintroduites dans la nature dans quelques rares occasions. On renvoie bientôt des vautours de Bulgarie chez eux.” Le parc est également un soutien financier dans plusieurs programmes de conservation, notamment au Kenya, dans une réserve qui préserve les rhinocéros, et à Madagascar, où certaines grenouilles sont protégées. 

Des projets à venir

En 2022, le parc zoologique a accueilli plus de 700 000 visiteurs, des chiffres en augmentation. L’année prochaine, le zoo fêtera ses 90 ans d’existence, mais surtout les 10 ans depuis sa réouverture après les travaux. Ces derniers, qui ont duré de 2008 à 2024, l’ont totalement “métamorphosé”, selon Mathieu Descombes.

À partir du 22 juin et tous les jeudis jusqu’au 10 août, le parc ouvrira ses portes en nocturne. Cette année, les prédateurs seront mis à l’honneur à travers différentes animations, expositions et activités à destination des petits et grands. 

Nina CLEMENT

L’humoriste Guillaume Bats s’est éteint à 36 ans

Guillaume Bats est décédé ce jeudi 1er juin. L’humoriste était atteint de la maladie des os de verre. Il préparait un nouveau spectacle, “Inchallah” et une tournée nationale.

« C’est avec la plus profonde tristesse que nous vous annonçons le décès ce jeudi 1er juin de Guillaume Bats, notre grand ami et frère de cœur et de scène.” L’équipe de production du comédien a annoncé sa mort ce matin, précisant ne pas en connaître la cause exacte.

Né dans la Marne en avril 1987, Guillaume Bats avait fait de son enfance difficile, marquée par de nombreux passages en foyers après avoir été abandonné par sa mère à l’âge de un an, et de son handicap, une force.

Il s’était fait repérer par le biais d’émissions télévisées comme “On n’demande qu’à en rire” et grâce à des sketchs diffusés sur internet. Il avait par la suite enchaîné les premières parties d’Eric Antoine, Jean-Marie Bigard et Jérémy Ferrari avec qui il avait co-écrit son nouveau spectacle.

N.C