Cinéma : la crise des réfugiés au coeur de la Berlinale

La 66ème édition de la Berlinale, le festival du cinéma allemand, commence ce jeudi 11 février à Berlin. Depuis sa création en 1951, il a fait des grandes problématiques contemporaines sa marque de fabrique. Cette année, plusieurs films et de nombreuses initiatives se focalisent sur les vagues migratoires.

Dieter Kosslick, président du festival, le 2 février 2016. / AFP / ODD ANDERSEN
Dieter Kosslick, président du festival, le 2 février 2016. / AFP / ODD ANDERSEN

C’est un jeu de mots bien trouvé. « Recht auf Glück », littéralement « droit au bonheur » ou « droit à la chance » – chance et bonheur se disent de la même façon en allemand – est le thème de la 66ème édition de la Berlinale qui commence ce jeudi 11 février à Berlin. « Nous croyons que c’est l’un des souhaits les plus importants de l’homme. Le droit au bonheur, c’est le droit à une patrie, à l’amour, à l’autodétermination, au travail, à la vie et à la survie », a indiqué mardi 9 février le président du festival Dieter Kosslick en guise de présentation.

Montrer les difficultés du monde

En choisissant de faire la part belle à la crise des réfugiés, la Berlinale reste fidèle à sa réputation, celle d’un festival en lien avec l’actualité. « La Berlinale a été fondée en 1951, soit six ans après la fin du nazisme. C’était une époque où l’Allemagne était en ruine et où des milliers d’Allemands avaient fui le pays. La tolérance et la proximité avec le réel sont depuis le début des thèmes fondamentaux de ce festival », explique au CelsaLab, Katharina Neumann, responsable de la Berlinale en charge de la programmation sur le thème des réfugiés.

Et pour cause : plus d’une douzaine de films en lice se penchent sur l’immigration, la guerre ou l’oppression. Le documentaire Fuocoammare du réalisateur Gianfranco Rossi, qui a passé sept mois à Lampedusa, se plonge dans l’enfer des migrants de l’île italienne. Autre exemple : le long métrage tunisien Inhebbek Hedi, produit par les frères Dardenne, met en scène un homme contraint au départ suite à un mariage arrangé avec une femme qu’il n’a pas choisie. « Le rôle du cinéma et en particulier de la Berlinale, c’est de montrer les difficultés du monde et d’apporter des perspectives », explique Katharina Neumann.

Des initiatives pour les réfugiés

En coulisse aussi, le festival met à l’honneur les réfugiés. Le Forum de la Berlinale propose une table ronde et une sélection de documentaires sur le sujet. Par ailleurs, diverses organisations associées au festival viennent en aide aux réfugiés. « Pour la première fois, dans une perspective d’intégration, dix-huit réfugiés travaillent ici comme bénévoles. Ils sont aussi invités à des projections, grâce à un système de parrainage, et des dons sont récoltés pour les victimes de la torture », indique Katharina Neumann. Une buvette tenue par des réfugiés proposera également des menus du Moyen-Orient.

Au total, plus de 400 films de 77 pays seront projetés pendant 10 jours. Dix-sept films sont en compétition pour l’ours d’or 2016. La remise des prix, prévue pour 14 catégories, aura lieu le 21 février.

Léo Pierrard

Cinq anecdotes insolites (ou presque) sur… Louise Attaque !

Après dix ans de silence, revoilà les mélodies entêtantes de Louise Attaque. Le groupe français sort ce jeudi un nouvel album intitulé “Anomalie”, le premier depuis le départ du batteur Alexandre Margraff. Un nouvel opus qui signe un retour en force d’un des groupes de rock français les plus connus. CelsaLab vous livre quelques-uns de ses secrets les mieux gardés. 

(From L) French musicians Arnaud Samuel, Gaetan Roussel and Robin Feix, of French rock group "Louise Attaque" pose on January 19, 2016 in Paris. / AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Arnaud Samuel, Gaetan Roussel et Robin Feix, aka Louise Attaque  AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Vous avez déjà chanté « Léa » à tue-tête pendant une soirée arrosée ? Vous avez déjà entendu parler de Louise Attaque ? Vous avez envie d’en connaître plus ? Genèse du groupe, reprises, chansons secrètes…. Retour sur les petits secrets d’un des groupes les plus populaires de France.

