Besançon: un anesthésiste, déjà poursuivi pour empoisonnements, en garde à vue pour « une cinquantaine » d’autres cas

« Des faits d’empoisonnement susceptibles d’avoir été commis à la clinique Saint-Vincent de Besançon », a indiqué le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux. – Photo : Google Street View

Il avait déjà été mis en en examen en mai 2017 pour sept cas d’empoisonnement. Un médecin-anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier a été placé en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de la police judiciaire de la ville pour être interrogé sur « une cinquantaine » d’autres cas, a appris l’AFP de source proche du dossier.

Cette garde à vue s’inscrit dans une enquête préliminaire conduite depuis deux ans, distincte de l’information judiciaire dans laquelle il avait été déjà mis en examen en mai 2017 pour sept premiers cas de patients, dont deux étaient décédés. Les faits remontent à une période allant de 2008 et 2017, rapporte France 3 Franche-Comté. Les incidents d’anesthésie s’étaient déroulés lors d’opérations sans difficultés particulières dans deux cliniques privées de Besançon. Selon les investigations de la police judiciaire, des doses létales de potassium et d’anesthésiques locaux ont été volontairement administrées aux patients.

Adrien Grange avec AFP

Deux professeurs soupçonnés d’harcèlement sexuel suspendus à Toulouse

Deux professeurs d’arts plastiques de l’université Jean Jaurès à Toulouse ont été suspendus par l’établissement pour harcèlement sexuel et moral à l’encontre d’au moins treize étudiants.
Les enseignants sont accusés de harcèlement sexuel par au moins treize étudiants. / Crédit : Nathan Dumlao – Unsplash

Suite aux témoignages de treize étudiants relatant des faits de harcèlements sexuel et moral, deux professeurs d’arts plastiques de l’université Toulouse Jean-Jaurès ont été suspendus. La présidente de l’université Emmanuelle Garnier a décidé de saisir la commission disciplinaire début mai, après avoir pris connaissance de ce dossier. « Une instruction en interne est en cours » sur cette affaire, a indiqué à l’AFP la présidente de l’université, qui s’est refusée à donner plus de détails, invoquant « son devoir de réserve« .

Pendant un an, l’Union des Etudiant.e.s de Toulouse a « recueilli 13 témoignages d’étudiantes, mais aussi d’un étudiant, et a constitué un dossier de 47 pages« , confiait à l’AFP Cynthia, membre du syndicat étudiant toulousain. « Les faits y sont circonstanciés et caractérisés, et font référence à des articles de lois sur le harcèlement sexuel et moral« , a-t-elle ajouté.

Le syndicat étudiant avait révélé l’affaire via une publication sur le réseau social Facebook.

« Nous allons potentiellement continuer à recevoir des témoignages » dans ce dossier, a soutenu Cynthia, soulignant que les deux professeurs exercent depuis des années et qu’ils sont à, respectivement, un an et dix ans de la retraite.

Les étudiants concernés n’ont pas porté plainte. « Je ne pense pas que les victimes soient prêtes à aller au pénal. Il y a énormément de peur, et pour l’instant, les mesures qui sont prises par l’université donnent espoir« , a ajouté la syndicaliste.

Une affaire similaire avait déjà secoué l’université Via Domitia de Perpignan, début mars. Un de ses professeurs avait été suspendu, et une enquête interne ouverte. Huit jeunes filles l’avaient accusé de faits relevant du harcèlement sexuel. L’enquête est toujours en cours.

Yann Haefele

 

Saisie de près d’une demie-tonne de cocaïne à Dunkerque

492 kg de cocaïne dans le plancher d’un conteneur de bananes. Il s’agit de la découverte la plus importante faite par les douaniers de Dunkerque, a annoncé mardi 14 mai le ministère de l’action et des comptes publics.
La saisie a été réalisée au terminal de Loon-Plage, sur le port de Dunkerque. / Crédit : Flickr Marco Chiesa

C’est en contrôlant un conteneur de bananes provenant du Suriname et passé par Pointe-à-Pitre que les agents des douanes du port dunkerquois, à Loon-Plage (59), ont découvert 415 pains de cocaïne, soit l’équivalent de 492,325 kg.

Dans un communiqué de presse, le ministre Gérald Darmanin a estimé la valeur de la saisie « à plus de 40 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail des stupéfiants ». « En 2018, les services douaniers français ont intercepté 12,2 tonnes de cocaïne sur le territoire national et en haute-mer », a également rappelé le ministère.

La juridiction inter-régionale spécialisée de Lille a ouvert une enquête.

Ce n’est pas la première fois que les douaniers nordistes découvrent des stupéfiants dissimulés dans des cargaisons de bananes en provenance du Suriname. En 2018, 252 kg de cocaïne avaient été saisis dans des circonstances similaires. En 2014, c’était 120 kg de drogue qui avaient été découverts dans un conteneur de fruits.

Blandine Pied

Isère : une femme et son compagnon en garde à vue après le décès d’un bébé

Les « conditions de découverte » du décès, a précisé le parquet de Bourgoin-Jallieu, ont paru suffisamment suspectes pour que le couple soit placé en garde à vue. / Google Maps

Ils auraient mis plusieurs heures dimanche matin à signaler le décès de leur bébé de 11 mois. La mère et le beau-père de l’enfant ont été placés en garde à vue lundi matin, a indiqué à l’AFP le parquet de Bourgoin-Jallieu. Selon le Dauphiné Libéré qui a révélé l’affaire, la mère, âgée de 22 ans, a appelé les secours à la mi-journée dimanche, constatant que son fils ne respirait plus, mais les secours ont ensuite constaté que le décès remontait à plusieurs heures.

La jeune femme, qui vit avec sa fille un peu plus âgée et un compagnon de 37 ans qui n’est pas le père des enfants, s’est défendue en expliquant avoir vu le bébé dormir quand elle s’est levée, le laissant finir sa nuit sans s’inquiéter. L’autopsie du bébé, qui a eu lieu lundi matin, donnera plus d’informations sur les circonstances de son décès.

A.G. avec AFP