Corée du Nord : Pyongyang enterre la réunification

Le régime de Kim Jong Un a supprimé de sa Constitution toute référence à l’unification avec le Sud, consacrant une rupture politique et symbolique avec Séoul.

La Corée du Nord a retiré de sa Constitution les mentions relatives à la réunification avec la Corée du Sud, selon un document consulté mercredi par l’AFP. La clause affirmant que Pyongyang « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie » a disparu de la version révisée du texte, adoptée en mars d’après le ministère sud-coréen de l’Unification. La nouvelle Constitution définit désormais explicitement le territoire nord-coréen comme incluant la frontière avec « la République de Corée au sud » et affirme que le pays « ne tolère en aucun cas la moindre atteinte à son territoire ».

Cette évolution confirme le durcissement de la ligne de Kim Jong Un envers Séoul. Le dirigeant nord-coréen a qualifié cette année la Corée du Sud d’« État ennemi le plus hostile », après un amendement constitutionnel de 2024 désignant déjà le Sud comme un « État hostile ». Malgré les appels au dialogue du président sud-coréen Lee Jae Myung, les relations restent au point mort. Pyongyang poursuit parallèlement le développement de son arsenal nucléaire, multiplie les essais de missiles et renforce ses liens avec la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Le président vietnamien To Lam en visite en Inde pour parler défense et économie

Le président vietnamien To Lam est reçu mercredi à New Delhi par le Premier ministre Narendra Modi pour des discussions axées sur la défense et l’économie. Les deux pays souhaitent approfondir leur partenariat stratégique, alors que leurs échanges commerciaux ont atteint près de 15,8 milliards de dollars en 2025. 

Des discussions pourraient également porter sur un possible contrat de missiles BrahMos, selon la presse indienne. Accompagné d’une importante délégation d’affaires, le dirigeant vietnamien doit aussi se rendre à Bombay après une étape symbolique sur le site bouddhiste de Bodh Gaya.

Trump suspend son opération d’escorte de navires à Ormuz, dans l’espoir d’un accord avec l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé la suspension temporaire du « Projet Liberté », l’opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, afin de laisser une chance aux négociations avec Téhéran. 

Évoquant de « grands progrès » vers un accord « complet et définitif » avec l’Iran, il a précisé que cette pause avait été décidée à la demande du Pakistan et d’autres pays. Le blocus américain des ports iraniens, instauré le 13 avril, reste toutefois maintenu.

Macron en tournée africaine dès Samedi, un sommet centré sur les investissements

Emmanuel Macron entame samedi une tournée en Afrique, marquée par un sommet Afrique-France à Nairobi, au Kenya, entièrement tourné vers l’économie et les investissements, a annoncé l’Élysée.

Prévu les 11 et 12 mai, ce rendez-vous baptisé Africa Forward sera le premier sommet réunissant des chefs d’État africains sous la présidence de Macron depuis 2017. L’Élysée veut afficher un « partenariat renouvelé » avec le continent, avec une approche plus économique et tournée vers l’avenir.

 « L’objectif principal est d’afficher et ancrer un partenariat renouvelé avec les pays africains », a déclaré à la presse la présidence française. Ce sommet s’inscrit dans un contexte tendu entre le chef de l’Etat et les gouvernements de pays du Sahel. Avec des relations qui se sont dégradées, voire rompues, ce rendez-vous vise à « illustrer le renouvellement de nos partenariats avec l’Afrique, avec un regard tourné vers le futur », a ajouté un conseiller. Il a ajouté une « logique très économique, très tournée vers l’investissement », avec la promesse d’une importante délégation de patrons français et africains.

Avant de se rendre au Kenya, M. Macron fera étape samedi en Egypte, où il doit inaugurer avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi l’Université de la Francophonie Senghor à Alexandrie, « sur un campus moderne projeté vers l’Afrique », a précisé l’Elysée. Il est attendu dimanche à Nairobi, d’abord pour une visite bilatérale auprès du président kényan William Ruto, devenu un allié-clé dans plusieurs initiatives françaises notamment en faveur de la refonte de l’architecture financière mondiale.