1. C’est qui « Louise » ?

Louise est-elle une conquête de Gaëtan Roussel, la grand-mère d’Arnaud Samuel ou la sœur jumelle de Robin Feix ? Vous hésitez entre deux réponses ? Ne perdez pas de temps, ces trois propositions sont fausses. Le prénom Louise est une référence à Louise Michel l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Franc-maçonne aux idées féministes, elle fût la première à arborer le drapeau noir du mouvement libertaire. Le nom du groupe est donc un clin d’œil à cette figure historique. Quant à « Attaque », nous vous faisons grâce de l’explication, puisqu’il n’en existe pas.

 

2. Le premier album du groupe s’est vendu à 8 exemplaires

Avant de devenir le groupe aux trois millions d’album vendus, les membres de Louise Attaque ont connu les répétitions dans des garages, les concerts dans des bars PMU, mais surtout, l’anonymat. Les années 1990-1993 ont été des années de disette. Leur premier album, enregistré dans la cave d’Alexandre Margraff, s’est vendu à 8 exemplaires, dont 6 à la famille des trois membres fondateurs (Gaetan Roussel, Robin Feix, Alexandre Margraff). Enregistré sur une cassette, cet album ne restera pas dans les annales. Dommage.

 

3. Il existe un medley caché à la fin de « Nos sourires »

Dans leur album « À plus tard crocodile »figure un titre nommé « Nos sourires ». À la fin de ce morceau, à 2 min 44 très exactement , une oreille attentive pourra déceler quelques mots jetés à la volée. D’après les internautes, si on fait bien attention, on entend en fond… d’autres chansons de l’album. On reconnaît distinctement les morceaux « Sean Penn, Mitchum » et « Si c’était hier ». Référence à leurs premiers morceaux, faute d’inattention ou petit effet musical ? Le mystère reste complet.

4. Louise Attaque en hébreu

Vous connaissiez « Allez viens, j’t’emmène au vent », voici « מיכאל גריילסאמר – יאללה בואי« . Non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe mais de la traduction en hébreu du titre le plus connu de Louise Attaque. Sur Youtube, il n’est pas difficile de trouver des vidéos d’adolescents chanter, une guitare à la main, le célèbre morceau des quatre Français. Mais les vidéos de « J’t’emmène au vent » chanté en hébreu par Michael Greilsammer, un artiste israélien assez connu, sont quant à elles beaucoup plus difficile à dénicher. Cadeau (on est comme ça au CelsaLab):

 

5. « Elle est pas terroriste, elle est pas antiterroriste… ». Certes, mais c’est qui cette Léa ?

Si l’on sait que Léa n’est pas « à droite » ni « maladroite », son identité, elle, reste un mystère. Aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet par Gaëtan Roussel, même si plusieurs sources indiquent qu’il aurait donné une interview radio à ce propos. L’hypothèse la plus plausible est que Léa représenterait en fait le sexe du chanteur, celui-ci ayant choisi d’en parler de manière ambigüe afin de laisser planer le doute. Une autre hypothèse plus délicate fait quant à elle allusion aux initiales de Louise Attaque, soit L et A, qui formeraient le prénom Léa. On vous laisse choisir votre version préférée.

 

Nivin POTROS.

La musique unit les couples : paroles d’éro-mélomanes

Selon une étude publiée par l’entreprise de matériel électronique Sonos, la musique est un bon atout quand on est en couple. Alors y a-t-il des morceaux qui nous émoustillent plus que d’autres ? La réponse du CelsaLab en trois témoignages.

Interroger 30 000 personnes dans le monde et les observer pendant qu’elles écoutent de la musique chez elles. C’est le pari un peu fou que s’est lancé l’entreprise Sonos en décembre dernier. Etalée sur 10 jours seulement, l’étude publiée ce jeudi dévoile l’impact qu’a la musique sur les couples. Trois personnes nous donnent chacune un exemple de musique qui a compté quand elles étaient avec leur partenaire.

Laura, 18 ans

Pour moi, c’est Cœur de Pirate qui symbolise les moments passés à deux, avec « Mistral Gagnant ». Je la joue au piano quand je suis toute seule, ça me rappelle de bons souvenirs. Je sais que la chanson originale a été écrite et interprétée par Renaud, mais c’est vraiment la version de Cœur de Pirate qu’on préfère, mon copain et moi. Et même si les paroles sont dédiées à la fille de Renaud, quand je l’écoute, je suis d’humeur romantique.

Marion, 23 ans

Si je devais choisir une musique ce serait « Sexual healing » de Marvin Gaye. C’est une chanson que j’écoutais avec mon copain sur la plage. Elle est assez dynamique et donne envie de danser. J’aime bien la réécouter, elle me met de bonne humeur !

