Rougeole : les nourissons plus vulnérables aux formes graves

 

 

 

 

Crédit : Pixabay

 

Santé publique France a annoncé jeudi 11 septembre avoir recensé 828 cas de rougeole en 2025, contre 483 en 2024. Les nourrissons et jeunes enfants de 1 à 4 ans, sont les plus concernés par les formes graves, malgré l’obligation vaccinale, instaurée en 2018. 

Les cas de rougeoles ont fortement augmenté en France en 2025. Dans un rapport publié le jeudi 11 septembre, Santé publique France déclare avoir recensé plus de 800 cas depuis le début de l’année, soit plus de 300 cas de plus que l’an dernier. Une épidémie qui touche en particulier les nouveaux-nés.

Cette maladie infectieuse virale se manifeste par une éruption cutanée, une toux, de la fièvre, une grande fatigue et une conjonctivite. La rougeole peut entraîner des complications, comme une atteinte pulmonaire virale, et pour un cas sur mille, une encéphalite, complication nerveuse pouvant être mortelle.

Les nourrissons non-vaccinés présentent plus de risque de contracter des formes graves de la rougeole que le reste de la population. La vaccination est obligatoire depuis 2018 pour les enfants. Une première dose doit être injectée à 12 mois et une seconde trois à six mois plus tard.

Une vaccination insuffisante pour protéger les enfants

Certains parents, conscients du danger, ne repoussent pas le vaccin. Hélène, est maman d’un bébé de quelques mois : « Je fais tous les vaccins obligatoires, et même ceux qui ne le sont pas, en temps et en heure. Je n’ai pas d’appréhension particulière« , affirme-t-elle. Elle-même est vaccinée contre la rougeole.

D’autres sont plus méfiants : « On ne sait jamais vraiment ce qu’ils mettent dans les doses« , considère Laureline, mère d’un petit garçon de 2 ans et d’une fille de 2 mois. Son fils a reçu les deux doses obligatoires sans ressentir aucun symptôme. Cependant, Laureline n’est pas vaccinée contre la rougeole et ne prévoit pas de le faire.

Un parent non-vacciné représente un risque de contamination pour un enfant de moins d’1 an. Pierre Bakhache, membre de la commission de néonatologie du Syndicat national des pédiatres français, rappelle qu’il est « très fortement recommandé aux adultes et aux adolescents non-vaccinés de recevoir une dose « . Selon l’Organisation mondiale de la santé, la vaccination de 95 % de la population, tout âge compris, permettrait d’éviter la propagation de la maladie.

Pierre Bakhache affirme que l’Europe reste légèrement dessous de cette recommandation, avec environ 93 % de taux de vaccination : « Des préjugés continuent de circuler sur les réseaux sociaux, comme l’idée erronée que le vaccin provoquerait l’autisme ou que la rougeole ne serait qu’une maladie bénigne », explique-t-il.

Avancer la première dose obligatoire ?

La vaccination de la mère en particulier permet de transmettre des anticorps à l’enfant durant la grossesse. Cependant, Pierre Bakhache précise qu’il n’est pas encore possible de savoir si ces anti-corps sont efficaces dans l’organisme du bébé pendant les douze premiers mois de sa vie : « l’immunité développée par les mères non vaccinées est souvent plus longue. Il faudra peut-être dans les années avancer la première dose obligatoire », déclare-t-il. 

Aujourd’hui, les enfants de moins d’1 an contaminés peuvent être vaccinés dans un délai de deux à trois jours avant l’arrivée des symptômes. Il est ensuite recommandé d’administrer deux doses de rappel un an plus tard.

 

Fatou-Laure Diouf

Attaque dans un lycée d’Antibes: le suspect reconnaît les faits, dit avoir « entendu des voix »

Le jeune homme suspecté de l’attaque au couteau dans un lycée d’Antibes (Alpes-Maritimes) a reconnu les faits. Le procureur de Grasse, Eric Camous, a annoncé sa mise en examen pour tentative d’assassinat.

Le jeune homme qui a blessé deux personnes au couteau mercredi dans son ancien lycée d’Antibes, a reconnu les faits, expliquant avoir « entendu des voix », selon le procureur de Grasse, Eric Camous, qui a annoncé vendredi sa mise en examen pour tentative d’assassinat.

Le parquet a requis son placement en détention et une audience est prévue devant le juge des libertés, a précisé Eric Camous lors d’une courte déclaration devant la presse. Le procureur de Grasse a toutefois précisé que « l’expertise psychiatrique requise dès son placement en garde à vue a fait état de grandes interrogations sur son état sans être en mesure de poser un diagnostic définitif ». Le jeune homme de 18 ans souffre « de troubles graves de la personnalité associés à des problématiques psychiatriques et hallucinatoires ».

Le suspect entendait des voix

Devant les enquêteurs, il a reconnu les faits et évoqué « une journée difficile » au cours de laquelle il a entendu des voix qui ont provoqué « une anxiété montante ». Issu d’une famille kurde réfugiée en France, il était fiché S et poursuivi pour apologie de crime depuis le printemps 2024, après avoir témoigné d’une « fascination inquiétante pour les tueries de masse et les tueurs en série », selon le procureur.

Incarcéré en avril 2024 dans cette première procédure, il avait été remis en liberté en mars 2025 et même s’il a subi plusieurs hospitalisations en psychiatrie depuis, le suivi judiciaire et psychologique n’a « pas permis d’anticiper un nouveau passage à l’acte », a assuré le procureur de Grasse.

