Un abbé intégriste accusé de viols sur trois enseignantes

Le procès d’un abbé intégriste accusé de « viols » et « viols avec actes de barbarie » sur trois enseignantes d’une école privée vient de s’ouvrir ce mardi à la Cour d’assises des Yvelines. L’abbé dirigeait l’école privée où les victimes enseignaient. L’avocat des victimes, Me François Souchon, souhaite un procès à huis clos. Seuls l’ouverture du procès et le verdict seront publics.

Le religieux, âgé de 43 ans, avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour des actes présumés commis au sein de l’école Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville, près de Mantes-la-Jolie. L’établissement est proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mouvement traditionaliste lefebvriste en rupture avec l’Eglise catholique depuis 1988.

La justice accuse l’ancien directeur de l’école d’avoir violé à l’automne 2010 trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices, notamment à l’aide d’une brosse à dents, de ciseaux ou encore d’aiguilles à tricoter. Il aurait usé de son « influence spirituelle » sur ces trois femmes, pour leur faire subir des séances d’exorcisme où il mimait l’acte sexuel, avait révélé Le Parisien. D’autres faits se seraient déroulés au domicile des parents de l’accusé, dans la Manche, selon une source proche du dossier.

L’accusé conteste les faits selon son avocat, Me Jérôme Triomphe.

L’évêché de Versailles avait précisé en 2014 n’avoir « aucun lien avec ce mouvement »« être profondément attristé pour les victimes » et « blessé que la figure du prêtre soit salie ».

L’abbé a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines). Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Seulement deux des trois victimes sont présentes à l’audience. Elles se sont portés partie civile. Le jury est composé essentiellement de femmes. Le verdict sera rendu vendredi.

Alice Pattyn

Deux jeunes jugés en appel pour avoir poignardé un étudiant à Toulouse

Deux jeunes hommes sont jugés en appel devant les Assises à partir d’aujourd’hui, accusés d’avoir poignardé un étudiant en février 2011. Agés de 25 et 27 ans, Hicham Ouakki et Driss Arab sont jugés pour la seconde fois pour « vol suivi de violences ayant entraîné la mort ». Ils avaient écopés de la perpétuité et de 20 ans de réclusion deux ans plus tôt.

Le 27 février 2011, peu avant 3 heures du matin, Jérémy Roze, 27 ans, étudiant en dernière année de pharmacie, était rentré à pied du centre-ville de Paris, après avoir passé la soirée avec des amis. Deux jeunes filles l’avaient retrouvé mort poignardé, à 200 mètres à peine de son domicile. L’autopsie avait révélé que la victime avait reçu un seul coup de couteau mortel au thorax.

Les auteurs du crime ont été retrouvés un mois après grâce à leurs puces électroniques de téléphone et des témoins.

Le procès en appel s’est ouvert avec une requête déposée par la défense demandant de nouvelles expertises psychologiques pour leurs clients, dans le but de tenir un « procès digne et équitable ». La première journée est consacrée à la personnalité des accusés, qui sont apparus très calmes dans le box, en présence de leurs familles et des proches de la victime.

Le verdict est attendu vendredi.

Alice Pattyn

Aix-en-Provence : ouverture d’un procès sur fond de trafic de drogue, vengeance et homicide

Le procès de Mohamed Belhacène, accusé du meurtre de son ami Yann Fuentes commis en 2014 à Septèmes-les-Vallons, s’est ouvert ce mardi devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. L’accusé nie toute implication dans l’homicide.

« Ma position ce sera toujours la même : c’était un très bon ami à moi », a-t-il déclaré devant la cour. L’accusé est resté impassible lors du rappel des faits qui lui sont reprochés, niant toute responsabilité.

Le 1er mai 2014, le cadavre de Yann Fuentes était retrouvé dans une voiture, deux balles de petit calibre dans la tête. Un meurtre commis, selon l’accusation, sur fond de trafic de drogues et de vengeance personnelle. La veille de la découverte du corps, Yann Fuentes et Mohamed Balhacène auraient passé la nuit à discuter au pied d’une cité dans une voiture, dans laquelle a été retrouvé le cadavre de Yann.

Les deux hommes étaient amis mais partageaient un antécédent conflictuel, selon des témoignages recueillis par les enquêteurs. En 2009, Mohamed Belhacène avait été sérieusement « mis à l’amende » et séquestré, après la disparition de 10 kg de résine de cannabis, dont Yann et son oncle l’avaient accusé auprès du réseau pour lequel ils travaillaient.

La cour d’assises devra déterminer si Yann Fuentes a été tué à cause de cette ancienne affaire, ou dans le but d’éliminer un concurrent dans une guerre que se livrent les réseaux de trafic de drogues.

 

Ambre Lepoivre

Haute-Corse : une banque visée par une attaque à l’explosif

Deux bouteilles de gaz ont explosé devant une agence bancaire du Crédit Agricole de Biguglia, en Haute-Corse, dans la nuit de lundi à mardi. Aucun blessé n’est recensé, rapporte une source proche de l’enquête.

L’explosion a eu lieu à 2 heures 45 devant l’entrée de l’agence située en bordure de route. Elle a entrainé une dégradation partielle de la façade.

Mardi matin, l’attaque n’avait fait l’objet d’aucune revendication. Une enquête en flagrance pour destruction de biens a été confiée à la direction de la police judiciaire, à l’antenne de Bastia. Mi-avril, à Corte, une agence de la Société générale avait été détruite par une action similaire, à l’extincteur, en pleine nuit.

Ambre Lepoivre