Pierre, 65 ans

Une chanson que je réécoute avec plaisir c’est « Wonderful life » de Black. Tout simplement parce que c’est sur cette chanson que j’ai dansé la toute première fois avec ma femme. Cela me rappelle nos premières années de couple. Quand elle repasse à la radio, je ressens toujours beaucoup d’émotion. Encore aujourd’hui, il m’arrive de la chanter à la maison avec elle.

Découvrez aussi la sélection de nos internautes

Du plus rock au plus sensuel en passant par un peu d’électro, voici une sélection de 15 chansons, choisies par nos internautes.

Margaux Malinge

Quand la musique est bonne… pour les couples

Sonos, entreprise partenaire d’Apple Music, dévoile ce jeudi 11 février une étude sur la musique dans les foyers français. Force est de constater qu’une simple mélodie peut jouer un rôle important dans le couple. Quand les notes de musique envahissent la maison, Eros est souvent au rendez-vous. Un bon tuyau à l’approche de la Saint-Valentin…

crédits Wade Langley/flickr
crédits Wade Langley/flickr

Écouter de la musique au moment d’avouer sa flamme encouragerait 24% des Français interrogés à dire « Je t’aime ». C’est ce que révèle l’étude publiée par Sonos*, entreprise américaine d’électronique, ce jeudi 11 février. Parmi les autres chiffres « choc », on apprend qu’un tiers des Français serait près à renoncer au sexe pour la musique et que les rapports sexuels sont au nombre de 2,8 en moyenne par semaine si le couple écoute régulièrement de la musique, quand celui d’un couple « sans musique » n’atteint que 1,6 rapport. À croire, donc, que la musique adoucit les moeurs, mais qu’elle adoucit aussi les coeurs. Si bien que les intérêts musicaux de l’autre sont importants pour la plupart des Français questionnés : 37% d’entre eux n’envisagent pas avoir un rendez-vous galant si la personne en face ne partage pas les mêmes goûts en matière de musique.

Infographie: Margaux Malinge 

La conclusion de Sonos est donc la suivante : la musique influence considérablement notre façon de nous conduire à la maison, et change encore plus notre rapport à l’autre. Attention, l’étude insiste bien sur l’importance de diffuser la musique et non de l’écouter en solitaire dans un casque.  L’entreprise vient d’ailleurs de lancer ses nouvelles enceintes sans fil, connectées aux Iphones…

Mais que ce soit en cuisinant, en rangeant ou simplement en flânant dans le canapé, la musique quand elle est là semble malgré tout jouer sur l’interaction entre individus. Pour Marc Perrotin, musicothérapeute à Paris, la musique est « un vrai moyen de communier et de communiquer. » Contacté par le CelsaLab, il ajoute que « quand on ne peut pas mettre des mots sur une émotion, la musique vient remplacer la parole. Par les vibrations, les harmonies, les silences aussi. » D’autant plus qu’à partir du moment où une chanson est diffusée dans la pièce, « cela veut dire que le partenaire a déjà fait la démarche d’accepter l’univers de l’autre, c’est un premier pas vers le rétablissement de la communication. »

À lire aussi : Mais qu’en disent les couples ?

Et ça joue sur la famille !

Autre chiffre révélateur: les Français écoutent en moyenne 5h15 de musique par semaine. C’est moins que les Néerlandais qui en sont à 6h15, mais plus que les Anglais qui n’en écoutent que 3h45. Et cette écoute prolongée influe sur le foyer : le temps passé en famille serait plus important grâce à l’écoute partagée dans la maison. L’étude annonce que l’on passe 2h30 de plus avec ses proches quand on écoute un morceau ou une chanson diffusée dans les pièces communes.

Si, selon l’étude, la musique intéresse principalement les jeunes – 64% ont entre 18 et 30 ans – elle reste malgré tout importante pour les personnages âgées. Selon Marc Perrotin, elle fait partie du quotidien, au même titre que « la gestuelle, les regards, le langage. » Pour le musicothérapeute, il en va de même quand on s’adresse à un enfant : le ton et la musicalité des mots utilisés, doux ou violents, joueront sur l’affect. « Si je dis à un enfant ‘là ce que tu as fait, ce n’est pas bien’, ce n’est quand même pas la même chose que ‘mais pourquoi t’as fait ça ?!’ Tout est dans le ton. Là aussi, c’est de la musique. » À méditer lors de la prochaine dispute à la maison…

Retrouvez ici son interview :

Margaux Malinge

*L’étude en question a été menée du 29 décembre au 8 janvier, soit pendant 10 jours au total. 4007 personnes exactement ont été interrogées un peu partout en France mais à l’échelle de la planète, ce sont 30.000 personnes au total, réparties sur huit pays différents, qui ont été interrogées.