Mort de Amal Khalil au Liban : son journal porte plainte contre un expert de BFMTV

Le journal libanais Al-Akhbar a déposé plainte ce mercredi à Paris pour “apologie de crime de guerre” contre le général Philippe Sidos, régulièrement invité comme expert sur le plateau de BFM TV. En cause : ses propos au sujet de la mort de Amal Khalil, journaliste du quotidien ciblée par une frappe israélienne le 22 avril dans le sud du Liban.

« Al-Akhbar, c’est un journal proche du Hezbollah”, avait déclaré l’ancien chef du bureau de liaison de la Finul sur le plateau de la chaîne d’information en continue, avant d’ajouter : “Les Israéliens ont l’habitude de dire que les journalistes qui travaillent avec le Hezbollah sont des espions qui travaillent pour le Hezbollah. Donc là, c’était ciblé.”

Dans sa plainte, le journal libanais souligne que M. Sidos « ne fait preuve d’aucune tempérance et présente comme une évidence le fait que l’on puisse tuer une journaliste en raison de la ligne éditoriale du journal pour lequel elle travaille, dans le cadre d’un conflit armé ». De son côté, la Société des journalistes (SDJ) de BFMTV s’est désolidarisée « totalement » de ces « propos choquants » sur le réseau social X, rappelant que « cibler un journaliste, tout comme un civil, constitue un crime de guerre ».

Le maire de Rouen dépose plainte pour menace de mort

Le maire PS, Nicolas Mayer-Rossignol, a déposé plainte mercredi pour « menace de mort » après un commentaire publié sur un média local d’information en ligne. L’élu a dénoncé dans un post sur Facebook les « violences quotidiennes » auxquelles il est exposé.

Une plainte pour « menace de mort » a été déposée mercredi par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol. Elle vise notamment un commentaire publié le 26 avril par un internaute sur le site 76 actu indiquant : « il faut mettre une balle au maire et recommencer comme avant. » Le socialiste précise dans sa plainte qu’il a répondu à ce commentaire en « demandant à cette personne de retirer le message » et que cela n’avait pas été fait. Le service de presse du maire a alors contacté le média local et le message litigieux a été retiré.

Le maire socialiste a dénoncé dans un post sur Facebook les « violences quotidiennes » auxquelles il est exposé en tant qu’élu. « Les réseaux sociaux et les médias doivent prendre leurs responsabilités et modérer l’inacceptable », a-t-il aussi fustigé.

 



Indemnité carburant : Bercy promet un dispositif sécurisé et contrôlé

Le gouvernement assure que l’indemnité carburant de 50 euros destinée aux travailleurs modestes effectuant de longs trajets sera mise en place avec des garanties de sécurité et des contrôles renforcés pour limiter les fraudes. Le dispositif, annoncé fin avril et confirmé par décret, doit être accessible à partir du 27 mai via un formulaire en ligne.

La direction générale des finances publiques (DGFIP) précise que des vérifications seront effectuées, notamment en lien avec les assureurs, pour s’assurer que chaque demande correspond bien à un véhicule assuré et qu’un seul véhicule est déclaré par bénéficiaire. L’objectif est d’éviter les abus, dans un contexte où chaque nouveau dispositif peut attirer des tentatives de fraude.

Le formulaire, disponible sur le site impots.gouv.fr, demandera plusieurs informations personnelles et administratives, dont le numéro fiscal, la plaque d’immatriculation et la carte grise. L’aide est réservée aux personnes dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 16.880 euros par part et qui parcourent de longues distances po



Carburants : les prix atteignent un plus haut depuis le début du conflit au Moyen-Orient

Les prix de l’essence et du diesel continuent de grimper en France, atteignant mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël lancée fin février.

Le litre de SP95-E10, essence la plus utilisée, s’affiche en moyenne à 2,038 euros, selon les données de milliers de stations-service. Cela représente une hausse d’environ 32 centimes, soit près de +18% par rapport à la période précédant les premières frappes.

Le SP98 suit la même tendance, à 2,123 euros le litre en moyenne, en hausse d’environ 30 centimes. Le gazole reste également très élevé, à 2,227 euros le litre, avec une progression proche de 50 centimes depuis le début du conflit, après avoir déjà dépassé ponctuellement les 2,30 euros.

Cette hausse s’explique par l’envolée des cours du pétrole liée aux tensions géopolitiques et aux perturbations des exportations dans la région du Golfe, notamment via le détroit d’Ormuz. En France, cette flambée pèse particulièrement sur les secteurs du transport, de la pêche et de l’agriculture, très dépendants du carburant.