Pays-Bas : la justice autorise un enfant de 12 ans à se faire vacciner, malgré les réticences de son père

La justice néerlandaise a autorisé un enfant de 12 ans à se faire vacciner contre le Covid-19, malgré les réticences de son père, jeudi 23 septembre. Le jeune garçon souhaitait pouvoir être vacciné pour limiter les risques de contaminer sa grand-mère mourante. 

« Les intérêts du mineur » ont prévalu. Jeudi 23 septembre, la justice néerlandaise a autorisé un garçon âgé de 12 ans à se faire vacciner contre le Covid-19. Son père, opposé à la vaccination, refusait de donner son approbation. Or, aux Pays-bas, les enfants âgés de 12 à 17 ans ne peuvent se faire vacciner que si les deux parents y consentent.

Dans ce cas, le jeune garçon souhaitait rendre visite à sa grand-mère en fin de vie. Une rencontre inenvisageable pour lui sans être vacciné : il voulait réduire les risques de contamination au maximum. Sa mère a donc lancé une procédure judiciaire. La justice a tranché et ordonné que l’enfant soit vacciné le plus tôt possible, avant même tout éventuel appel des avocats de son père.

Celui-ci s’inquiétait des effets des vaccins sur les organes de reproduction. Il s’interrogeait également sur leur fiabilité, du fait de leur développement très récent. Une opinion qui ne semble pas faire figure d’exception aux Pays-Bas, où la méfiance envers les vaccins est en hausse dernièrement.

A.G.

Anne Hidalgo demande une augmentation des aides pour Paris à Jean Castex

La maire de Paris Anne Hidalgo a demandé au Premier ministre Jean Castex d’augmenter le soutien financier accordé à la capitale. Cette requête, selon la maire, répond à des engagements du gouvernement qui n’ont pas été tenus.

« Malgré vos engagements et nos multiples échanges, je ne peux que constater que ceux-ci restent lettre morte », a écrit Anne Hidalgo, maire de Paris, dans un courrier adressé au Premier ministre Jean Castex, jeudi 23 septembre. L’édile a demandé d’accorder un soutien financier plus important à la capitale dans le cadre du plan de relance. Selon Anne Hidalgo, la crise du Covid aurait coûté près d’un milliard d’euros à Paris.

Après une demande de dotation de soutien à l’investissement local de 130 millions d’euros, la ville de Paris n’aurait reçu qu’une promesse de 80 millions d’euros de Bercy. Pas assez, selon la maire de Paris. De même, dans le cadre de son plan de relance de 200 millions d’euros, établi après le premier confinement en 2020, la capitale n’aurait été aidée qu’à hauteur de 40 millions d’euros. Un montant jugé inadapté au contexte de la crise sanitaire.

Anne Hidalgo estime également que le gouvernement manque de transparence dans son choix d’attribution d’aides à des collectivités locales. Elle pointe notamment le soutien financier de 2,5 milliards d’euros accordé par le gouvernement à la métropole de Nice, estimé élevé et non justifié.

A.G.

Faux pass sanitaires : 36 000 Français soupçonnés

270 soignants sont suspectés de fraude au pass sanitaire. D’après un bilan présenté par l’Assurance maladie, ils seraient 36 000 à avoir bénéficié de leurs « services ».

Photo : sentidos humanos on Unsplash

Dans son dernier bilan, l’Assurance maladie, fait état de 350 procédures ouvertes pour fraudes au pass sanitaires. Depuis la rentrée, les caisse locales d’assurance maladie reçoivent entre 6 et 10 signalements de fraudes par jour.

En tout, 270 soignants sont aujourd’hui dans le viseur des autorités sanitaires et judiciaires. Ils sont soupçonnés d’avoir fourni de faux pass sanitaires à leurs patients. 36 000 personnes sont aussi dans le viseur pour avoir, elles, utilisé de faux pass.

« Évidemment la présomption d’innocence s’applique« , a rappelé le directeur de la caisse nationale d’assurance maladie, lors d’une conférence de presse. Il a aussi précisé que la plupart des 36 000 assurés mis en cause sont liés aux professionnels de santé suspectés de fraude. Chaque pass devra être vérifié au cas par cas.

Les faussaires peuvent se voir sanctionner d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison et 150 000 euros d’amende.Tant qu’aux utilisateurs de faux pass, ils risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour recel de fraude.

B.G.

Guadeloupe: Retour des cours en présentiel dès le 27 septembre

Alors que le confinement s’allège depuis ce mercredi en Guadeloupe, les élèves de primaire et une partie du collège reprennent le tout présentiel dès le 27 septembre.

Retour sur le chemin de l’école ce lundi en Guadeloupe. Après une semaine de rentrée scolaire échelonnée, à l’organisation complexe, les élèves du Premier cycle reprennent les cours en présentiels.

Après que le département a durement été touché cet été par l’épidémie de coronavirus, les écoles primaires, classes de petite section comprises, ainsi que les 6e et 5e, pourront maintenant reprendre un rythme scolaire normal. Les 4e et 3e, ainsi que les lycéens, devront eux respecter un jauge de 50% des élèves par classe, suivant un format de cours hybride mi présentiel, mi-distanciel.


Désinfection des tables et surfaces fréquemment touchées, aération et lavage des mains toujours obligatoire… Malgré l’illusion d’un retour à la vie d’avant le Covid-19, les mesures sanitaires se renforcent dans ces écoles. Le personnel et les élèves devront garder le masque en intérieur et extérieur, dès le CP.  Et si les activités sportives, seulement en extérieur, sont autorisées et la restauration assurée, le brassage des élèves sera étroitement surveillé et limité. Au premier cas positif de Covid-19, la classe ferme, avec une mesure d’isolement de sept jours pour tous les élèves

Jusqu’alors, les écoliers n’ont suivi qu’une semaine de cours par groupe de cinq, avec une demi-journée de présentiel par jour. En Guadeloupe, 41% des plus de 18 ans sont vaccinés.

Charlotte de Frémont