Deux autres personnes en garde à vue

Après son arrivée au lycée horticole d’Antibes, il est d’abord allé aux toilettes prendre des cachets, puis il a tenté de donner un coup de couteau à un élève qui a réussi à esquiver. Traversant la cour, il a porté des coups à la tête d’un élève de 16 ans qui gardera des « séquelles importantes ». Puis il a porté trois coups à une enseignante de 52 ans, dont un particulièrement sérieux à l’abdomen.

Les témoins ont évoqué « une volonté mortifère » et « une détermination manifeste », mais aussi « un discours confus ». Il a plusieurs fois pointé son couteau vers sa propre personne.

Sa petite amie et un autre jeune homme dans le Var ont aussi été placés en garde à vue, soupçonnés de l’avoir encouragé à passer à l’acte. Eric Camous a refusé tout commentaire sur ces deux autres personnes, expliquant qu’une information judiciaire avait été ouverture vendredi matin.

Fraude fiscale: Isabelle Adjani jugée en appel le 26 février

Condamnée en 2023 à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d’amende, l’actrice Isabelle Adjani avait fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Elle sera finalement jugée pour fraude fiscale le 26 février prochain.

L’actrice Isabelle Adjani comparaîtra le 26 février devant la cour d’appel de Paris pour fraude fiscale, a-t-on appris vendredi. En décembre 2023, elle avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris. Elle avait alors fait appel.

Isabelle Adjani avait été reconnue coupable de s’être frauduleusement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, éludant ainsi 236.000 euros d’impôt sur le revenu. Le tribunal avait estimé que les faits démontraient sa « volonté de dissimulation vis-à-vis de l’administration fiscale » et qu’ils portaient « gravement atteinte à l’égalité des citoyens devant l’impôt ».

Don dissimulé et blanchiment

Elle avait aussi été condamnée pour une somme de deux millions d’euros versée en 2013 par Mamadou Diagna NDiaye, un homme d’affaires et ami de l’actrice, président du Comité national olympique et sportif sénégalais et aussi membre du Comité international olympique. Le tribunal avait considéré que cette somme, déclarée comme un prêt, était en réalité une « donation déguisée », qui a permis à la prévenue, alors en difficulté financière, d’éluder 1,2 million d’euros en droits de mutation.

Enfin, Isabelle Adjani avait été reconnue coupable de blanchiment pour avoir transféré via un compte « non déclaré » aux Etats-Unis 119.000 euros vers le Portugal. Pour le tribunal, « les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d’autre justification que de dissimuler l’origine et la destination de ces fonds ».

Absente à l’audience de 2023

L’actrice n’avait pas assisté à l’audience de décembre 2023. Ses avocats avaient notamment affirmé qu’elle avait commis une « erreur » dans sa déclaration d’impôt en se domiciliant au Portugal, ayant été « mal conseillée » à l’époque.

L’enquête avait été ouverte en 2016 après l’apparition du nom d’Isabelle Adjani dans les Panama Papers, comme détentrice d’une société aux îles Vierges britanniques. Les investigations n’avaient mené à aucune poursuite sur ce volet.

Guerre en Ukraine : l’Union européenne annonce une nouvelle vague de sanctions contre la Russie

Les 27 membres de l’Union ont décidé d’infliger une volée de nouvelles sanctions à la Russie, notamment un gel d’avoirs et une interdiction d’entrer sur le sol européen. L’annonce suit de quelques jours l’abattage par la Pologne de plusieurs drones russes ayant pénétré son territoire.

L’Union européenne a pris la décision, vendredi matin, de prolonger ses sanctions contre les entités russes qu’elle accuse de soutenir Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine. Cette initiative concerne plus de 2 500 personnalités, entreprises et autres organismes russes, dont le président Vladimir Poutine en personne.

La décision doit être renouvelée tous les six mois, avec le concours unanime des 27 États membres de l’UE. Elle prévoit une interdiction d’entrer sur le territoire européen pour les particuliers, ainsi que le gel des avoirs russes dans l’Union. La mesure s’inscrit ainsi dans la continuité des sanctions imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Les avoirs bloqués par l’Europe comprennent d’une part 210 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale de Russie, d’autre part 24,9 milliards d’euros d’avoirs privés.

L’UE bénéficie du soutien de ses alliés

D’autres alliés de l’UE ont pris des mesures de rétorsion. À commencer par le Royaume-Uni, qui continue de punir la flotte fantôme russe, soit les navires qui mènent des exportations illégales de pétrole russe. Les Britanniques détiennent d’ailleurs le record du plus grand nombre de vaisseaux russes sanctionnés. L’ex-membre de l’UE s’est également attaqué à 30 firmes et individus accusés de fournir à la Russie du matériel électronique, chimique et militaire. De son côté, le Japon a déclaré son intention de geler les avoirs de 14 personnalités russes et 51 organisations russes ou pro-russes, ainsi que de baisser le plafond du prix du pétrole russe afin de limiter les revenus de sa vente.

Le renforcement des sanctions envers la Russie intervient après l’incursion de drones russes dans l’espace aérien polonais, dans la nuit du 9 au 10 septembre. Avec le soutien militaire de l’Otan, la Pologne a annoncé avoir abattu les engins incriminés et a accusé la Russie d’un “acte d’agression”, que l’UE a pris très au sérieux.