« Il est trop tôt pour se déclarer candidat » : Raphaël Glucksmann réaffirme son opposition à une primaire de la gauche

Raphaël Glucksmann a déclaré ce matin sur France 2 qu’il est « bien trop tôt pour se déclarer candidat à la présidentielle ». Toujours hostile à une primaire à gauche, l’eurodéputé a ajouté que la gauche « non-mélenchoniste sera suffisamment adulte pour désigner le meilleure candidat ».

« Ce qui m’obsède, c’est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l’élection présidentielle », a affirmé Raphaël Glucksmann ce matin sur France 2. L’eurodéputé a par ailleurs réaffirmé son opposition à une primaire de la gauche. Une démarche qui était défendue la veille dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain ou François Ruffin. Il a défendu la démarche de « rassemblement » initiée par une quarantaine d’élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l’écologiste Yannick Jadot. Dans ce rassemblement, « on se met d’accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (…) Et on sera suffisamment adulte pour qu’il y en ait qu’un ou une », a-t-il affirmé.

Le coprésident de Place Publique est le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centregauche. Il a également jugé « parfaitement normale » la candidature du leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, « parce qu’en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes ».



Corée du Nord : Pyongyang enterre la réunification

Le régime de Kim Jong Un a supprimé de sa Constitution toute référence à l’unification avec le Sud, consacrant une rupture politique et symbolique avec Séoul.

La Corée du Nord a retiré de sa Constitution les mentions relatives à la réunification avec la Corée du Sud, selon un document consulté mercredi par l’AFP. La clause affirmant que Pyongyang « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie » a disparu de la version révisée du texte, adoptée en mars d’après le ministère sud-coréen de l’Unification. La nouvelle Constitution définit désormais explicitement le territoire nord-coréen comme incluant la frontière avec « la République de Corée au sud » et affirme que le pays « ne tolère en aucun cas la moindre atteinte à son territoire ».

Cette évolution confirme le durcissement de la ligne de Kim Jong Un envers Séoul. Le dirigeant nord-coréen a qualifié cette année la Corée du Sud d’« État ennemi le plus hostile », après un amendement constitutionnel de 2024 désignant déjà le Sud comme un « État hostile ». Malgré les appels au dialogue du président sud-coréen Lee Jae Myung, les relations restent au point mort. Pyongyang poursuit parallèlement le développement de son arsenal nucléaire, multiplie les essais de missiles et renforce ses liens avec la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Moyen-Orient: le pétrole perd plus de 5% après les « grands progrès » annoncés par Trump

Les prix du pétrole reculent nettement mercredi, après des annonces de progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran, évoquées par le président américain Donald Trump.

Ces discussions ont conduit à la suspension d’un projet d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour les marchés de l’énergie.

Vers 08h55 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord reculait de plus de 6% à 103,04 dollars, tandis que le West Texas Intermediate américain perdait 6,44% à 95,68 dollars. Cette baisse rapide traduit le reflux des tensions géopolitiques et son impact immédiat sur les prix de l’énergie.



En Lozère, un dentiste jugé pour avoir mutilé des dizaines de patients et escroqué la sécurité sociale

José Pereira Mendes comparaît aujourd’hui et demain devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère) pour avoir escroqué la sécurité sociale et mutilé des dizaines de patients. Il encourt jusqu’à 10 ans de prison. 

Un ex-dentiste de 61 ans comparaît mercredi et jeudi devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère), accusé d’avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des opérations médicalement injustifiées et bâclées ayant occasionné des mutilations chez des dizaines de ses patients.

Né à Coimbra (Portugal) en 1964, José Pereira Mendes a exercé comme chirurgien-dentiste pendant deux ans à Badaroux, commune voisine de Mende. Il a été interpellé le 5 janvier 2021 et encourt dix années de prison pour “faits de violences suivies de mutilation ou infirmité permanente », « escroquerie au préjudice d’un organisme de protection sociale », « abus de confiance » et « blanchiment ».